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M. La-musique-rapport-À-d'autres-conservatoires, y avait une dizaine d'instruments de prêt pour un CRD qui a plusieurs centaines d'élèves ; ici, de mémoire, on doit avoir une cinquantaine d'instruments à cordes, à peu près autant d'instruments à vent. C'est un investissement qui est lourd

. Moi, Et ça ne pose pas de problèmes, vis-à-vis des autres établissements de l'intercommunalité, que vous soyez éventuellement mieux dotés en

. Paul-:-si, depuis des années, se décarcasse à investir sur un type de dépense, c'est pas pour en être dépossédé au bout d'un moment ! Or là, il y a une chose qui vient de changer, très récemment, c'est que la présidence de la communauté d'agglo est tournante, tous les quatre ans, or là, c'est le maire de [la ville] qui se trouve être président [.. .] ; donc là, j'ai un levier politique important ; là, on n'est pas prêt de me chicaner mon budget d'investissement, en tout cas pour quatre ans ! Moi : Imaginons que vous décidiez de mettre à disposition des élèves en composition, par exemple, des ordinateurs, en tant qu'instruments.. . ce serait défendable ? Paul : J'aurais du mal à le défendre ; je le ferais volontiers, mais je pense que c'est encore un point.. . ils sont chatouilleux, avec ça ! C'est déjà pas encore bien bien admis qu'on ait un Mac.. . un, plus ceux que j'ai légués à titre perso, mes vieux clous, dans les salles. Ils veulent vraiment pas en entendre parler. Alors fort heureusement, on a toutes les compétences ic pour dépanner, entretenir, faire fonctionner tout ça, mais, Et c'est de bonne guerre d'ailleurs : nos collègues veulent qu'on mutualise.. . sauf que-et là, pour le coup, je me tourne vers mes politiques locauxquand une ville

. Moi, Et c'est un interlocuteur réel, pour vous ? Paul : [Rires] Je ne parlerai qu'en présence de mon avocat, p.113

, Moi : Non mais je veux dire : les DAC dans les villes sont des interlocuteurs

. Paul, avec toutes les incompréhensions que ça peut entraîner, c'est-à-dire que c'est vraiment pas des spécialistes de la culture et.. . on nous demande de rentrer dans des cases, on a bien du mal, même avec toute la bonne volonté du monde. Donc ça transparaît sur les lignes budgétaires, c'est un ramassis de lignes budgétaires

. Batterie, investissement parce que c'est un instrument de musique ; par contre, si j'achète une caisse claire, je vais mettre "accessoire de percussion", ça va passer en fonctionnement. Alors on arrive à ruser comme ça

, Pour ce qui est de l'utilisation de ces technologies-là, ça relève plus de l'action militante, pour l'instant, que de.. . C'est vraiment pas dans les moeurs ! Moi : Ça n'est de toute façon par une recommandation qui pourrait vous être faite par quelque tutelle que ce soit

. Paul, Je crois que ça pourrait être une recommandation, mais sans les moyens. Moi : Oui, dans le Schéma d'orientation, il y a une ligne

. Paul-:-voilà, .. .. Faire-Ça, and . Ça-nous,-on-le-voit-bien-c'est-un-peu-le-nerf-de-la-guerre, parce que c'est la vitrine. Mais c'est un jeu, comme ça, de stratégie ! Et c'est comme ça que j'espère bien avoir-tout est très long dans l'administration-un accès privilégié à internet-enfin, "privilégié".. . un accès normal [Rires], un accès tout simplement normal.. . d'avoir une borne WiFi ici, et voilà ! [Nous revenons sur les réticences de la tutelle quand au développement d'un accès internet ouvert] Leurs inquiétudes sont plus du domaine du téléchargement, je crois : ça, ils redoutent

M. La-musique-débarquent, Ils ont débarqué un jour comme ça, et fort heureusement, je suis assez pointilleux avec ça, on n'était pas en tort, y avait pas de photocopies, en tout cas pas en nombre exagéré, illicite, mais.. . on a quand même réussi à prévenir nos petits camarades, mais cinq minutes après, ils étaient chez eux ! C'est terrible ! Donc suite à cet événementlà, je crois qu'il s'est pris une belle frayeur, le DG, et tout ce qui est illicite : copies, photocopies, mais également téléchargement, c'est très cocasse, très amusant : c'est des petits machins comme ça

, Je sais que pour ici, en fonction du nombre d'élèves, etc., on va payer 1600 euros annuels. Donc le rigolo de l'histoire, c'est qu'on va timbrer des trucs, mettons, qui sont chez Universal Éditions, qui est une boîte américaine, qui va rien percevoir, que la même photocopie, une année après, faut recoller un timbre dessus ! Quand on fait un cours d'orchestre

, Tout ça pour vous dire que nous timbrons bien sagement la musique, mais par exemple le théâtre, quand on fait jouer une petite saynète à un gamin, on va pas lui faire acheter, ils nous donnent le droit d'aller piquer les partitions de leurs voisins sur lesquelles ils ne touchent rien ! C'est limite mafieux

, est aussi extrêmement sensible comme sujet, c'est un peu comme le parc d'instruments, il y a des politiques qui sont différentes : je sais qu'ici, on investit énormément dans les partitions, mais c'est aussi parce qu'on a une gestion lamentable de la bibliothèque de partitions ; personne s'en occupe, personne sait le faire déjà, surtout pas moi, et.. . hormis quand un prof me commande par exemple Woyzeck d'Alban Berg, je sais bien que c'est pas pour les orchestres de premier cycle ! Là je dis : "Attends, tu pousses un peu le bouchon !" Ça représente beaucoup d'argent.. . on n'a pas une bonne maîtrise de ça. De là à harmoniser tout ça, il faudrait aussi qu'il y ait un fichier, qu'il y ait un travail vraiment de bibliothécaire, qui soit, Moi : Et est-ce que vous avez eu des discussions au niveau de l'intercommunalité, pour constituer une médiathèque inter-conservatoires, et avoir éventuellement des partitions à prêter ? Paul : C'

, ça serait intéressant, effectivement ; l'idée, elle est dans l'air, on en parle, mais on ne fait qu'en parler, on n'a pas les moyens. Là, c'est un sujet qui va réapparaître, parce que dans ma proposition budgétaire pour 2012, j'ai demandé des heures, justement, de bibliothécaires, pour que quelqu'un mette un peu d'ordre làdedans

, Je demande à Paul si son établissement a souscrit un abonnement aux ressources de la Cité de la musique

. Dans-ce-genre and . Là, je sais plus comment s'appelle l'organisme ; leur produit s'appelle la méta-mallette

. Paul, Ils ont pas mal démarché dans le coin, relayés par La Muse en circuit

, je sais pas si c'est pas La Muse en circuit qui nous les a mis dans les pattes, ils ont pas trouvé de.. . ça a pas accroché ici. Moi, je trouve ça plutôt marrant et sympa

, Moi, j'aurais sauté dessus, mais on peut pas leur imposer ça : acheter un outil qui va rester au placard, Moi : Ils se sont adressés à qui, aux profs de FM ? Paul : Aux profs de FM, oui, et d'initiation

, Je sais pas si c'est pas à Palaiseau qu'ils ont fait un carton au départ

. Là, Après, c'est un outil qui est vite anecdotique, leur truc.. . c'est sympa, mais je pense qu'on peut faire la même chose avec un tambourin.. . bon, je suis un peu méchant.. . Non, on peut faire la même chose avec un laptop

D. Le and . Quand-on-en-parle, « Ça se fera, mais faudra peut-être dix ans, quinze ans ; faut que petit à petit, les élus locaux s'aperçoivent que leur marge de manoeuvre, elle est là et pas ailleurs-d

C. , amusant : c'est souvent les gens qui travaillent à la base qui s'aperçoivent de ce qu'il faut faire !

, Innovation ascendante

, Je suis pas étonné que les Allemands passent devant ; c'est terrible : quand j'entends un jeune ingénieur, plus jeune que moi-moi j'ai 48 ans-qui me dit : « on conçoit des trucs qui sont sur des étagères, parce que la hiérarchie veut pas croire qu'on fait ce truc-là pour 10 000 euros.. . je suis sidéré ! » Alors il me dit « on conçoit un truc pour 10 000 euros, le gars qui est au-dessus, il ouvre le parapluie : il rajoute 2 000, le mec qui est au-dessus, il rajoute 2 000 : le truc au bout, il a doublé, et les Américains arrivent, ou les Chinois, et comme eux, ils sont moins chers, ils [remportent] le marché ! Ils sont dégoûtés ; un jeune ingénieur, il est dégoûté ; 190 MÉDIAS ET ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ DE LA MUSIQUE il dit : « ils m'auraient écouté à la base, on remportait le marché ! » Si ça marche comme ça dans les grandes entreprises françaises, moi je suis sidéré, Je pensais souvent que c'était dans la fonction publique, [mais] j'ai un ami qui est ingénieur chez Thalès, il m'a raconté des trucs : je me suis dit « c'est pas possible !

, Baptiste évoque la mise en place d'un orchestre à l'école au collège voisin, avec le soutien de l'association nationale qui bénéficie de l'apport financier du mécénat. Les acteurs publics sont plus favorables aux projets de ce type lorsqu'ils sont déjà financés par le secteur privé, En réponse à une question portant sur le rôle des associations, fédérations et groupements d'intérêt susceptibles de jouer le rôle de porte-parole des conservatoires dans le débat public

. Baptiste, Alors nous, on a trouvé une solution-évidemment, c'est toujours le problème de la carotte et le bâton-on a institué une unité de valeur d'action culturelle, l'élève doit aller à deux concerts par an, hop on coche et tout. C'est un peu dommage d'en arriver là, mais on est passé de concerts à cinquante élèves à des salles pleines ! Et puis ça leur fait découvrir des trucs. Alors évidemment, on est le seul du département à avoir fait ça, alors ils ont été avec des yeux comme ça, les politiques trouvent ça bien, évidemment : ça leur coûte rien.. . ou si ça leur coûte des cours ou des heures supplémentaires

, Par exemple, si on veut informatiser, si on veut aider à faire entrer les ANNEXES 191 technologies nouvelles, y a un moyen radical : c'est de donner une aide ; c'est comme quand on veut faire changer les Français de voitures : on met une aide à la casse ! C'est pareil : y aurait à dire « Vous équipez vos salles de formation musicale d'audiovisuel, on vous paye 50 % ou 30 % des achats, comme ils font actuellement pour les instruments rares-sauf que d'accord, c'est bien : [.. .] j'ai acheté deux clarinettes en ut, chaque clarinette vaut 1 300 euros, ils vont me donner 500 euros par clarinette, Mais c'était ou faire un concert en ayant une billetterie avec cinquante personnes dans la salle, ou faire un concert avec 270 personnes dans la salle, et avec peut-être 150 personnes qui n'ont pas payé

, Ils le faisaient aussi pour des aides de projet, mais pour les aides de projet, il faut être plusieurs conservatoires, déjà ça commence à être la grosse usine, monter ça, et puis finalement, l'aide est pas si énorme que ça

. Moi, Est-ce que vous avez déjà envisagé, ou est-ce que certains de vos collègues ont déjà envisagé de créer une structure pour recevoir du mécénat, pour ce genre de projet ? Baptiste : Ah non, non

, Moi : Bon, c'est un peu compliqué, parce qu'évidemment les conservatoires ne peuvent pas recevoir de mécénat.. . mais y a des fondations

, par exemple, on a un fournisseur qui est Orphée ; il a remporté l'appel d'offre des vents et percussions ; il se trouve que je connais très très bien le PDG, c'est un ami, et je lui ai dit : « Écoute, on pourrait peut-être faire un partenariat qui permettrait, étant donné qu'en plus c'est toi qui a remporté le marché, ça me dérange pas, tu fais une exposition d, Baptiste : Alors nous, on s'est rapproché

». , « Le Paris Jazz Big Band, ça nous intéresserait, parce qu'il y a notre classe de jazz qui aurait voulu assister à une masterclasse, donc y a peut-être un moyen de s'arranger, Qu'est-ce que tu subventionnes ? » Parce qu'il aide certains musiciens débutants

. Il-sait-qu'on-pourrait-jamais-le-faire-nous-même, . Là, . Le-duke-ellington, and . Orchestra, ] il se trouve qu'ils cherchaient une salle pour enregistrer

.. C'est-un-;-c'est-bien, ça peut être un beau concert pour Noël, pour les gens qui veulent venir, ça sera gratuit ; y a deux séances, et puis Sony enregistre ; c'est quand même un superbe orchestre de jazz ; voilà une sorte de partenariat-mécène [Baptiste consulte le dernier faudrait qu'il y ait une réflexion de fond sur la pédagogie

, c'est différent, parce que c'est des élèves qui étaient déjà au conservatoire-c'est la plus ancienne-et qui.. . bénéficient d'horaires aménagées. D'ailleurs, il y a une confusion, et de gros problèmes là-dessus, parce que pour les parents de cet établissement, ils conçoivent ça comme un double cursus. c'est-à-dire que c'est un peu particulier : pas le double cursus comme à Paris où les élèves sont dégagés, font leurs cours et point barre ; pour eux, c'est : les élèves sont dégagés, ils sont attachés à l'orchestre symphonique du collège-à la limite, on pâtirait parce qu'il faudrait qu'on les désinscrive des orchestres d'ici, ce qui n'est pas possible, parce que j'aurais d'un seul coup 54 élèves de moins dans l'orchestre-mais [les parents] voudraient qu'il y ait des grands projets, d'éducation artistique et culturelle distincts Baptiste : Les CHAM. [Une classe CHAM à dominante vocale de 102 élèves en école élémentaire, dans le cadre d'un réseau « réussite scolaire » ; une CHAM vocale en collège ZEP a été transformée en « Orchestre à l'école » et une CHAM dans un collège de centre ville à dominante instrumentale.] Là

, Moi : Et puis, peut-être, le regroupement dans une classe de

, Baptiste : voilà, de gens motivés

, ANNEXES 195

, pourquoi est-ce que ça n'a pas fonctionné ? Baptiste : Vocale au départ, quand je suis arrivé, c'était ça, Travailler dans ce contexte

J. , Donc moi, j'y croyais pas. On a essayé tous les moyens, mais j'y croyais pas. Donc quand j'ai vu qu'on pouvait faire ça [l'orchestre à l'école], j'ai dit : on bascule, parce qu'ils avaient envie, quelque part, il y a une promotion sociale, de leur mettre un instrument entre les mains ; ils ont un trombone tout neuf, ça vaut 800 euros, on a fait un disque, j'ai soutenu les profs.. . mais c'était difficile parce que des jeunes, de 6ème à 3ème

, Un profil hybride J'interroge enfin Baptiste sur son parcours artistique et professionnel. Baptiste : J'ai un double cursus, universitaire et conservatoire

, Moi : Vous avez fait une thèse, j'ai vu

. Baptiste, J'ai commencé à six ans la musique.. . bon.. . parce que je tapais sur des casseroles, et puis après, des années après, j'ai retapé sur des casseroles

J. Fait-du-piano, . .. Fait-de-la-trompette-;-À-part, and . Lumière, Je me souviens qu'à mon prix de l'école nationale, à l'époque, il y avait une distribution des prix, et le directeur du conservatoire-il devait avoir.. . pour financer ça, il récupérait des fonds de bibliothèques ou des fonds d'éditeurs-, la Revue musicale lui avait filé tout un fonds de collection de Revue musicale, sur Xenakis, sur l'aventure de la musique électronique, tout ça.. . et peut-être parce qu'il savait que je faisais un bac E, il m'a filé le truc en prime, il m'a donné la collection [Rires].. . je me suis penché là-dessus, et après, en allant à Lyon, coïncidence, y a des choses que j'ai découvertes et puis je me suis dit : « De quel droit on m'a pas fait découvrir ça ! De quel droit j'ai jamais eu un cours là-dessus. » Voilà, j'ai découvert ça, ça a été un choc, et puis à l'époque, ingénieur du son, y avait pas de filière

, Moi : À ce moment-là, vous étiez toujours à

, j'avais basculé en musicologie ; à un moment donné, j'ai mené de front l'acoustique à la fac des sciences et musicologie, et puis j'étais au conservatoire, donc il y a des cours que je suivais pas, je suis resté à Lyon jusqu'en maîtrise

, Moi : ça existe toujours

:. Baptiste, Ça m'a permis, confortablement, de commencer ma thèse, et puis malheureusement je n'étais pas dégagé des obligations militaires, donc ça m'a coupé le truc, et.. . je devais partir prof de français en Centre-Afrique, et puis j'ai tout arrêté pour pouvoir continuer ma thèse

. Quand-même-À-faire-ma-thèse, Et puis je suis devenu directeur de conservatoire parce que.. . parce que-j'avais pas fini, d'ailleurs, ma thèsefallait bien vivre, quand même.. . Donc j'ai commencé par diriger un conservatoire en banlieue nantaise

, musique contemporaine qui s'appelait « Déconditionnez vos oreilles », où je me suis éclaté parce que j'ai pu faire venir des grandes pointures, c'était super

, Chaque fois, j'ai pris un conservatoire un peu plus important, et puis j'ai atterri ici

. Moi, Mais comment êtes-vous passé de la thèse à la direction de conservatoire ? Baptiste : Bah au départ

, et puis être prof d'histoire de la musique, c'est pas évident de trouver des postes dans ce domaine-là.. . Bon, j'ai eu un an où j'ai remplacé.. . là, j'ai cru que j'allais rebasculer [à l'université, où il a occupé un poste de maître de conférences en musicologie, au sein d'un département de philosophie

, j'aurais pu y rester, parce qu'il est fabuleux.. . mais j'en ai eu assez-ça épuise aussi, quand même-et puis, sans même qu'il y ait d'annonce, j'ai appris qu'ils recherchaient ici quelqu'un pour être chargé des études ; j'ai dit : tiens, je vais aller voir ce qui se passe

, ouvert à des tas de choses : à un moment donné, je me demandais si j'allais pas franchir à être DAC dans une ville

, Par rapport à ma formation, j'ai quand même une vision assez large, culturellement parlant, j'ai fait la formation DAC aussi, je me disais : tiens, ça pourrait être intéressant

L. P. Mais-maintenant, Là j'avais vu le basculement, déjà. C'est devenu : vous êtes toujours en relation avec le service financier, le service personnels ; d'ailleurs, à cette mairie-là, je leur ai dit.. . à un moment, je disais à la DRH-parce que c'était une petite ville de 16 000 habitants et bon, au bout d'un moment, on tissait vraiment des relations, c'était sympa ; mais tous les débuts d'après-midi, j'étais en mairie, je faisais la tournée des services pour régler des trucs« Écoutez : ce serait plus simple que je mette

». C'est-vrai-que-c'est-presque and . Ça, Je rêvais, quoi, je me suis dit : « mais pourquoi j'[ai] jamais atterri dans un truc comme ça, pourquoi j'ai la malchance d'atterrir toujours dans des institutions qu'il faut que je redresse, qu'on me donne des missions de redressement, machin.. . ? » Alors je crois, malheureusement, que ma formation me dessert, c'est-à-dire que comme j'ai une double formation, ils savent très bien.. . vous savez, moi, l'université, j'ai entendu beaucoup de critiques sur l'université ; moi, je la défends, pourquoi ? Parce que.. . à la fois on peut dire qu'on n'apprend pas grand chose, mais à la fois, on apprend une chose : c'est la méthode ! La méthodologie, je sais pas ce que vous en pensez, il y a des fois où on se dit : on devrait être à la communauté d'agglo, on règlerait les choses plus rapidement ! Mais c'est fou, quoi : ça a vraiment changé. Pourquoi ? Parce que je pense que les.. . d'abord, il y a un resserrement des fonctionnements, avant, ils maîtrisaient pas trop les conservatoires ; c'était un truc, une entité, un satellite à l'extérieur

C. V. Je-crois-que,-peut-Être-quand-les-gens-lisent-mon, . Ils-se-disent-:-«-chouette, .. .. Va-pouvoir, .. .. Évidemment, and . Fait-mon-stage-de-cadre, Alors évidemment, ils ont profité que je prenne le truc pour faire passer une tonne de messages, de changer certaines choses ; et puis je me suis aperçu que ça fonctionnait pas si bien que ça. Donc voilà : ça me dessert peut-être ; je devrais peut-être enlever ce volet-là dans mon CV, pour qu'on se dise : « C'est purement un artiste, qui compose, encore une galère : il va rien comprendre à des tas de choses, ils craquent

, Quand j'ai fait l'année en fac, j'étais ravi, parce que je parlais musiciens, je parlais démarche musicale, etc. Alors je sais pas, peut-être pour les profs je suis un OVNI, j'en sais rien, j'ai jamais demandé.. . bon, ça se passe bien, je les reçois, et tout.. . Certains, certainement.. . Évidemment, pour des anciens, ils comprennent pas que je peux être à cheval, pas comprendre qu'ils remplissent pas leurs bulletins en temps et en heure, qu'ils me font suer parce que tel truc qu'on leur demande : de présence d'élèves, et tout, ils comprennent pas ; mais ce qu'ils comprennent pas aussi, c'est que moi, depuis que je suis là, quelqu'un m'a attaqué à la HALDE, en ce moment, j'ai un recours administratif qui, des fois, je rêve d'atterrir, de faire quelque chose de beaucoup plus artistique

:. Moi and . Tatillons,

Q. .. Baptiste-:-tatillons-;-que-les-parents-se-plaignent-si-le-cours-est-un-bazar, Justement, par rapport à la mutation, il y a des directeurs qui sont entrés en rébellion ; vous avez entendu : il y a des directeurs qui disent : « Ah non, mais vous devriez vous rebeller ! » Mais si je me rebelle, même si je suis fonctionnaire, on pourra pas me virer, mais on pourra me mener une vie impossible ! Je veux dire : du harcèlement, ça existe aussi ! À vous téléphoner tous les matins à neuf heures pour savoir si vous êtes au bureau

, Pour le fonctionnement, c'est peut-être possible ; mais pour l'investissement, c'est sûr que non : vous n'avez pas le droit d'inscrire de l'investissement sur un équipement transféré. Donc comment vous refacturez un piano que vous n'avez pas le droit d'acheter, en gros.. . Ça, personne n'a été capable de répondre à ces questions-là ; c'est une des raisons pour laquelle la maire a dit : « Structurons d'abord l'agglo, et puis ensuite, Donc les autres vont essuyer les plâtres

. La-salle-de, Jazz Serge quitte le bureau pour chercher le responsable du département Jazz ; ils reviennent tous deux et, après quelques mots de présentation, l'enseignant évoque rapidement le matériel dont il dispose

P. Jazz, avec comme logiciels installés : ProTools et Sibelius ; donc ProTools pour faire des sessions d'enregistrement et puis apprendre aux élèves à éditer de la musique, Donc on avait un

, Serge : Ils l'utilisaient, les élèves ?

, Prof Jazz : Oui, ils l'utilisent ; les élèves utilisent tout dans le cadre des cours d'arrangement

. Serge, Mais est-ce que, par exemple, dans le cadre du nouveau bâtiment, il faudrait pas prévoir une petite cabine, ou un machin comme ça ? Prof Jazz : Ah si, ça

. Serge, Oui mais faut pas dire ça maintenant

, Prof Jazz : Oui oui

. Serge, Le problème, c'est qu'il y avait les éléments qui étaient sécurisés, comme les disques durs.. . enfin qu'ils ont quand même volé, m'enfin tout ce qui était clavier, chose comme ça, c'est pas sécurisé, Parce que là, comment ils font ? C'est dans la salle de cours et ils le font pendant le cours ? Prof Jazz : Nous, quand on l'avait en salle 05 ou

, Moi : « sécurisé », c'est-à-dire ?

, Alors on a toujours eu un côté intégration, c'est-à-dire aller au conservatoire, par exemple chez les communautés sri-lankaises, c'est très important, parce que c'est une des identifications à la vie occidentale, tout en étant une tradition chez eux aussi de travail avec un maître, etc., donc on reproduit ça dans une démarche occidentalisante. Malgré tout, je sais pas comment ils font, Prof Jazz : C'est-à-dire qu'ils sont accrochés à des tables, y a un câble antivol. rendent pas compte que c'est payant ? Mais on a assez peu de démissions à la première facturation

. Paris-boulogne, . Aubervilliers-la-courneuve-;-concernant-paris-boulogne, . Le-monde, and . Et-aubervilliers-la, dans le cadre de formation continue par exemple. On voit bien qu'en jazz, ils sont pas du tout intéressés par les pôles supérieurs, parce que si jamais ils rejoignent les Cefedem, c'est pas via un diplôme de pôle supérieur.. . ça les intéresse pas : eux ils sont plutôt intéressés de passer les concours d'entrée dans les Cefedem et de s'inscrire dans la formation continue, qui est moins chère, qui peut durer quatre-cinq ans, et cette formule-là existant-enfin il me semble, pour l'avoir vécu dans un jury de Cefedem il n'y a pas longtemps-je pense qu'eux sont plutôt dans cette optique-là : je trouve du boulot, je me mets dans un Cefedem, Serge : Assez moyennement, parce que sur la région parisienne, pour l'instant

, Y a à la fois une baisse d'investissement-on trouve de moins en moins d'élèves susceptibles de s'inscrire là-dedans-et le peu qui reste iront directement se mettre dans les pôles supérieurs. En plus, les pôles supérieurs ayant été bâtis à l'envers : c'est-à-dire que comme ils sont attachés à un conservatoire, en fin de compte

M. Musique,

. Paris-ou-À-aubervilliers-c'est-le-quatrième-cycle-en and . Fait, Après, la façon dont ça s'est construit n'est pas du tout satisfaisante parce que justement, on voit bien sur ce département que ç'aurait pu se construire à partir des choses existantes, et ça n'a pas du tout été le cas. Maintenant, je commence à avoir une certaine habitude de la vie publique et je me rends compte combien les gens ont besoin d'un seul interlocuteur. Je le vois encore avec l'agglo, d'ailleurs c'est rigolo parce que quand le projet agglo s'est construit, on parlait d'une coordination des établissements, et maintenant, en fin de compte, on parle de nommer un super-directeur, parce qu'on va pas aller consulter les neuf, alors que théoriquement, ça devrait être déconnecté des établissements, c'est-à-dire que c'est pas les mêmes profs, c'est les élèves qui rentrent par concours, c'est pas les mêmes équipes, c'est pas les mêmes locaux

, ] financière ; mais je suis en train de me rendre compte là tout doucement que les choses changent, c'est-à-dire que la crise repassant encore là-dessus, on s'aperçoit que même ce scénario-là devient difficile à vivre, et que peut-être, on va peutêtre finir par dire-parce que j'ai discuté avec quelqu'un d'Aubervilliers l'autre jour, qui m'a dit : ce qu'on présente en ce moment en pôle supérieur, l'État, ils en veulent plus parce que les financements suivent pas. C'est pour ça-d'ailleurs, c'est très curieux-c'est Aubervilliers qui a pris contact avec nous au sujet du théâtre, parce qu'ils voulaient monter un COP de théâtre, ils sont allés déposer un dossier à la DRAC, etc., qui leur a dit : « Faites ce que vous voulez, mais nous, on peut plus rien, c'est fini ! » Et c'est la DRAC qui leur a dit : « Mais pourquoi vous n'allez pas demander un travail en commun avec [la ville], qui a un truc agréé, un DET, qui a tout son machin, ils vont plafonner à 25 étudiants, peut-être 30, un truc comme ça, mais ça correspond à rien ! Donc

, Moi : Depuis 2009, depuis cette année peut-être ?

:. Serge and . Oui, Je me rappelle, quand je suis arrivé ici il y a neuf ans, je disais aux profs : « Attention, les villes commencent à avoir du mal à payer les colis aux rmistes ! » Et quand je repense à cette phrase, maintenant c'est ridicule, c'est même plus ça : ils en sont à ne plus savoir quel secteur maintenir tellement ils n'arrivent pas à boucler leur budget, que les emprunts sont trop chers-ici je sais pas combien : douze millions d'euros pour clore le budget-enfin.. . C'est même plus une question de trucs de rmistes, c'est vraiment une question d'existence, je suis de plus en plus persuadé-maintenant, je vois ça un peu avec l'agglo-que de toute façon depuis la disparition, parmi les personnels politiques

:. Serge and . Oui, déjà éviter les bêtises qui ont été faites avec Aubervilliers-La Courneuve, c'est-à-dire l'autorité départementale aurait dû imposer

.. , soit basé sur l'ensemble des-c'était possible-six ou sept CRD et de construire un vrai réseau à partir de là, uniquement sur les COP, chacun gardant son indépendance pour le reste, mais là, on pouvait construire un vrai.. . ce qui permettait des économies, là pour le coup réellement, d'échelles, y compris financières, et puis un vrai travail de structuration de réseau ! Et puis ça faisait un machin quand même assez important, sans tomber dans le CRR de Toulon, pour le coup ça faisait vraiment quelque chose d'intéressant, Moi, ça avait été un de mes projets-mais bon, je m'y suis sans doute mal pris et j'aurais dû accepter les propositions qu'on m'a faites à cette époque-là-que le CRR soit réellement un CRR départemental

, Mes tentatives de leur faire créer une partition, tant qu'ils sont pas à la jouer, ils font leur dessin, essayer le principe de l'orgue de barbarie aussi : un ruban qui défile, on noircit des cases.. . C'est drôle, après, autour des tableaux de jeux vidéos, En plus à cet âge-là, c'est pas évident

, une salle dédiée, là on pourrait être plus dans une optique de projet où chacun va bosser sur son ordi ; moi, par rapport à l'outil informatique, c'est pas ce que j'ai envie de faire. En plus, les outils, ils évoluent : ceux qu'ils utiliseront plus tard, qu'ils seront amenés à utiliser, J'ai pas réussi à les faire rattacher le visuel de l'outil. Effectivement, si on avait des postes pour chaque élève

, Moi : Quelle place occupe cet enseignement dans le projet de la classe CHAM ? Comment est-ce qu'il est présenté ? Romain : Le principe de ces ateliers, c'est de leur faire découvrir d'autres pratiques musicales que ce qu'ils ont l'habitude de faire en FM, en orchestre, en instrument ; voilà : le soundpainting, ils en ont quatre ans, ils ont de l'improvisation, et après, si ça déclenche des trucs, tant mieux ! Un peu de curiosité, voilà ! Et moi aussi, j'essaie de préparer le terrain pour mes collègues après, sur l'électroacoustique un petit peu. Le battement, la fréquence, le battement qui devient la hauteur de note, Faut arriver à des dispositifs qui sont quand même assez simples qu'ils soient pas complètement perdus, qu'ils puissent quand même vaguement contrôler ce qu'ils font

, Moi : Auparavant, vous aviez d'autres expériences de ce type, ou c'est quelque chose que

. Romain-:-c'est-quelque-chose-que-j'ai-un-peu-développé-là, comme je travaillais pas mal avec des danseurs aussi en accompagnement, des fois j'ai dû travailler sur des dispositifs pour accompagner les danseurs, et je me suis retrouvé dans des situations-plus avec des adultes, mais pas seulement-à leur faire essayer aussi le dispositifs : les danseurs s'accompagnaient entre eux. Toujours un peu cette idée de ANNEXES 233 lecture en accéléré de petites boucles

, Après, c'est un peu lié aussi à ce que moi j'essaie de chercher, à côté du violoncelle, avoir une approche du traitement du son par l'ordinateur, mais sans le clavier ni la souris, C'étaient plus des expériences courtes

, Là, j'ai fait une formation au DE en musiques actuelles, j'ai pas tout à fait terminé, mais dans ce cadre-là, j'ai monté un atelier d'une semaine de stage d'impro entre instrumentistes et dispositifs de tout genre.. . j'ai envie de faire quelque chose dans ce genre-là, même si c'est pas forcément moi qui apporte le matériel, mais que les élèves apportent leur système. C'est pas la même temporalité, la maîtrise de ces outils.. . enfin c'est peut-être la même, Moi : Est-ce que vous envisageriez ou est-ce qu'on vous a demandé d'étendre ce dispositif sous forme de cours, au-delà du public de la CHAM ? Romain : Là, il y a de grandes discussions

, un cours pour adultes, où il fonctionnait pas mal par projets, ils avaient chacun leur ordi.. . là, il y avait un projet de musique et spectacle

, Je pense à ça parce que là, chacun creuse aussi, d'une manière autonome, son instrument, son dispositif, et lui fait presque un cours de nouvelle lutherie

, cursus d'électroacoustique, mais d'improvisation avec des machines, des traitements, des choses comme ça, ça fait un petit moment que je fais ça

J. , Qu'est-ce que je propose aux élèves, je vais pas les faire entrer dans l'usine à gaz qui est derrière ; et en même temps, les musiques électroniques, c'est plein d'esthétiques dans lesquelles on est quand même pas mal baignés, par rapport à la programmation et tous ces trucs-là, mais c'est pas là que j'ai développé ça

, La réalisation très soignée dans une esthétique techno, ou je ne sais quoi : je n'en suis pas là. On a un peu abordé le scratch aussi, avec la bande magnétique.. . après, c'est aussi des techniques particulières, c'est des usages particuliers. Moi : Comment est-ce que vos collègues, des disciplines instrumentales ou collectives, perçoivent cet enseignement ? Est-ce qu'ils s'y intéressent ? Romain : Dans ce conservatoire, il y a quand même une bonne équipe, les gens sont assez curieux, y a des réunions là, musique et improvisation, justement, musique et danse, ça bouge pas mal ; y a des gens qui essayent des choses, le prof de violoncelle par exemple, fait ce trimestre.. . laisse une carte blanche donc ils vont monter leur truc eux-mêmes, ce qu'ils veulent. Les gens seraient assez d'accord sur les bienfaits de l'improvisation, après, c'est des problèmes.. . dans quel cadre, où est-ce que ça s'inscrit, parce que dans le cours d'instrument, il y a le travail du répertoire, et pas vraiment le temps pour ça, donc je pense qu'il faut trouver des formules pour donner le goût et puis les gens continuent s'ils ont envie ! L'équipe des ateliers, je crois qu'on est assez d'accord sur cet aspect découverte des différents aspects, Après, je sais pas comment ça va évoluer : essayer aussi de partir d'exemples concrets, de réalisations.. . j'en suis pas encore là : j'en suis un peu à chercher les outils. Moi : Vous considérez qu'on peut être plus proche des goûts musicaux des jeunes publics par ce biais-là que par une approche instrumentale acoustique ? Romain : [Après un moment d'hésitation] Ça dépend : là, ils aiment le côté dispositif, la caméra, la Kinect : « Ah, c'est comme la Xbox ! » ; et ils peuvent rentrer dedans. Après, je trouve que.. . on arrive avec ce qu'on est, et on n'a pas forcément à leur demander ce qu'ils

, enseignement en conservatoire ? Romain : Non, je dirais qu'il se trouve que c'est dans ce cadre-là, mais je verrais bien d'avoir quelque chose ailleurs, de toute façon c'est des vieux débats : improvisation contre répertoire et technique ; moi je viens de là aussi. L'improvisation permet de décoincer, de faire un travail sur le rythme, c'est dépend du répertoire : d'autres répertoires peuvent aider aussi au travail du phrasé, du déchiffrage, Moi : Vous diriez que la coopération avec les autres disciplines est plus facile dans le cadres d'un enseignement en CHAM que dans le cadre d'un

U. P. and .. , Je reviens sur l'articulation entre musique et formation d'ingénieur] C'était à l'INSA de Lyon, il y a plusieurs sections un peu spécialisées, et il y a une section « musique étude », ce qui nous permettait de continuer d'avoir des cours d'instrument, de se rencontrer, de faire des projets ensemble ; du coup, ça m'a un peu ouvert à d'autres esthétiques, parce qu'au départ j'étais très classique, et puis il y avait dans le projet de la section, même si ça n'a pas vraiment marché, le projet de mélanger recherche scientifique et musique, de faire des ponts, mais finalement.. . je crois pas que ça évolue vraiment, même si finalement, le logiciel PureData, qui est plus un logiciel au départ dédié à la performance musicale, aux installations interactives, il commence à être aussi utilisé dans des écoles d'ingénieur, parce que ça peut être aussi un outil pour étudier un petit peu le son, le signal sonore, Moi : Au départ, vous êtes accompagnateur danse ? Romain : Je suis musicien accompagnateur ; en fait, j'ai commencé l'improvisation au violoncelle, au contact de danseurs, et après j'ai fait mes classes

, qui sert pas mal comme outil pédagogique. Donc le lien musique plus

J. , après un BTS, un Diplôme Supérieur des Arts Appliqués à Boulogne, donc c'est des profils plutôt graphique, web, mais comme il y a un côté un peu interaction, dans une école d'arts appliqués design-multimédia

, Moi : Ici, vous avez été recruté plutôt sur un profil de violoncelliste accompagnateur, ou aussi en fonction de ces compétences-là ?

. Romain-:-plutôt, Il y avait un poste qui s'est libéré en danse ; moi, je connaissais l'équipe des profs de danse d'ici par ailleurs puisque je les accompagnais ailleurs ; du coup, on m'a proposé, et en voyant mon CV, le directeur m'a proposé aussi de faire cet atelier

, autres qui font ; et puis ils souffrent un peu des conditions de salles, c'est pas très pratique pour installer le truc.. . C'est même pas une salle de classe : c'est une salle où il y a deux pianos

L. Moi-:-alors and . Matériel, Je vais élargir un peu : est-ce que le passage à l'intercommunalité a changé quelque chose concrètement ? Peut-être pas dans le cadre de cet enseignement, mais plus généralement pour le conservatoire, est-ce que vous êtes à incité à monter des formations partagées avec d'autres établissements du territoire ? Romain : C'est pas encore vraiment fait, je crois que c'est en juin que ça bascule

, c'était la région qui avait financé ça : formation continue, mais avec les.. . c'est un peu dur, quand on bosse à côté. Moi : Et Olivier Sens intervenait ? Romain : Il a fait une intervention, un module très court

. Moi-:-et-dans-ce-domaine and . Cefedem-?-romain, après, je connais aussi celui qui était le co-directeur de mon mémoire, et qui s'appelle Stéphane [Cf. entretien et observation avec Stéphane], et qui a une classe avec différents niveaux, et il leur fait manipuler différents objets, des curseurs, des choses comme ça, Donc Stéphane, il est venu ici intervenir. Moi : Vis-à-vis des publics

. Romain-:-ben, il y a des élèves qui sont assez actifs, qui font plusieurs choses, danse et musique en même temps, il y a des « enfants de », de producteurs, de musiciens, de choses comme ça, il y a pas mal de gens du milieu ici ; c'est pas nouveau nouveau non plus pour eux

. Avant and . Paris, était vraiment le département danse qui était géographiquement à un autre endroit que le département musique, donc j'ai pas du tout été en confrontation avec le département musique, Là, c'était horaires aménagées, assez intensif. Moi, j'étais beaucoup moins impliqué comme intervenant : j'étais accompagnateur

. Moi, Et en termes de budget (c'est toujours une question qui fâche) est-ce que vous avez fait déjà des demandes d'acquisition de matériel, outre la question des tablettes ? Romain : Il y a eu des achats qui ont été faits

, Moi : Sans trop de difficultés ? ANNEXES 237

, Romain : Ça, c'est un peu la volonté du directeur aussi qui pousse à l'équipement

. Enfin-les-tablettes,-c'est and . Moi, ça reste assez modeste comme investissement. Après, je sais que c'est compliqué d'acheter des ordinateurs, mais ça, c'est pour des raisons administratives, parce que c'est pas le même cadre que du matériel musical, c'est beaucoup plus compliqué. Je ne sais pas les détails, je m'en suis pas occupé directement. C'est vrai qu'une bonne salle

. Moi, Dans la mesure où vous aviez travaillé sur (alors, c'est pas tout à fait la même chose) les outils de l'IRCAM, est-ce que vous avez été intéressé à un moment où un autre par Musique Lab, tout ce qui est destiné à l'initiation à la création ? Romain

, je suis en relation avec Mains d'OEuvres, j'interviens un petit peu sur des ateliers de formation justement aux logiciels que j'utilise

, Je suis un peu plus dans cette recherche-là ; après, c'est une question de sous aussi, Moi : PureData ? Romain : Ouais, PureData

, Moi : Musique Lab, c'est gratuit pour les personnels de l'Éducation nationale ; c'est payant pour

, chacun fait sa cuisine à l'intérieur ; le cadre est le même pour tous. Après j'écris un pue des objets de temps en temps ; mais en gros, c'est une plateforme commune. Mais bon, c'est pas forcément le meilleur choix, mon collègue travaille sur Live pour l'instrument augmenté ; ça s'y prête mieux, parce qu'on insère des effets, on travaille assez vite ; là, c'est un peu plus long. Mais bon, comme c'est des choses assez spécifiques, pas été gratter du côté des institutions. Moi : Donc vous utilisez PureData, corrigé et amélioré par vous ? Romain : Bah PureData

. Moi, Et la Méta-mallette, vous voyez ce que c'est ? Romain : Oui

. Après, . Vu-un, and . Petit, peu aussi ce que faisait Kurtág ; enfin j'ai vu un papier qu'il a écrit sur un travail dans les écoles. Alors est-ce que c'est avec la Méta-mallette

. Moi, Il était en résidence en tout cas à Puce Muse, alors peut-être qu'ils lui ont fait quelque chose

R. , Mais la Méta-mallette, j'ai l'impression que c'est plus un outil par rapport au matériel, p.238

M. Antoine-;-alors-bonjour-magnétophone and !. , Alors donc, Antoine, je travaille au GRM depuis 17 ans, avant j'étais à Lyon dans un studio de musique électroacoustique qui s'appelait le GMVL, où par exemple j'avais produitet je suis en train de m'en resservir pour une offre "Educnet", dont je vais reparler tout à l'heure, c'est la fameuse offre sur laquelle je travaille en ce moment, donc les fameux discours volontaristes, en va en reparler. Donc au préalable, je travaillais dans ce studio et on avait sorti, déjà-alors c'était.. . c'est quoi ça.. . c'est quelle année ça.. . ça nous rajeunit pas

. Et and .. 'idée-c'était-de, alors c'est un peu décousu là mon introduction, mais l'idée c'était déjà de donner des ressources aux enseignants sous forme de livres, et comble de modernité : un CD joint à l'époque. Puisque, le problème récurrent qui va revenir et qui revient encore aujourd'hui, c'est l'accès aux ressources en ligne, qui n'est pas forcement partagé sur tout le territoire ; et dans l'offre "Educnet" dont on va reparler, on nous demande de, justement comme plus-value, de donner des ressources à télécharger pour que le prof puisse accéder aux ressources sans être obligé d'être connecté. Alors ça, c'est des vieilleries, je m'en ressers-là [bafouille], en ce moment, pour l'offre "Educnet", et avant cet épisode-là, ce qui explique un peu le personnage : j'ai passé 15 ans de ma vie en tant qu

A. , Donc mon intérêt pour l'éducatif n'est pas à prouver, c'est voilà

, Et j'ai décidé de quitter ce magnifique navirece mammouth en perdition qu'est l'Éducation nationale-, et j'ai rejoint les studios de création musicale-donc le GMVL, puis après ici le GRM-parce que j'avais une petite pratique "amateur" de l'informatique. Je ne suis pas un développeur, j'suis pas un programmeur, etc.. . mais je me suis mis au code par nécessité et par passion, et donc j'ai pu changer de casquette, et me retrouver dans ce milieu professionnel , de la musique ici au GRM, mais toujours avec ce passif, ce passé, qui me poursuit encore, avec plaisir d'ailleurs, et qui me sert encore aujourd'hui, justement pour et ça va être le centre de notre intervention, sur justement la conception des outils pédagogiques : Quel est, quels sont les outils d'écriture qu'on met à disposition ? À quel moment ? Avec un dispositif numérique à distance, etc

. De-pédagogue-je-le-revendique, Alors voilà, donc le personnage il est là, c'est-à-dire que ce que je fais, est le résultat d'une expérience passée, d'un apprentissage sur.. . j'allais dire autodidacte, sur le tas, par passion-ce que je disais, je suis venu à l'informatique par passion. J'ai acquis des compétences de développement, de conception, sur le tas, mais par contre je me suis énormément servi de mes pratiques antérieures pour réfléchir d'abord, et ensuite concevoir des dispositifs qui normalement devraient s'adresser à des enseignants, à des élèves, parce que y a toute une réflexion sur le numérique, et le numérique nous pousse aussi à ça.. . y a toute une réflexion sur la transmission du savoir par paquets, par fragments, et quels sont les parcours que je vais donner ? Quels sont les parcours que je vais privilégier dans ma conception d'interface de la façon dont je vais présenter à l'information ? Tout ça, c'est du vécu, j'veux dire c'est du vieux, vieux, vieux vécu, qui maintenant rejaillit, depuis 25 ans (rires)-je n'ai pas eu de charge d'enseignement depuis 25 ans, sauf à des étudiants, des grands, mais dans tout autres cas, d'enseignements de master

:. Moi and . Oui, Enfin, comment vous avez pris connaissance de l'informatique. .. vous dites c'était une passion ? Mais est-ce que vous avez

, Antoine : et bien j'étais musicien

:. Moi and . Oui,

A. , À l'époque je faisais ce qu'on appelle du jazz fusion, du jazz rock, comme on l'appelait à l'époque. J'étais batteur, je n'avais pas de connaissances solfégiques très très étendues

, Et l'audio numérique est arrivé enfin parce que les machines étaient assez puissantes pour enregistrer de l'audio et le monter, ce qui est notre quotidien maintenant. Donc voilà, je suis venu à l'informatique parce que j'avais des envies musicales, de composition, que je n'arrivais pas à résoudre avec mes modestes capacités d'écriture, voilà. Et, alors ça c'était le côté musical, après j'ai découvert la programmation, de la même façon. C'est-à-dire que je m'achetais des revues, et je voyais des bouts de codes comme ça, dans les magazines, dans des revues et, je retapais ça péniblement pour me faire un jeu sur l'Atari ou sur le Yamaha : le CX5. Et puis tiens, quand je vois l'instruction "print" , bon c'était pas très compliqué à savoir, ça imprime quelque chose, donc je peux modifier ça, et j'ai appris-enfin j'ai appris, j'ai découvert, parce que justement je ne l'ai toujours pas appris-j'ai découvert la programmation de manière totalement empirique comme ça, voilà ! Et finalement, allez, grosso modo, c'est 10 ans après, j'ai pu quitter l'Éducation nationale parce que j'avais cette petite longueur d'avance et de compétences, et j'ai été recruté par exemple à Lyon au GMVL parce que, bah parce que moi je savais ce qu'était [Rires] une souris, et j'avais pas peur de manier ça, et j'avais pas peur de rentrer dans l'ordi pour le configurer, etc. Et j'suis rentré dans le milieu professionnel de la musique parce que j'avais une pratique amateur, un peu expérimentale et avancée-entre guillemets pour l'époque-que n'avait pas les studios institutionnels dans lesquels je suis arrivé. Et je parle là de l'époque du Lyon GMVL, et je parle aussi du GRM quand je suis arrivé ici il y a 20 ans. Ça peut paraître paradoxal mais comment dire.. . la philosophie du numérique n'est, même ici au GRM-dans la vie quotidienne, le partage des ressources, des imprimantes partagées, une ouverture des données centralisées, enfin des choses qui moi, me paraissaient évidentes parce que j'en avais une pratique préalable-n'étaient pas dans l'air du temps, même ici. Alors qu'il y avait des choses merveilleuses qui avaient été fait auparavant, mais c'était vraiment très cloisonné à l'informatique musical. y a eu tout le développement des systèmes temps réel Syter du studio 123 ici, où y avait de l'informatique lourde ! Enfin, je veux dire avec des gens très, très sérieux, voilà ! Mais, Donc, les premiers instruments numériques arrivés dans la production musicale, y avait ce que l'on appelait des séquenceurs MIDI, au début, à l'époque, et j'ai commencé par m'acheter des instruments MIDI donc-c'était la grosse nouveauté à l'époque-et des outils de compétitions qui étaient les séquenceurs

. Ma-vie and .. De-manière, de la même façon, de manière autodidactique, je me suis formé, et j'ai acquis un certain nombre d'expériences et de compétences que maintenant je peux

, Antoine : C'est bête, mais c'est comme ça

, comme ça par un flux, j'ai pas eu de plan de carrière de quoi que ce soit, et finalement ma curiosité initiale a fait que j'ai pu saisir les bonnes opportunités au bon moment sans aucune difficulté, voilà. y a 17 ans, quand je suis arrivé ici je ne savais pas ce que c'était "html", je ne savais pas ce que c'était le web, je n'avais aucune idée de ce que ça pouvait être. Et finalement, je me suis concentré sur ces technos, qu'il faut pas rater, et j'ai l'impression d'avoir été porté

A. , J'peux vous raconter mon entretien d'embauche avec Bernard Fort au GMVL. Donc moi, j'étais instituteur je venais de prendre un congé de disponibilité pour, Non c'était toujours les

, Et moi j'avais une pratique déjà, quand j'allais voir ça, de Cubase sur Atari et des choses comme ça. Et puis je.. . bon.. . ce stage-là m'a fait comprendre que j'avais aussi mes propres limites, et j'en ai pas retiré grand-chose si ce n'est, que la programmation ça s'apprend, et que ça m'intéressait pas de devenir programmeur là, alors que j'avais déjà des jouets entre guillemets, que d'autres avaient fait pour moi et qui fonctionnaient très bien à l'époque. Et quand je suis arrivé 2 ans après-je crois-au GMVL, je me présente à Bernard Fort, et pour me valoriser je dis, et je cherchais à me former à l'informatique musicale enfin ce que je racontais tout à l'heure, je cherchais à me former et y avait vraiment rien dans le Sud-Ouest, quand j'allais à Bordeaux qui était pour moi la capitale de l'Aquitaine

, Enfin juste pour montrer qu'y avait une différence esthétique qui était marquée, et je l'ai compris plus tard parce que moi j'ignorais les antagonismes esthétiques de l'époque. Alors pour faire simple : musique GRAME, plutôt descente de l'IRCAM : musique instrumentale augmentée, etc, ils font du rugby et nous on fait du tennis

, Enfin, sur mon premier contrat c'était marqué, Moi : D'accord, et quand vous êtes arrivés ici c'était pas d'emblée pour vous occuper du web ? Antoine : Alors si, pratiquement ça été ça

, avec, les, les trucs géniaux de l'interface de Syter, avec ses planètes ses boules qui étaient des réglages de paramètres, et on passait selon un calcul de barycentre entre des configurations complexes de traitement, d'un traitement à l'autre. Et moi j'avais repris l'interface de Syter, qui était avait été développée ici par Jean-François Allouis, l'interpolation, et je l'avais adaptée à une interpolation de message MIDI, pour, pour ANNEXES 243 envoyer des messages MIDI, des pitch bend, des changements de programme, de spatialisations, etc, J'étais venu ici faire un stage Syter à l'époque, j'étais rentré et en trois semaines, j'avais fait du retro-engineering et j'avais fait un Syter MIDI pour le GMVL avec les histoires de

G. Au, . Et-j'y-suis, and . Resté, Et donc on m'a proposé de venir ici, pour.. . parce que justement j'étais un espèce de "go-between", j'avais un peu.. . je pouvais encore parler les 2 langages. C'est-à-dire, je pouvais parler avec un musicien, discuter esthétique musicale, et je pouvais traduire, et c'était l'idée de mon embauche ici, je pouvais traduire ça pour m'adresser aux développeurs voilà.. . Donc, j'étais chargé de la "coordination recherche création", j'avais un peu le pied dans les 2 mondes : le monde de la création musicale, et le monde du développement. Et, j'étais censé justement faire la jonction entre les deux ici. Il se trouve que quand je suis arrivé ici, j'ai rencontré mon collègue qui est encore Emmanuel Favreau, qui est le développeur des GRM Tools. Et, je me suis vite rendu compte qu'il avait pas besoin.. . il y avait pas besoin d'un poste "coordination recherche-création". Il le faisait très bien tout seul, et il développait ses GRM Tools très, très bien tout seul, et il était à l'écoute des compositeurs, et il avait pas besoin de ça, j'crois 6 ans, et à la fin de ces 6 ans, ce milieu étant extrêmement étroit, on savait qu'y avait un mec qui était capable de ben.. . d'assurer de la pédagogie-parce qu'on faisait aussi de la pédagogie pour vivre au GMVLqui était capable de diffuser, capable de monter un spectacle de A à Z, y compris la régie lumière, et qui avait des compétences entre guillemets informatiques.. . voilà ! Et on m'a proposé un jour de venir ici

, Et en terme de pédagogie physique

G. Qu'est-ce-qui-se-faisait-en-termes-de-pédagogie-au and . Antoine-:-alors, On a fait énormément de spectacles pédagogiques d'initiation à la musique électroacoustique. À l'époque, y avait un spectacle qui a tourné énormément.. . C'est-à-dire moi ça a changé ma vie. J'avais une vie d'instit' régulière : rentrée le 1er septembre : etc.. . C'est d'ailleurs ça qui m'a fait quitter ce monde-là, parce que je ne supportais plus de me projeter 30 ans en aval en me disant

!. Non and . Voilà, Bon, c'est ça qui m'a fait partir, c'est pas l'absence d'intérêt pour la transmission de savoir

. Mais, Et ce spectacle a tourné, je sais pas moi 500-600 fois pendant les années où j'étais là au GMVL ! Et je sais pas s'il tourne encore. Et il faisait ça. Il faisait aussi.. . y avait un dispositif qui était marrant qui s'appelait "L'Acoustigloo". C'était un espèce d'igloo, gonflable, qui comportait 8 haut-parleurs, et donc on faisait des séances de projection à l'intérieur de cet igloo gonflable. Et, cet "Acoustigloo, on l'installait à la demande, dans les collèges, dans les lycées, dans un musée, des choses comme ça. Je me souviens de séances épiques

, sur lesquels on était censé faire une initiation à la musique électroacoustique. Et là aussi, j'ai des souvenirs mémorables de.. . d'une bande de.. . jeunes à casquettes qui débarquent des Minguettes, Et ça c'était les productions, les spectacles qui tournaient, et puis parallèlement à ça, on recevait dans nos studios les mêmes, les gamins.. . les Minguettes qui

P. Et-Évidemment-que-je-n'ai-pas-commencé-en-disant-;-de and . Henry, Ça c'était encore de l'action pédagogique, mais physique, c'est-à-dire présentielle. Et y'en avait quand même un certain nombre au GMVL. Après, j'en ai plus fait ici, j'en fais de temps en temps quand y a une classe qui débarque dans les studios, je fais le grand ordonnateur, parce que ça je sais encore faire, ça ne s'oublie pas. Prendre en mains une classe en moins de 5 secondes, et capter l'attention ça ne s'oublie, mais c'est.. . je n'en fais plus officiellement. Voilà, donc ça c'était la présentation globale du personnage, le pourquoi du comment, voilà. Et donc ça explique un certain nombre de choses parce que si on y réfléchit bien, si votre propos c'est de découvrir, de comprendre la conception des outils des interfaces, des dispositifs numériques d'éducation musicale au sens large, moi j'ai pas tout noté mais hein, parce que sinon peut-être que je ne serai pas là [Rires] aujourd'hui. Donc voilà

, En tout cas, moi j'ai puisé là-dedans avec tout le savoir d'un pédagogue, au sens large, qui a à peu près les mêmes problèmes à part que lui, c'est encore en présentiel. Mais un pédagogue digne de ce nom il doit transmettre un savoir, il doit transmettre un certain nombre de connaissances à une masse informe, d'élèves qui sont mignons et qui ont envie, plus ou moins, d'acquérir ces connaissances. Son boulot à lui c'est pas de déverser ses connaissances didactiques, voilà, terfaces, entre les réflexions qu'on doit avoir au moment où on conçoit, on réfléchit, à un découpage de l'information, à une forme de l'interface, y a de très fortes similitudes

, On va pas tout mettre en même temps, on va pas mettre un sujet avec un tunnel de 2 heures à 8 heures le matin, on va mettre des respirations musicales. Si y a eu un sujet en amont qui était un peu compliqué, on va laisser le temps de souffler à l'auditeur pour reprendre, pour réattaquer, soit sur la poursuite de ce sujet, soit sur un autre sujet. Bref, y a des stratégies d'écritures. Dans l'art radiophonique, dans la composition musicale aussi, qui sont basées justement sur l'écriture d'un flux temporel. Et ce flux temporel, il n'est pas anodin, et le flux temporel d'un bon pédagogue ou d'un bon orateur dans un séminaire, dans une conférence, justement, si il est bien fait, il doit passer par ces étapes-là, etc.. . pour tenir l'attention. On parle "d'économie de l'attention" aussi en ce moment. On va parler de "surcharge cognitive" bientôt quand on va rentrer dans le vif du sujet des parcours de la multiplicité des parcours de l'internet. Pour moi, la réflexion sur ce savoir-là, fait partie des arts de la transmission et de la pédagogie. C'est là, où je voudrais en venir-et pour moi aussi-, un art de la transmission. Voilà. Ça pour moi, c'est fondamental en tout cas c'est mon éclairage, c'est peut-être extrêmement personnel, C'est pas de déverser des savoirs didactiques et ces savoirs, il faut qu'il les ait pour les retransmettre mais ça c'est pas très compliqué à ce niveau-là. Par contre, le fond de ces compétences c'est comment je vais le présenter ? Comment je vais l'ordonner ? Comment je vais le séquencer ? Comment je vais faire varier mes situations d'apprentissage en fonction des difficultés que j'aurais repérées, remontées des élèves ? Comment je vais organiser la discussion entre les pairs ?-puisqu'on parle beaucoup de ça maintenant, les formations de pairs à pairs, etc-qui vient atténuer la comment dire, la distribution frontale, pyramidale, on parle de classes inversées, toutes ces choses-là, vous les connaissez mieux que moi et, en tout cas c'est dans l'air du temps

. Pas, Dire peu de choses, pourquoi ? Parce que les gens ne supportent pas de rester plus de 5 minutes sur un écran où il ne passe rien, où on leur bloque la navigation-parce que l'usage d'Internet c'est de sauter d'un lien, d'un grain de connaissance, à un autre grain de connaissance, en fonction de son propre intérêt du moment, Sauf, si je fais 36 000 diversions parce que bahhhaa, je dois avoir rendez-vous à midi

, Alors pour moi, y a cette demande-là, y a le monde du média temporel qui est héritier ANNEXES 247

, Parce que la façon de présenter, d'ordonner, de séquencer, à son importance, et pour un pédagogue, et pour un musicien, et pour un homme de radio. Et puis après, y a un autre mode de lecture qui là repose sur la capacité de lecture, de compréhension, sur la vitesse, la lecture de compréhension de l'internaute-et là, il faut qu'on lui propose, et c'est toute la difficulté, il faut qu'on lui propose des parcours différenciés dans lesquels il ne va pas se perdre, il ne va pas se décourager, et il va trouver la réponse à sa question. Et grosso modo, y a, pour moi, y a c'est 2 mondes qui doivent cohabiter maintenant

, Et alors, chacun a ses avantages, ses inconvénients, y a des gens qui ne supportent pas d'écouter pendant 2 heures un orateur comme ça, monde des médias temporels qui n'existe que dans leur temps

, enfin l'application de cette grande [Rires] théorie sur les outils que j'ai développés

. Moi, Je crois que vous aviez travaillé sur le CD-ROM : "La musique électroacoustique, Antoine : Oui bien sûr

, Moi : J'imagine que le projet était sensiblement le même ? Enfin, l'idée de départ c'est de dire

, Antoine : Alors

:. Moi, Enfin, avec les outils du CD-ROM, les moyens du CD-ROM qui ne sont pas

:. .. Antoine and . Oui, Évidemment, que j'y ai participé grandement là-dessus. Mais.. . là aussi, je pourrais vous raconter des parenthèses internes de la fabrication, 2000.

, Antoine : ouais, mais on s'en sort pas

, Moi : Pas tant pour la petite histoire que pour comprendre comment les choses se font, par quel

C. D. Antoine-:-voilà,-c'était-donc,-c'était-la-grande-Époque-du, . Le-louvre, C. Le, and . Qui-Était-"magique-;-et-donc, Évidemment que c'était largement insuffisant, que si on avait livré ça, sous forme de CD avec un dossier photo/son/vidéo, on aurait pas fait "oeuvre multimédia" au sens noble du terme. D'où l'idée de repositionner ces oeuvres-là, non pas dans un dossier, et puis écoute La Noire à Soixante et Étude aux chemins de fer, etc.. . mais de repositionner ces oeuvres, eh bien.. . dans le dispositif qui apparaissait, et qui apparaît encore comme le plus cohérent. C'est-à-dire une frise chronologique, pour voir que y a des choses qui viennent après, des choses qui sont venues avant, qu'on peut naviguer et voir écouter le son d'une époque en gravitant, en se bloquant autour des années 70, autour des années 80, etc, On peut naviguer.. . visite virtuelle du Louvre. T'as vu, t'as même pas besoin de monter à Paris tu peux visiter le Louvre

. Toujours-rentrer-À-nouveau, on a des points d'entrées, mais y a pléthore, y a trop d'informations, et à ce moment-là, il va falloir la filtrer. La filtrer selon une thématique, c'est-à-dire que je ne peux pas tout voir, je ne peux pas survoler 1500 vidéos par contre, je ne veux voir que celles qui m'intéressent. C'est-à-dire : celles qui parlent de "culture et musique

, En fait une recherche sur Google, c'est merveilleux, mais qui dépasse les cinq premières pages de résultats, à part les psychopathes maniaques qui veulent savoir s'ils sont cités [Rires] dans les publications des copains, etc. Personne ! Donc à un moment donné, il faut se projeter, il faut qu'à la conception de l'outil-là on parle de la fresque-il faut se projeter dans les façons de lire le document. OK, on a dit, la frise c'est bien pour ordonnancer les choses, pour savoir ce qu'il s'est passé dans l'ordre, pour avoir des vues d'ensemble d'un secteur mais, c'est pas tout. Donc on va réfléchir à quelle fonctionnalité, parce qu'on a prévu la surcharge cognitive qui serait la vision de 1500-2000 documents, voilà, Je décide de ne voir que les documents qui parlent que "d'art et culture", et ce geste c'est le parcours de l'internaute, et on lui propose une réduction de l'ensemble, du grand tout qu'il y avait précédemment, on lui propose une réduction, et si ça suffit pas

. Dans, Je vais quand même vous montrer le "back-office, dans toutes les fresques "Jalons" , toutes, tout est indexé

]. .. Rires and . De, et puis ça m'amènera à vous parler de mes outils justement. Parce que c'était.. . alors.. . Voilà "back office" de la fresque. Hop, tiens ! Pierre Schaeffer, Symphonie pour un homme seul, etc, Parce que ça vous le verrez pas

.. , Et y a des renvois : alors troisième niveau, voilà c'est pour ça que je voulais.. . y a des renvois vers des thèmes, c'est-à-dire que si vous avez aimé ça

L. Comment-Ça-se-fait-?-donc-:-le-titre, . Fichier-vidéo-qui-est-là, .. .. Est-là, and . Alors, Voilà, ça aussi, si y avait pas d'accroche, pourquoi je vais aller sur celui-là plutôt que vers les 2000 autres qui sont autour ? Donc, quand je fais une accroche, je fais exactement comme le journaliste de radio, tout à l'heure quand j'expliquais, qui dévoile son sommaire pour mettre, pour donner envie d'aller plutôt là que chez leur radio concurrente, et donc ici, plutôt sur ce document, plutôt qu'un autre qui est à côté. Ça paraît rien, mais c'est une information, et cette information apparaît au survol quand on est dans

, sur ces thématiques, je vais

:. .. Moi and . Étalonner,

A. , Puisque vous le savez, y a une vue cartographique, et c'est une autre vue du fond documentaire qui est mis à disposition, qui a un autre intérêt, Je vais décrire quels sont les auteurs du document, je vais le classer dans une carte

, ANNEXES, p.251

. Moi, Vous continuez toujours à l'alimenter la fresque ? Antoine : Oui, j'allais dire avec les moyens du bord

, Enfin je prendrai ma retraite heureuse, quand elle aura au moins autant que, Jalons

. Mais-;-c'est-vrai-que-quand-je-suis-d'un-côté, Je cherche là, il va évidemment me retrouver, je l'espère sinon je change de métier. Ça, et la vidéo précédente. Alors, ça je suis.. . alors ça c'était la navigation en général

. Moi, Et la transcription s'est faite automatiquement, avec les corrections humaines ? Antoine : Non, non, elle s'est faite à la main, Moi : à la main

. Antoine, Je sais plus où c'était, mais c'est du style.. . je crois que c'était des malgaches je crois

, Mais c'est d'une rapidité, c'est phénoménal, on leur a envoyé les vidéos, et je sais pas moi, trois jours après on avait la transcription synchronisée-synchronisée !-de l'ensemble des vidéos. Alors c'est pas bien, mais c'est extrêmement efficace

:. Antoine and S. M. Si, parce que la retranscription automatique, pour l'instant Moi : C'est pas terrible, oui

. Antoine-:-c'est-pas-entièrement-efficace, Alors je vous dis pas que là c'était entièrement efficace, mais.. . y avait des trucs sur les noms propres. Par exemple, Schaeffer/Schiffer, Donc là, on est rentré dans un deuxième niveau. Alors, oui

. Là, je regarde la vidéo, elle dure je sais pas combien.. . elle dure 2 minutes 56. Et si j'ai pas le temps, si je suis pressée, je m'aperçois déjà ici, qu'il y a une segmentation, plan par plan de la vidéo. Donc, si je veux voir papy Schaeffer avec les 2 autres chefs d'orchestre.. . [lançant et commentant une vidéo montrant Pierre Schaeffer et deux assistants

, Bon bref, vous êtes pas venu pour parler de ça

, Alors pourquoi des extraits courts ? Parce que y a 5 ans, y a 10 ans, les débits étaient moindres, et donc il fallait des extraits courts. C'est toujours pareil, les avancées, c'est toujours : la technique et les usages. Mais avec le temps, le haut débit arrivant, se généralisant, Donc, je pourrais donner uniquement la vidéo à consulter. Surtout que là, c'est raisonnable, ce sont des petits extraits

, Alors maintenant, y a des lecteurs qui font des petites vignettes sur les players Youtube, on voit des vignettes qui sont constituées exactement comme ça d'ailleurs. Et donc si on voit un changement de plan, on peut revenir. Mais ne proposer, qu'un player temporel, j'allais dire "aveugle", sans rien sur un truc de 10 minutes, pour moi, à l'heure actuelle, c'est totalement criminel. Parce que c'est à l'encontre des usages de lecture de l'internet, et ça n'est pas servir non plus le document. Donc moi.. . un de mes cheval de bataille, et je l'ai fait sur la radio précédemment, j'en parlerai après. C'est que, republier une image d'archive sans l'accompagner d'une interface de navigation, qui est conforme aux usages du numérique actuel, pour moi c'est comme si je vous donnais la fameuse métaphore du dossier avec les 1500 médias dedans : "Ok, je vous ai mis à disposition mais vous n'allez jamais les consulter, parce que ça demanderait un effort surhumain, de les consulter, D'où l'intérêt, d'avoir ce découpage plan par plan pour se positionner exactement où on veut. D'où l'intérêt, d'avoir une transcription pour aller, revenir

, écouter le solo de Frank Zappa à mes copains : "ouais écoutez le super le truc

J. Ma-platine-vinyle and .. Et-je-cherchais, Quand le CD est arrivé, et que j'ai pu repérer que le solo de Frank Zappa commençait-je dis n'importe quoi-à 2 minutes 58, ouf !.. . je mettais même une mémoire-le principe du numérique : la mémoire. Je pouvais mettre une annexe là et dire : "voilà, c'est ça qui m'intéresse". Et alors, le truc qui m'a tué, c'est qu'on pouvait l'écouter en boucle ! Ça parait des choses bêtes, mais c'est fondamental. Et donc, tout document numérique, il est adressable. On doit pouvoir accéder instantanément à tout ou partie de ce document-là. Proposer des archives, parce que là on parle d'archives, sans accompagner le lecteur, le spectateur, l'auditeur de ça, par des interfaces de navigation qui vont lui permettre de pouvoir accéder à tout ou partie de cette archive, revenir, réécouter un endroit précis qu'il a apprécié ou qu'il n'a pas compris-parce que finalement quand on écoute une émission radio et qu'on.. . à la fin on s'aperçoit que on avait pas compris le début, mais qu'il avait dit des choses supers intéressantes là au début, et donc on aura envie de revenir, d'où l, alors j'avais quand même une expérience et on voyait selon la couleur de.. . le gris ou le noir des sillons du vinyle, on pouvait deviner à peu près où c'était

. Moi, C'est des textes, que vous aviez déjà à disposition ? Ou que vous avez écrit, Antoine : Alors cet éclairage il est là

, Moi : Que vous avez commandé ?

. Antoine-:-l'éclairage-il-est-là and . Ça, en fait c'est un secret qui ne sortira pas d'ici

A. , Alors pourquoi ? Parce que le CD-ROM au bout de 5 ans-donc il a été fait en 2000-2001-Apple change de système d'exploitation, abandonne les processeurs PowerPC

, Moi : C'est pas zéro ?

A. , Et, ça ne marche plus dessus, parce que y avait un émulateur qui s'appelait Rosetta, et le CD-ROM a été fait sur les processeurs anciens. Alors, Apple a maintenu grâce à cet émulateur Rosetta, pendant 2-3 ans les évolutions, et puis a abandonné, puisque nous avons changé, On avait abandonné les processeurs PowerPC, on passait sous Intel

C. Le and . Lui, Donc 5 ans après, et bah "'a marche plus, il avait été fait sous Shockwave director PowerPC

M. Moi,

. Antoine-:-donc-Ça and .. Été-une-leçon, ça me permettra de faire un pont là-dessus sur les logiciels propriétaires par, Et donc pour finir là-dessus

, Alors ça, c'est pas moi qui les aie écrits ceux-là, Moi : Et c'est vous qui avait créé les textes ? Donc les éclairages pour les autres textes ? Antoine : Alors ça, non ça, ça été les textes qui ont été écrits lors du CD-ROM, donc j'ai repiqué les textes du CD-ROM

:. Moi,

:. Antoine and . Voilà, Moi : En gros, vous êtes 4 auteurs ?

.. .. Antoine-:-oui-!-ouais-!-principalement, Y. François-delalande, E. Geslin, D. Gayou, and . Teruggi, Ouais ! Moi : D'accord

A. Favreau-pour-le-développement-des, G. Tools, and C. Parce-que-dans-le, Alors ça aussi, c'était la révolution ! Sur un CD-ROM, avoir un studio et.. . voilà ! Donc ça

. Un-directeur-franco-argentin and . Asie, On a par exemple.. . y a pas une vidéo qui parle de l'Afrique, musique concrète et électroacoustique. y a pas.. . à ma connaissance, là en tout cas dans la fresque y'en a pas, peut-être que y'en a-je fais un appel-d'ailleurs. Voilà. Ça, c'est la même chose, c'est-à-dire qu'on voit les 376 documents mais repartis sous une autre forme qui est une vue topographique, ça a un avantage implicite c'est ça, c'est de voir les grands secteurs de la diaspora électroacoustique. On pourrait très bien, c'est ce que j'avais voulu faire mais faute de temps et de moyens

, une carte de concepts, on aurait des grosses patates qui pourraient se croiser

, Alors là, on a fait que la vue temporelle, la vue topographique, mais moi ce qui m'intéresserait maintenant c'est de remettre une autre couche avec des paramètres musicaux, des concepts musicaux qui correspondraient à des notions du programme. Seulement, il est évident que ça peut pas se faire tout seul parce que je n'ai pas toutes les compétences de la planète, mais pourquoi pas envisager un système à terme, ouvert, d'annotations, de tags, de dire : "moi ce document là je m'en suis servi dans telle séquence, y avait tels paramètres musicaux", etc. Ça, c'est un autre projet. Mais, si j'avais à poursuivre, et si j'avais les moyens d'ouvrir cette fresque-là, c'est ça que je ferais. C'est-à-dire, ouvrir à une annotation extérieure, On pourrait très bien avoir une carte autour des paramètres de la musique par rapport à un programme officiel, et de dire : "si vous voulez étudier l'espace et le filtrage, vous allez visionner ces 33 documents qui vont vous parler du filtrage

. Moi, Et vous disiez que c'était un projet, vous avez pris des contacts avec je sais pas.. . des conservatoires par exemple

. .. Antoine-:-alors-Ça,-c'est, C'est un vieux projet, une lame de fond qui tourne autour des outils d'écriture. Je vais essayer de boucler là-dessus. Donc juste pour vous montrer, le "back office", c'est ça

C. 'est-À-dire-que-le-gros-avantage-de-Ça, Je vais vous en monter d'autres, sur lesquels moi j'ai travaillé. Plus précisément, et qui lui me sert au, pour les web-radios qui sont sur le site GRM. Vous avez été voir, y'en a je sais plus combien maintenant, à peu près 200. J'ai commencé ça en 2003 avec au début un player flash, etc, et ça me fait une introduction-c'est-à-dire que ça

J. Donc and C. .. Me-suis-dit-;-le, le développement en flash mon coco, maintenant, il est temps de te retourner vers la base, vers les standards et les logiciels libres. Donc je me suis rapproché de l'Université Technologique de Compiègne qui est à l'origine du développement de Scenari et je me suis rapproché à travers plusieurs projets de recherche pour faire ce que je faisais moi à la main en flash, mais à travers une chaîne éditoriale. Alors, on voit bien le principe, on voit exactement les mêmes principes qu'on voyait dans la fresque. C'est-à-dire, ici on a une émission qui fait 27 minutes

. Alors-j'écoute-la-musique, Donc c'est exactement le même principe : on a un média temporel qui a sa propre forme, c'est une émission radio toute bête, très simple-un petit sujet sur Matmos qui sont passés là à "PRESENCES électronique", je pourrais la donner à écouter telle quelle. Seulement moi, je considère que donner 27 minutes sauf en podcast où là c'est différent, parce que ça aussi ça été un des avantages du numérique. Je rouvre la parenthèse-le fait d'écouter en différé, d'être, de pouvoir faire "stop", et de pouvoir naviguer dans un flux pour émissions podcast, c'est le minimum syndical que tout le monde fait. Mais moi je pense qu'il fait aller plus loin. Je pense qu'il faut donner des outils de navigation, une vue générale de l'émission : je vois que cette émission, elle est basiquement construite autour d'une interview, et de 2 extraits musicaux, Tiens, il parle de l'avant-garde ! je vais revenir au sujet qui m'intéresse

, Elle est déjà sur Youtube, vous pouvez l'écouter sur Youtube. Personne ne va l'écouter sur Youtube parce que : "qui c'est, Alain Savouret ? Qu'est-ce qu'il a fait ? Oh, il a pas l'air marrant !", bah, si il est très marrant, mais bon.. . Donc ! Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai fait le découpage, la segmentation de l'ensemble de l'interview, donc je la rends accessible, je la rendsquand je vous parlais de "d'adressabilité", c'est ça, c'est-à-dire que je peux accéder à n'importe quelle partie du document que moi réalisateur, j'ai jugé intéressante de signaler. C'est pas automatique, c'est moi qui ai écouté l'émission, Donc une interface de navigation : là on a une vue relative de la durée des segments, donc ça c'est important parce que si je suis en train d'écouter un truc qui dit ouais, ça me plait, ça me plait pas, je vois que ça dure assez longtemps, vol.53, p.257

. .. Voilà-!-Ça, Bon voilà, où un aficionado mais ce document serait inaccessible, voilà, l'effort que je fais c'est de le segmenter pour le rendre navigable et voilà. Alors comment c'est fait ? Toujours pareil, c'est fait avec un modèle Scenari qui lui, est légèrement différent de ce qu'on a vu tout à l'heure mais y a une interface de segmentation c'est-à-dire moi j'écoute la musique et je mets des marqueurs au fur et à mesure. Et chaque fois que je mets un marqueur, un segment, je le titre, et ainsi de suite. Et une fois que j'ai fait ça, je le sauve et je le publie

L. 'idée-qui-est-juste-derrière-Ça,-c'est-que and .. , Je peux le publier pour avoir une publication sur iPhone. Je peux le publier pour avoir un conducteur papier-ça je m'en sers plus c'est l'ancien player Flash qui est là-et donc ici quandje l'ai pas mise encore celle là-y

.. .. Partir-d'une-seule-Édition and . Faut-que-je-me-connecte, Et ça, ce n'est possible que si, encore une fois on a réfléchi en amont sur la production de ces contenus, c'est à dire que produire ces contenus individuellement, séparément dans toutes les propositions que j'ai là sous les yeux couteraient horriblement cher, c'est-à-dire ne se feraient jamais. Or là nous avons un outil qui nous permet de le faire en un clic. La preuve je viens de régénérer une heure de vidéo avec segmentés et tout ça, simplement pour avoir le plaisir [Rires] de marquer ceci, Alors

. Donc, c'est exactement la même qui est en ligne sur le site GRM. Je peux me balader où je veux dans l'émission, si je fais des "swipe, Moi : D'accord

.. .. Là-j'en-ai-pas-mis-faute-de-temps and .. , Je vais pouvoir me balader dans l'interview de Savouret, accéder à sa segmentation pour revenir précisément dans telle ou telle partie revenir plus finement, si je veux écouter une phrase à la seconde près, indépendamment de la segmentation, je peux m'y positionner, etc.. . Or, si on pas les outils pour faire ça, c'est un travail gigantesque, économiquement c'est absolument pas viable, et donc on ne le fait pas. Or moi, le paradigme qu'il faut explorer en ce moment, c'est que y a des contextes de lecture qui vont varier selon les outils selon les modes de consultation, selon les situations pédagogiques qui seront mises en oeuvre, et tout ça. C'est pas forcément le même document que je vais donner au même moment à tout le monde, de manière descendante, pyramidale, écoutons une heure d'Alain Savouret. Non, ce truc-là ne marche plus, enfin on le savait. Il faut donc pouvoir, à partir d'un seul travail éditorial, pouvoir produire très rapidement des versions différentes selon des contextes d'apprentissage, parce que là on parle d'éducatif. Et pour faire ça y a pas grand-chose, à part Scenari qui puisse le faire, parce que maintenant je vais vous montrer le truc qui est derrière, et la prochaine étape ça sera c'est là-dessus que, faut quand même que je finisse là-dessus, ça sera le collaboratif. Comment intégrer les annotations de profs de truc, qui diraient : "ce qu'il dit là, moi, j'ai fait des musiques avec les enfants. On a fait 2 musiques, on a travaillé sur Don Quichotte Corporation"-donc là je lis sur la fresque-"Est-ce que je peux vous rajouter ces choses-là ?", oui ! Moi je pourrais les rajouter très facilement par "glisser/déposer", dans leur publication, recliquer, publier, et le tour est joué. Y compris sur iPad et tout ça. Donc, y a toute une économie, et une réflexion sur la production et la maintenance des documents-à partir d'une seule édition être capable de faire plusieurs versions, d'attaquer plusieurs supports. C'est là l'enjeu de Scenari, Je peux avoir le sommaire de l'émission qui est extrêmement bien placé sous le pouce, pour sauter directement à la partie. Je pourrais avoir des infos complémentaires

, Antoine : À la limite on peut se revoir après, si

, Moi : Parce que là vous êtes.. . vous avez jusqu'à quelle heure ? Antoine :. .. midi

:. Moi,

:. Antoine and . Ouais, Mes collègues vont m'appeler à 11h30, parce qu'on va manger traditionnellement à 11h30

, ANNEXES 259

. Moi, Ah mais je veux pas, vous empêchez de

. Antoine-:-non, . Donc, and . Scenari-c'est-Ça.-c'est-une-Édition-structurée, Alors je vais vous montrer, on change de crèmerie. J'en ai plusieurs versions parce que je travaille sur une version en développement. Moi : Donc là vous étiez juste avant sur la version Scenari libre, Antoine : oui Moi : Et vous avez la version Scenari INA, qui elle est, Antoine : Alors, y a le modèle documentaire des fresques qui est propriétaire INA. Moi : Oui d'accord, Antoine : C'est celui-là que je voulais. y a d'autres modèles documentaires

A. , On dit : "je veux que ce document apparaisse uniquement quand on parle de ça, parce que c'est pas la peine de leur polluer la vie avant, avec ça. Je veux qu'il le découvre là". y a des manières et des stratégies d'écriture, de contextualisation de l'apport de connaissances qui sont très finement pensées là-dedans. Mais je fais vite ! Donc, projets actuels ! Puisque je vous ai vendu ça, celui-là qui me sert pour les web-radios, s'appelle "webmédia", lui, il est libre n'importe qui peut l'utiliser pour enrichir de la vidéo

, Moi : Faire oui

:. Antoine and . Voilà, parce que je ne sais pas la faire pour l'instant sur le web, mais l'idée c'est la même chose, c'est proposer

. Antoine-:-donc, . De-proposer.-;-pourtant, and .. Dans-le-texte, voilà c'est pour ça qu'il a pu trouver-vous allez tomber sur ce document. Donc encore une fois, c'est aussi un modèle Scenarii qui sert spécifiquement a créée des lexiques. On met le document, on met le machin, on lui donne un tag, on l'a rangé dans "art visuels", et quand je reviens ici-alors je vais enlever la recherche. Je suis prof d'art plastiques, je veux faire de la musique électroacoustique, mais je sais pas par quoi commencer, je voudrais des idées. Et bien "coco", on va te proposer un certain nombre de thèmes qui devraient te parler à toi prof d'art plastiques, qui ne sont pas les mêmes que celui d'un prof de lettres.. . romantisme machin, etc

, Et là, on a écouté des heures et des heures d'émissions radio du fond général, et on a dû couper des extraits en fonction d'une thématique, en fonction d'un public. Donc là le public cible, c'est le prof d'arts plastiques. Et on va lui proposer de réfléchir à la notion de couleur en musique électroacoustique-d'un truc qui connait, de sa vie quotidienne, Le savoir ne descend pas forcément à eux. Et y a des gens encore qui ont du mal à comprendre ça, pourtant je suis un vieux grigou Achab

, J'aimerais allez plus loin par contre

. Moi, Mais on s'est dit, on veut croiser la musique électroacoustique avec les arts plastiques, donc il faut donner des idées au prof pour "donner à manger" à ses élèves. Bref.. . [nouvelles vidéo. On entend un homme dire : ".. . le son très proche de ce que l'on appelle en acoustique "les sons blancs", c'est-à-dire des sons qui n'ont pas une hauteur, vous avez choisi des catégories qui existaient dans les programmes, ou dans les

. Bref, blanc à la couleur, dans une de ses musiques, c'est magique, c'est un extrait de 2 minutes, qu'on pourrait très bien mettre en début d'une séance ? Voilà ! On va travailler avec le collègue de musique là

, Ou bien, à l'inverse, l'étudiant, l'élève qui est en train de composer sa musique de sauvage peut avoir besoin, à un moment donné

.. Qui-fait-Ça, Lui suggérer d'aller écouter, ou même qu'il tombe sur cet extrait de Parmé, où Parmé dit en substance : "je passe du blanc à la couleur par un filtrage"-ce n'est qu'un filtrage ce qu'il fait Parmegiani : "ah bah oui le monsieur, le vieux pépé qui est mort l'année dernière, il fait pareil". Donc, ça peut très bien aussi nourrir sa propre réflexion au niveau de la composition, dégagé des thématiques pour des tentatives interdisciplinaires, mais je m'adresse au prof et à l'élève

, Donc, je fais écouter.. . [il clique, pour lancer une nouvelle vidéo], que je vais faire varier [on entend comme des oscillations] un son avec. .. en variations de vitesse avec l'Acousmographe. Je donne toujours des outils que les élèves pourront télécharger, récupérer, etc.. . et refaire avec d'autres sons, les mêmes démonstrations. Donc là, c'est le son original. Et là hop, j'ai baissé la vitesse de lecture [le son passe du très aigu à quelque chose de beaucoup plus grave], et je donne un petit texte en même temps qui explique justement les effets attendus d'une variation de vitesse, mais les effets musicaux. C'est-à-dire agrandissement de l'espace, transposition évidemment, mais aussi agrandissement de l'espace, est des choses que j'ai repris du CD-ROM mais que.. . j'ai donné de nouveaux exemples. y a un certain nombre d'éléments de langage, dans la musique électroacoustique : la variation de vitesse, le filtrage, les retards

. Voilà, des trucs bêtes, simples, mais qui illustrent ce qu'il faut retenir du traitement

C. 'est-À-dire, ils feront une variation de vitesse pour deux choses : 1) Pour évidemment transposer des sons, mais 2) Pour agrandir un espace. Voilà. Et à la fin, je donne des exemples musicaux qui sont déjà dans la fresque parce que ce genre de manipulations [nouveau son d'une autre vidéo]-papy Henry et papy Schaeffer, l'ont déjà fait. Vitesse originale [correspond au son que l'on entend-15 secondes d'écoute, puis le son change]-transposition. C'est exactement le même truc voilà

. Donc, Ça voudrait dire que le prof va les télécharger, et va les remonter dans un Power Point pour faire ce qu'il a à faire en fonction de son contexte pédagogique. C'est là que si je reviens.. . par exemple.. . je vais reprendre la variation de vitesse, chaque traitement : un petit texte très neutre, vraiment, des exemples-un exemple musical ; alors donc bref.. . un partie chronologique ici aussi qui reprend la fresque. D'ailleurs, les parcours qui sont dans la fresque

, Évidemment parce que la vidéo, je ne vais pas pouvoir la mettre sur un support papier, donc je la sors de la publication. Et, si je fais, et là vous voyez des petites croix, ici

, Et là, on va retrouver le même document que je vous ai montré tout à l'heure, mais présenté [Il lance une nouvelle vidéo, le son est le même que pour la précédente, avec des oscillations] selon contexte de lecture qui est différent puisque c'est une présentation orale, qui dépend de la vitesse de navigation du présentateur, de l'orateur qui peut évidemment à tout moment revenir dans tout ou partie du segment. Et quand je parlais de contexte de lecture, c'en est un. C'est-à-dire, un document qui est fait pour une lecture individuelle, non-guidée, le site web n'est pas forcément adapté à une présentation orale. Ou à l'inverse, une présentation orale n'est pas forcément adaptée pour une lecture individuelle hors temps du présentiel. Or, Scenari nous permet de faire ça, je vais faire ça. Ici, dans chaque bloc, je peux décider de filtrer le contenu, de l'autoriser sur le support web-là il est autorisé, il sort sur la page web-de l'autoriser sur un support de présentation que je vais tout de suite vous montrer, et de l'autoriser ou non sur un support papier. Alors, si je fais "publication"-je vais enregistrer-donc si je fais

, Et bien regardez comment ça se fait : je suis enseignant, j'ai reçu l'ensemble des sources du site, je vais chercher une image.. . hop, je la mets là. Faut d'abord que je la rentre ici, voilà.. . c'est n'importe quoi, ça n'a rien à voir avec la page, mais c'est une image que j'avais sur mon bureau.. . où est-ce qu'elle est passée ? Je dis, il faut que je leur parle de ça aussi. Ça c'est mon image, évidemment on peut faire la même chose avec un son, que je vais prendre ailleurs.. . où est-ce que j'ai des sons ici, produire ces pages là-par exemple, je vais revenir à ma page ici-et je veux rajouter, avant ce document. Moi je veux personnaliser mon document, et je veux dire : "je veux faire écouter une autre musique". Parce qu'il est bien joli là, mais il a pas pensé à écouter cette musique, ou je veux montrer une autre image

, Et donc, y a tout un travail de réécriture pour fragmenter le discours, etc

. Si-vous-le-faites-dans-un-système-qui-est-ouvert, . Où-chacun-peut-modifier-la-mise-en-page, and . Une-page-qui-est-faite-par, Et finalement, pour le lecteur final, le site ne sera jamais homogène. Or là.. . C'est comme, l'auteur n'a pas à se préoccuper de la mise ne forme, comme la mise en forme est automatiquement gérée par le système, toutes les pages, toutes les présentations de mon site auront la même tête. Et donc à la fin, je peux réellement faire un travail d'écriture collaborative, sans avoir moi, webmaster, intégrateur.. . à tout me réécrire pour homogénéiser l'ensemble des contributions-parce que là, à aucun moment l'auteur ne se préoccupe de la mise en page, on lui dit-et par contre c'est là où on va rentrer dans le détail, y a une histoire de blocs, ces blocs je peux les positionner où je veux, je peux leur dire, c'est un bloc "mis en relief".. . alors non je peux pas le faire ici, je peux changer le statut des blocs

, ce qu'on demander à l'auteur, c'est de structurer sa pensée, et uniquement ça, Et, vol.264

M. Musique,

. Là-que-c'est-fort,-c'est-À-dire-que-on-va-lui-dire, Et si je change une virgule, si je change un texte etc.. . que je republie l'ensemble de mon fond documentaire, toutes les corrections seront faites automatiquement. Et donc là, si je republie cette page, en page web, on va voir que mon image, comme j'ai dit : "Attention c'est important dans la CSS, dans la feuille de style

:. Moi,

. Antoine-:-voilà and .. Donc-voilà, et surtout de cohérence de l'interface finale. Et là-dessus, j'ai déposé-là c'est le document qui est là au bout-un projet européen, j'espère qu'il va passer, il s'appelle Creamus. Donc l'idée, c'est de produire une documentation pédagogique avec des partenaires européens italiens ou espagnols, sur un site commun en donnant accès à l'interface de publication aux auteurs espagnols, italiens etc.. .. qui vont me raconter leur situation, Donc Creamus, on va vouloir récolter toutes les situations de création musicale en milieu scolaire

, Et pour ça, j'ai déposé un projet de quelques centaines de milliers d'euros, et j'espère qu'il va passer. Toute façon, je le ferai même sans ça, parce que j'ai les outils pour le faire. Parce que faire ça, même à dix personnes, toi, n'importe qui, trois profs de musique-à dix personnes, on aura pas la même façon de présenter le truc, Et, ça sera les enseignants qui directement auront accès à l'interface de publicationlà ce que j'ai fait, les trois conneries que j'ai faites-et ce site sera donc traduit en 4 langues : anglais, espagnol, italien et français

, Ok, très bien, belle remarque, je vous ouvre la porte, vous avez fait des exemples musicaux sur la variation de vitesse ? Ça m'intéresse beaucoup. Voici votre identifiant, vous les rajouterais à la fin de la page, merci, au revoir". Plouf ! Et ça apparaîtra à la suite des autres. Et c'est là qu'il y a un nouveau Far West à découvrir, c'est-à-dire que moi je crois beaucoup à ça. On a les outils maintenant de communication de pairs à pairs, y a une société horizontale qui se créée, qui fonctionne très bien. Y a encore l'Éducation nationale qui est psychorigide, enfin des gens qui se connaissent, mais non ça peut se faire. Mais gérer ça à 40 ou 50 personnes réparties sur la planète, c'est ingérable

, Et là, j'ai compris que j'avais fait une connerie [Rires], parce qu'ils ne supportaient pas d'avoir sur un site estampillé "Éducation nationale", une production de leurs ouailles directes, qui ne soient pas validées. Et là, je dis, ils n'ont rien compris à ce monde-là, encore. Mais bon

. Voilà and . Ça, On l'a fait, t'as dû le faire ailleurs avec d'autres personnes, c'est après c'est redonner les outils d'écriture et d'appropriation. Un document

C. , Et un document ne peut s'approprier que selon des contextes de lecture. Alors, ça peut être très bien, mais par exemple un enseignant ne voudra pas cet exemple de ANNEXES 267

, Ce qu'on m'a dit en substance, c'est que ça pose pas de problème sur les interviews. C'est pour ça que y a beaucoup de texte sur de la musique. y a rarement de la musique seule pendant 10 minutes

C. 'est-pas-un-dictionnaire-d, Et les seules difficultés qu'il y aurait, qu'il peut y avoir, c'est ça qui est en train d'être étudié

, Donc si la direction juridique de l'INA met son sceau indélébile dessus, j'ouvre ça, et je donne à télécharger. Sachant que là, c'est dans un cadre qui est quand même protégé. L'enseignant qui aura accès à ça, ainsi qu'à toutes les autres ressources Educnet s'engage, signe une charte en disant : "c'est uniquement à des fins pédagogiques, dans ma classe ou d'un un ENT, mais ça ne peut pas être pris ailleurs. J'ai été au comité de pilotage Educnet, y a 15 jours-3 semaines. Ils parlent déjà d'une version prof téléchargeable celle qui était là en cours, et d'une version élève non téléchargeable parce qu'ils ont compris que les élèves étaient plus rapides [Rires] à pirater les trucs. Moi ça me pose aucun problème, je fais 2 versions en 3 clics, voilà. Les autres partenaires d'Educnet vont devoir reprendre tout à la main pour éliminer la version téléchargeable. Donc voilà, c'est dans un cadre limité y a le machin "exception pédagogique" etc, C'est-à-dire si y a des musiques ou des droits d'interprètes, si y a des musiques qui sont là-dedans et qui sont éditées par EMI, ou je sais pas quoi.. . là évidemment ça pose problème. Si y a des droits d'interprètes au sens "acteur

M. Antoine-:-mais, . Dans-ce-qui-est-sur-le-site-ina, . Fr, and &. Jalons, Je sais plus y avait eu un problème avec Ferré ou je sais plus, y avait eu des ayants droit de Ferré, 1 ou 2, qui avaient râlé parce que y avait un document de Ferré qui était diffusé. Bon bah, l'INA avait retiré le truc

:. Moi, . Ça-c'est..-.-c'est-peut-Être-un-long-comme-question, .. .. Commencé-;-c'était-votre-idée,-c'était-une-demande-de-l'ina, .. .. Antoine-:-non, .. C'était-mon-idée et al., Voilà, c'est fait. Et le modèle "Jalons".. . enfin si, la difficulté-j'en ai pas parlé-, c'est que le modèle "Jalons", il était fait pour fait pour valoriser de la vidéo, et puis c'était le fond de commerce de l'INA. L'audio, on sait pas et donc c'est pour ça que je me suis tapé avec amour tous les extraits audios à passer dans l'Acousmographe pour en faire une petite vidéo du sonagramme pour que le lecteur n'ait pas un carré noir pendant cinq minutes, pendant l'écoute de la musique. Donc là, la seule adaptation que j'ai faite puisque le dispositif est fait pour valoriser de la vidéo et que y avait pas de player son dans les fresques "Jalons" là, j'ai dû prendre le problème à l'inverse. C'est-à-dire que j'ai dû donner à voir la musique pour qu'elle occupe l'oeil, et finalement ça m'a donné un outil de navigation dans la musique

, Antoine :. .. Alors.. . [cherchant sur la console de gestion des statistiques] Où est-ce que c'est les stats' ? Alors il faut que je change ces.. . Alors, ça.. . chapitre.. . ça c'est sur la journée de dimanche, Moi : Est-ce que vous pouvez savoir les accès ? Les

.. .. Antoine and . La, Arts sonores" : 38. Alors, ça c'est par journée. Si je fais par année, Alors. Hier "Jalons" a reçu 2379 visites

A. , INA. Parce que c'est quand même un marché un peu limité.. . enfin un marché de niche comme disent les marketeurs, mais c'est pas ridicule quand même ! Moi : Là vous pouvez pas savoir

.. .. Antoine-;-alors and .. Fait-moi, Alors qu'est-ce que je peux faire ? Est-ce que ça je peux faire ?

, oui mais c'est global.. . c'est pas simplement pour "Arts sonores",mais peut-être que ça peut vous intéresser aussi. Domaine.. . Non il faut qu'il calcule.. . parce que là. Voilà, par exemple : Le Monde.. . poum !André Malraux, le collège de Haute-Garonne-ils y vont-ils doivent être abonnés, J'ai des sources, mais c'est des sources globales, en fait là j'ai accès aux stats' des fresques, de toutes les fresques INA. J'ai les sources, c'est-à-dire que là je peux avoir

, Moi : La surprise, oui

.. Antoine-;-Ça-c'est, Nathalie Sarraute, quand même, c'est pas mal ! Ça c'est les mots clefs qui

, Moi : Les requêtes oui

Q. .. Antoine-:-qui,

, Moi : Non mais voilà

, Antoine : j'ai pas de truc

, Moi : D'accord oui, ma question c'était de savoir si vous pouviez mesurer les accès depuis des conservatoires par exemple, qui ont bon

, Antoine : Non. Ça non

:. Moi, Or la survie de ce fonds-là, il n'est.. . elle n'est pas seulement institutionnelle, c'est-à-dire que s'il y a pas un élan, si y a pas une création de communauté d'utilisateurs ce fonds disparaîtra. C'est pas l'institution INA qui est la seule garante, enfin GRM, qui doit être la seule garante de ça. Autre projet que j'avais en cours, justement pour ouvrir d'avantage la fresque "Arts sonores" j'y pense maintenant, c'est l'ouvrir à d'autres sites de création d'électroacoustique français. Typiquement, mes anciens collègues du GMVL. Qu'est-ce que va devenir le GMVL ou le GRAME quand les fondateurs historiques auront disparus, qui commencent à avoir l'âge de la retraite, pourquoi pas ? Et, nous, à notre charge de l'intégrer dans la fresque, ou de le faire intégrer, puisqu'on peut avoir un accès extérieur à l'architecture Scenari, par un documentaliste du GRAME ou d'ailleurs, et nous on a les outils et la réflexion sur les outils de duplication et de valorisation

, Nous on a le savoir-faire, la réflexion, on a des outils éprouvés par l'usage. On a la capacité industrielle de le faire-le serveur de l'INA fonctionnemais après fonctionnellement le GRM, c'est 12 personnes. Donc on peut pas.. . voilà. Et donc, on a besoin de collaborations comme ça, extérieures c'est, Ça pourrait être les créations, ça pourrait être des notions de paysage sonore, y a des gens qui sont très, très intrigués par ça

]. .. Moi-;-si-vous-voulez.-.-;-rires, . Allo"-!-bah, &. La-fois-c'est-paradoxal,-c'est-À-dire-que, and . Ina, Et la seule façon d'y rentrer dans ce "mur du son", c'est de : soit de le transcrire et de le rendre accessible par des recherches, par des mots clefs etc.. . soit de le segmenter et de le rendre accessible par une délégation qui donne une vue d'ensemble du programme qu'on veut découvrir. y a pas d'autre.. . enfin pour l'instant, je vois pas d'autre façon de faire. Et donc voilà, le GRM au sein de l'INA, pendant longtemps on était un peu à l'écart, il faut le dire parce qu'on se demandait ce qu'on faisait là. C'est-à-dire que mes collègues de l'INA, ils pensent que je fais de la musique à longueur de journée, et que je fais des boeufs avec des copains, et que voilà, et qu'on mange à la cantine à 11h30, voilà [Rires], c'est pas ça. Certes, on est musiciens mais on a tous une fonction assez lourde d'ailleurs, vu la réduction des effectifs. Bah moi de valorisation du patrimoine, de réflexion des outils de transmission et d'autres, la production radio, à côté y a un développeur GRM Tools. Un ! Là, il est en congé et je vais bientôt avoir des coups de téléphone de hotlines, Nous on travaille, on a des collègues sympas à l'INA, on est toujours un peu considérés comme des savants fous dans nos trucs, mais ça va on a des relations avec l'INA, on fait des trucs du style : des trucs bêtes, des musiques de films d'entreprises pour l'INA qui veut faire de la com' sur machin

, Moi : Hypermédia c'est l'INA ? Antoine : C'est l'INA ! Moi : C'est une structure

, Direction des collections, y a INA.fr et y a un service de production qui développe ces interfaces-là qui est le studio Hypermédia de l'INA. Et le studio Hypermédia, c'est 1, 2, 3, 4-5 personnes : responsables, développeurs ingénieurs-1 personne, 1 personne à l'éditorial, et puis de temps en temps, 1 personne à l'éditorial, et puis un cinquième en renfort. Et eux, c'est des jobs intéressants, c'est-àdire que eux sur la réflexion sur les interfaces, c'est eux qui ont fait, moi j'ai rien fait. Je me suis servi de "Jalons" pour valoriser un fond sonore en faisant ces adaptations-là, mais l'adaptation de "Jalons" c'est eux. C'est encore le seul secteur de l'INA par ici où y a un peu de recherche et des applications originales. Parce que après, y a le gros de l'INA, la DSI de l'INA, mais là c'est de la grosse informatique industrielle, c'est soustraité dans tous les sens, et c'est vraiment du cahier des charges de 100 pages, donné à un développeur qui lui code et se préoccupe pas de savoir ce que c

]. Rires and .. Hein, Donc avec des enseignants qui considéraient que la pratique musicale doit être réservée à une élite, et que par conséquent, on doit souffrir et passer par toutes les affres de l'"initiation" au sens maçonnique du terme, pour arriver à être musicien un jour. Donc ça donnait un établissement qui était en chute libre en termes d'effectifs, et des abandons massifs d'élèves. Donc en arrivant ici, l'objectif était justement d'essayer de comprendre pourquoi, justement, il y avait ces chutes d'effectifs, et d'arriver à rééquilibrer en quelque sorte, d'une part les effectifs, et puis de les faire progresser dans l'autre sens ; ce qui est le cas, puisqu'en fait depuis.. . entre le moment où je suis arrivé, un peu de nettoyage, parce que.. . puisqu'on parle de technologies du xxie siècle, on avait des conceptions d'enseignement ici qui étaient plus proches du xixe siècle que du xxie siècle

, mais l'informatique musicale ayant commencé à montrer son nez dès le début des années 1990, fin des années 1980, on a mis de l'informatique musicale dès le début. Pour le reste, tout ce qu'on pourrait appeler justement "nouvelles technologies", "technologies du son".. . ça a fait partie de l'enseignement dès le début. Après, effectivement, je m'occupe de [ma société], qui est une structure de formation professionnelle continue, qui là, est quelque d'une petit peu différent puisque ça s'adresse essentiellement à des professionnels en activité. On forme principalement des techniciens du spectacle : son, lumières, plateau, sécurité-tout ce qui est lié à l'utilisation du spectacle-et on forme aussi des enseignants de la musique, justement entre autres, aux techniques pédagogiques et plus directement aux techniques pédagogiques utilisant les nouvelles technologies. On travaille beaucoup avec le CNFPT, qui est la structure qui forme les personnels territoriaux, et en gros, on assure une petite quarantaine de modules de formation par an, dont 25 à 30 avec le CNFPT. Moi : Et qui portent sur.. . sur la MAO ? Roger : Qui vont porter sur l'utilisation des outils informatiques, c'est-à-dire.. . ça peut être justement les logiciels d'édition de partitions, À côté de ce qui se passe ici donc, je m'occupe d'une école de musique privée à Treil, où là, l'informatique musicale et les nouvelles technologies sont implantées depuis le début. L'école existe depuis, 1981.

, de réticences, non pas par rapport aux stagiaires qui suivent les formations parce que s'ils se sont inscrits, c'est qu'ils se sentent concernés par l'histoire, mais par rapport au fait que.. . la majorité d'entre eux mesurent très mal les enjeux qui peuvent se mettre en évidence par rapport à l

L. 'ordinateur-:-un-«-outil-»-moi-;-les-enjeux and .. .. Roger, En clair, les enjeux, ce sont des outils, c'est un outil de composition, c'est un outil d'écriture, c'est un outil d'enregistrement-mais en tous les cas, j'emploie toujours le terme d'outil-, c'est un outil d'écriture musicale à partir du moment où on utilise des logiciels d'édition de partitions, mais cet aspect-là est sans doute quelque part, je dirais, le plus marginal qu'on puisse imaginer ; c'est-à-dire que si vous interrogez un gamin dans la rue, ou dix gamins, ils vont vous dire : "oui, j'ai un ordinateur, oui j'ai des logiciels dessus pour faire de la musique

. Pas-un-ne-vous and . Dira, Or il se trouve que, peut-être on peut considérer que 60 %, 70 % des gens qui s'engagent dans un module de formation sur la MAO s'engagent sur l'objectif de l'écriture de partitions. Les expériences qu'on a pu monter, qui vont un petit peu plus loin, sont en général toujours positifs ; c'est-à-dire que les gens qui s'inscrivent dans des modules dans lesquels on parle d'informatique, justement, en tant qu'outil de création.. . en mettant de côté une partie des outils qui sont des outils de recherche un peu "fondamentale", c'est-à-dire les outils pédagogiques qui ont été conçus par l'IRCAM, qui sont des outils, je dirais "amusants", mais dans tous les sens du terme, c'est-à-dire que l'idée est extrêmement bien conçue, oui, j'ai un logiciel pour écrire des partitions

, Moi : Vous parlez de Musique Lab là ? ANNEXES 275

, Il se trouve que les enseignants sont encore assez frileux sur l'utilisation, justement, des logiciels séquenceurs, ce genre de choses, simplement parce qu'ils n'en ont pas forcément la compréhension, et que pour utiliser un tel outil, au point de départ, faut avoir des compétences de musiciens-ça, ils les ont, c'est certain, c'est évident-mais des compétences d'écriture, de composition et d'arrangement. Quelqu'un qui n'a pas de compétences d'écriture et d'arrangement, compétences qui ne sont pas apprises dans le cursus normal pour devenir prof de cons, Roger : Par exemple, voilà : tous les outils de la suite Musique Lab. Ça peut être très très chouette pour un prof de collège d'utiliser ça quelques minutes avec ses élèves

. Donc-en-fait-;-dans-le-cnfpt-pantin, soit on va effectivement sur site dans le cadre des collectivités. Somme toute, c'est pas plus mal. On a de quoi faire les formations chez nous, mais c'est beaucoup plus simple de le gérer à l'extérieur. Donc vous voyez, cette utilisation de l'informatique musicale, elle est encore maladroite ; on a passé le cap de l'époque où les enseignants en musique, que ce soit en collège ou que ce soit dans les conservatoires, refusaient systématiquement, donnaient une fin de non-recevoir à l'idée même qu'on puisse utiliser ou avoir un ordinateur dans l'établissement. Ça, c'est fini, c'est passé, maintenant c'est rentré dans les moeurs. Maintenant, ça ne correspond pas encore au désir d'utilisation de la majorité : la majorité des gens qui s'intéressent à ça sont concentrés seulement sur les éditeurs de partitions, et tout le reste des autres applications reste du domaine, alors là, du grand délire. C'est assez intéressant et étonnant, l'utilisation des logiciels de séquence n'est pas vraiment vraiment encore comprise par les enseignants. Après se pose le problème de la mise en situation, et du matériel qu'on peut mettre en oeuvre dans le cadre de l'école. Je prendrais juste un exemple qui est aussi assez révélateur, c'est que l'accessibilité à ces machines, au fonctionnement d'un logiciel comme Cubase ou autre demande très souvent des privilèges administrateur

.. Roger-:-donc-si-vous-voulez,-c'est-quand-même, Mais en tout état de cause, il y a une rupture de chaîne entre, éventuellement, l'approche qui pourrait être un peu intuitive que pourrait avoir un jeune sur l'informatique musicale, le cycle d'études et l'application professionnelle. Cette structure de liaison entre les deux, les jeunes qui deviennent professionnels ont beaucoup de mal à la restituer, s'ils ne sont pas eux-mêmes tombés dedans étant tout petits

.. .. Moi-;-le-conservatoire and . Roger, Quand on travaille (on est en train de mettre ça en place ici, mais bon, moi je l'ai mis en place à Treil depuis très longtemps : il y a un ordinateur dans chaque salle de cours), donc quand on prépare un spectacle, on ne fait que des spectacles en pratiques collectives, alors qu'après tout, les élèves sont majoritairement en cours individuel, ce qui veut dire qu'on va forcément faire jouer un élève batteur avec un élève guitariste, un élève pianiste, un élève chanteur ; ici, avec un élève violoniste ou violoncelliste, et ces gens-là qui ont forcément leurs cours individuels [Roger ponctue chaque mot en martelant son bureau] à des moments précis de la semaine ont matériellement aucune chance de se rencontrer. Donc on essaie de faire en sorte que dans les salles de cours, l'ordinateur dispose de l'orchestration, c'est-à-dire du résultat fini, telle que la musique devra être quand tout le monde sera réuni. Donc ça permet à chaque élève individuelle, Et quel serait le lieu idéal pour faire ce « pontage » entre découverte et utilisation ? Est-ce que c'est

, CD qui restitue l'intégralité ; là on va pouvoir enlever la partie qui va bien ; on va pouvoir ralentir éventuellement, ce qui permet de comprendre malgré tout et de rentrer dans l'oeuvre sans pour autant d'un seul coup se retrouver face à un truc qui est infranchissable. Donc ça devient un outil logique dans la salle de cours : il y a le piano, les amplis de guitare, la batterie, ANNEXES 277 ce qui est beaucoup plus efficace en l'occurrence que quand on un mp3 ou un

O. Statistiquement, . Se-rend-compte-que-le-fait-d'avoir-l'ordinateur-dans-la-salle-de-cours, and . De, utiliser comme ça, comme outil d'accompagnement, ça titille une grande majorité des élèves, qui se disent : "ah ! Au fond, si au lieu de repartir à la maison avec le mp3, j'avais le fichier, je pourrais aussi ralentir, je pourrais aussi adapter

, investir l'ordi familial pour ce genre de chose, ça ne lui paraît pas forcément non plus quelque chose d'extrêmement simple. Mais je pense que le point de départ, il est quand même là : c'est-à-dire que faire en sorte que ça fasse partie de l'environnement ; qu'à la limite, la prestation, voire le cours puisse être enregistré, et validé, contrôlé ; que ça soit enregistré en MIDI. La meilleure manière de faire comprendre à un élève qu'il est pas en mesure, c'est de l'enregistrer, avec ou sans métronome, et puis de lui faire entendre, et ensuite lui faire voir avec les outils d'édition d'un logiciel comme Cubase ou autre, pourquoi il est pas en mesure. Parce qu'effectivement, chaque élément correspondant aux notes qu'il aurait dû jouer sont pas aux endroits prévus ; donc forcément

. Après, Un peu comme un élève qui se serait inscrit dans une classe d'écriture classique dans un conservatoire, là on lui apporte l'outil qui lui permet de Roger : NetSounds est un projet européen, dont la mission était-j'emploie l'imparfait parce que le projet est terminé-de référencer l'intégralité.. . enfin les moyens utilisant les nouvelles technologies à l'intérieur de l'enseignement musical au niveau européen. Donc idée tout à fait géniale au bout du compte, qui était pour justement de créer une sorte de base de données et de référencement et du coup, de favoriser éventuellement les échanges après, entre structures susceptibles-pourquoi pas ?-à terme de définir une espèce de pédagogie commune, ou autre. Donc l'idée était tout à fait louable, sauf que ces projets sont des projets à trois ans, et qu'en trois ans, vous mettez en place la base de données, vous mettez en place, justement, les outils de communication, et puis après vous laissez le projet théoriquement vivre ; autrement dit vous le laissez mourir. Donc avec NetSounds, quand on a présenté [le projet] aux inspecteurs, l'idée était de leur dire : « Voilà, on vous présente un outil, justement, qui va vous servir de référence sur l'utilisation de l'informatique musicale, et des nouvelles technologies dans leur ensemble. Qui utilise ça dans son enseignement ? Comment est-ce qu'il l'utilise ? Éventuellement, en mettant à disposition des supports de cours, elle va concerner déjà un nombre d'élève un peu plus restreint, qui vont s'intéresser, justement, à la manière dont on va réaliser les travaux collectifs dans lesquels on les met en oeuvre. C'est-à-dire que l'objectif, c'est "jouer en orchestre", ouais.. . mais si on joue en orchestre, on entend le document, on le voit sur l'ordinateur, et puis-tiens !-on voit la partition qui correspond

, Donc ne peuvent exister sur cette base de donnée que des documents qui seront soit libres de droits, soit hors-la-loi, mais hors-la-loi de bonne foi, en quelque sorte ! Sur le projet, j'avoue que j'ai beaucoup aimé ce projet, parce qu'on a travaillé dessus effectivement trois ans avec des gens passionnants, qui étaient à la fois des gens du secteur de l'industrie de la distribution musicale

, Moi : C'est-à-dire ?

, Mais le partenaire italien était MidiWare, qui est aussi-enfin qui était, je crois qu'il ne l'est plus maintenant-le distributeur en Italie

. Moi, En fait-excusez-moi-le projet était porté financièrement par Steinberg ? Roger : Par l'association.. . l'Agence Loisirs et Culture européenne

, En tous les cas, c'étaient des gens qui étaient investis majoritairement dans la distribution de produits. Je dirais que la personne qui avait le plus le lien avec les structures pédagogiques, c'était moi, dans l'histoire. Et c'était passionnant, parce que justement, on a vraiment échangé

, Et qu'au bout du compte, tant qu'à démarrer, autant démarrer avec des outils actuels ! Moi : Vous pensez à quel pays ? Roger : Je pense, entre autres, à la Grèce, qui-curieusement-est pas mal là-dedans ; je pense aussi à la Roumanie, qui est exceptionnelle ; après, on avait regardé-alors maintenant, c'est resté un petit peu plus flou parce qu'on n'a pas creusé suffisamment-l'Estonie, où ils ont conçus un enseignement musical pas en copiant.. . ils ont pas copié les conservatoires français ; ils ont copié à la limite le modèle de Bercklee College of Music, ou d'établissements de ce type, c'est-à-dire où l'ensemble des enseignements.. . : pour faire un musicien, il faut qu'il sache jouer de la musique, mais faut qu'il sache utiliser un ordinateur, se mettre comme il faut devant un micro, savoir enregistrer, c'étaient les nouveaux arrivés en Europe qui étaient les plus pointus dans l'histoire. Tout bêtement parce qu'ils ne disposaient pas de structures établies comme peut l'être [notre] réseau des conservatoires, comme peut l'être

, Moi : C'était pas le premier projet de ce type, il me semble qu'il y avait eu des tentatives

. Roger-;-alors-il-y-avait-eu-un, je ne sais plus [Maestro]-moi, je n'étais pas sur le projet précédent-mais qui avait été effectivement un projet dont l'objectif était de mettre au point, justement, un outil d'informatique musical en ligne, susceptible de pouvoir créer de la musique. Bon.. . force est de constater qu'on est dans la même logique fonctionnelle que Musique Lab : un outil qui fonctionne bien, qui fonctionne en ligne, donc accessible sur n'importe quelle machine, mais qui n'est pas.. . qui n'a pas les performances que peut avoir un Logic ou un Cubase, un outil commercial. Entretien : Christophe Je présente ma thèse à Christophe, qui est maître de conférences

, Moi : Ce qu'il m'intéresserait de savoir, c'est les conditions dans lesquelles vous avez eu l'idée, l'envie de développer ce genre d'outil, pourquoi est-ce que vous l'avez fait, comment est-ce que vous l'avez fait, avec quels objectifs pédagogiques aussi ? Comment est-ce que vous les avez distribués

, Alors en fait, c'est pas moi qui ai eu l'idée du tout. L'idée, c'était une commande du ministère de l'Éducation nationale, à l'époque, vis à vis de l'IRCAM. L'IRCAM avait une commande pour des logiciels qui s'appellent Musique Lab

:. Moi and . Oui,

C. , Musique Lab 2, qui fonctionneraient cette fois-ci en audio, et dans ce pack de logiciels-je crois qu'il y avait trois logiciels, ou quatre, je me rappelle plus exactement-il y en avait un qui devait s'appeler Musique Lab Annotation, pour, à partir d'un fichier audio synchroniser avec une partition, et annoter la partition. Donc ils ont lancé ça, et c'était un financement Éducation nationale, et Microsoft aussi finançait ça, du coup, il n'y avait qu'une version Microsoft de prévue. Moi, à l'époque, j'étais prof de musique en collège en fait, encore, et je travaillais avec Apple, j'étais ADE, Donc il y avait les premières versions des Musique Lab : Musique Lab 1, qui étaient des logiciels MIDI en fait, qui était assez bien faits pour la pédagogie musicale, et donc, ils ont lancé une deuxième série, les

, verses raisons, et encore heureux, parce qu'eux n'ont jamais sorti aucune version, donc finalement

, Moi : Vous savez ce qui n'a pas marché, pourquoi est-ce qu'il y a eu ce changement

, Pourtant, j'ai vu la version, oui, j'ai vu une version bien finalisée-bon, il y avait encore pas mal de bugs, mais elle était bien finalisée. J'avais rencontré le développeur de l'IRCAM, je sais qu'ils avaient eu beaucoup de problèmes, parce que Microsoft finançait.. . à l'époque, c'était pour des tablettes, les premières tablettes, Apple n'avait pas encore sorti son iPad ni rien, donc ils lançaient des projets comme ça de développement, et je sais que le développeur avait beaucoup de mal avec le SDK de développement de Microsoft qui était horriblement bugué, Christophe : Je sais pas. Aucune idée, je peux pas vous dire

, Alors je pense que les gens de l'IRCAM qui étaient là-dessus ont tous un peu disparu, parce qu'en fait, à l'IRCAM, il y a beaucoup de stagiaires qui développent et qui restent un an, deux ans, trois ans, et puis après qui s'en vont. Même la structure a changé, puisqu'à l'époque c'était Vincent Puig qui chapeautait un peu tout ça, et maintenant il est à Beaubourg, Mais, ça il faudrait peut-être rencontrer, si vous vous intéressez un peu à ça

, Parce que sur Windows, il y avait un autre logiciel qui était très utilisé en Éducation musicale, et qui se nommait.. . qui était assez ancien, qui datait de la fin des années 1990, qui était aussi une sorte de logiciel de diaporama avec des synchronisations.. . ça avait été aussi développé par un prof de musique

. Vous, même si, avec mes élèves en collège, j'étais sur Windows-enfin j'avais quand même un Macintosh dans ma classe-donc j'avais vraiment envie d'un outil, et je me suis mis à développer cet outil, et puis voilà : l'outil est sorti. Après je suis passé prof en IUFM, maintenant je suis à l'ESPE, je suis ici [à l'UFR de musique et musicologie] en vacataire, donc ça a un peu changé. Après, j'ai réorienté un peu sur la musicologie plutôt, même s'il y a beaucoup d'enseignants qui s'en servent en fait, et vraiment, l'idée, c'était ça : c'était de faire un logiciel type Powerpoint, mais vraiment pour les musiciens, sur lequel tout peut être synchronisé, et d'une manière sûre ; parce que c'est vrai que sur Powerpoint, on peut synchroniser, mais c'est pas fait pour.. . et ça ne fonctionne pas très bien. Donc voilà un peu l'historique de eAnalyse, C'était un logiciel Windows

, Donc eux avaient envie d'une sorte de eAnalyse mais pour la musique électroacoustique-enfin pour les musiques non écrites en fait. C'est un peu le même principe, avec un sonagramme cette fois-ci au lieu d'avoir les partitions, même si dans la nouvelle version d'eAnalyse, j'ai aussi intégré le sonagramme, j'ai aussi intégré ce genre de choses ; mais c'est plus axé, eAnalysis, pour les musicologues, et plus pour la musique électroacoustique, Moi : Mmm. Christophe : Ça, c'est un projet un peu à part, puisque c'est une commande d'une université anglaise, l'université de Leicester, avec laquelle je travaille maintenant depuis 2006 ou 2007 à peu près, donc depuis assez longtemps

, été pendant trois ans ou quatre ans, quelque chose comme ça ; j'ai arrêté il y a quatre-cinq ans ; ça a beaucoup changé depuis, c'est pour ça que j'ai arrêté en fait. À l'époque en fait, on était recruté simplement.. . c'était une sorte de cooptation en fait ; moi j'avais été.. . je ne me rappelle plus comment ça s'est passé, En fait, j'avais été repéré comme étant un peu un référent en informatique musicale et en éducation

, Non : j'avais fait pas mal de cours en ligne, j'avais fait des podcasts en ligne pour l'Éducation musicale. Je ne sais pas comment ça s'est passé exactement ; et donc ils m'ont contacté pour que je vienne animer un cours, une série de cours, à l'époque ça se passait en Bretagne Sud, et pendant deux ou trois jours, Christophe : Oui, parce que j'avais commencé

, je ne sais pas trop comment ça se passait. C'était vraiment par ouï-dire, etc., j'étais venu, et puis ils avaient vu que je convenais, donc j'étais resté après. Avec eux, ce qu'on faisait, c'est qu'on animait des cours ; ils nous envoyaient à Bordeaux, Biarritz.. . Bon, il n'y en avait pas énormément à faire, c'était globalement cinq ou six jours par an, c'est tout

, Christophe : Voilà, on n'était pas rémunéré ; ils auraient très bien pu nous rémunérer en vacataire ou des choses comme ça, mais ils voulaient pas. En échange, on avait des réductions sur les matériels Apple ; on avait tous les logiciels, parce qu'il y avait beaucoup de boîtes, styles Adobe et compagnie, qui donnent des licences pour les enseignants, et qui en donnent vraiment. Donc on avait tous ces logiciels. C'était assez intéressant

. Après, Stop, on arrête ! On donne plus rien : vous faites ça bénévolement, p.285

. Donc-voilà, Donc c'est pour ça que j'ai arrêté. Et je crois que maintenant, les cours ont plus ou moins arrêté ; parce qu'il y avait des grandes sessions de formation annuelles, et ils ont arrêté. Moi : Ça s'appelait ITICA, c'est ça ? Christophe : C'est ça. Donc il y en a eu

, Moi : Non, ils ont changé de nom. Par contre, je crois qu'il y a encore des ADE

:. Christophe and . Oui, il y a encore, parce que j'ai des amis qui le sont encore, mais ça a beaucoup changé : ils se voient plus comme avant. Avant, c'était vraiment bien, c'était vraiment.. . on se voyait plusieurs fois par an, on avait des rencontres

, C'était vraiment très intéressant

. Moi, Et est-ce que vous aviez participé à la rédaction de ce petit guide, qu'on trouve encore sur le web : Guide Apple pour l'éducation musicale ?

:. Christophe and . Oui, comment il s'appelait, celui qui avait fait ça

J. Travaillé-un-petit-peu-dessus, qui à l'époque, travaillait en freelance pour Apple, qui est un ancien prof d'histoire, et qui maintenant travaille chez Smart, vous savez, les tableaux interactifs ; il est commercial chez Smart maintenant.. . je ne me souviens plus son nom

. Moi, Pour en revenir au logiciel, eAnalyse, c'était donc au départ un projet qui venait compenser le défaut de Musique Lab Annotation

:. Christophe and . Voilà,

. Moi, Et à ce moment-là, est-ce que vous aviez d'autres.. . à ce moment, il y avait ce logiciel pour Microsoft, et les « guides d'écoute » de la Cité de la musique n'existaient pas encore, je pense ? Christophe : Je ne sais pas.. . C'est Olivier Koechlin qui a développé le logiciel Metascore sur lequel ils travaillent. Je crois que c

, quand je me suis mis à travailler là-dessus, j'avais juste entendu parler de l'idée de Musique Lab Annotation, mais je ne savais pas à quoi çà ressemblait, ni rien ; donc j'étais parti sur ma lancée, et c'est vrai.. . C'est après, au bout d'un an, on s'est rencontrés, ils m'ont montré ce qu'ils avaient fait, tout ça, et c'est vrai qu'ils avaient trouvé des solutions assez intelligentes, moi aussi de mon côté ; c'était un peu complémentaire en fait. Moi, j'étais parti vraiment de mon expérience de prof de musique : qu'est-ce qui peut être utile pour le prof de musique qui travaille sur Mac, et il y en a beaucoup qui travaillent sur Mac chez eux, même si en classe ils sont sur Windows, il y en a bien, quasiment 40% qui sont sur Mac chez eux. Historiquement, la musique, les musiciens sont beaucoup plus sur Mac, même si bon, maintenant, ça fonctionne peutêtre pas aussi bien sur PC quand même

, Moi : Donc votre public prioritaire, c'étaient plutôt les enseignants du secondaire

. Christophe-:-plutôt and . Oui.-À-l'époque,-j'étais-prof-du-secondaire, Alors j'avais rencontré une prof de formation musicale à La Rochelle-j'avais une amie qui était prof d'électroacoustique à La Rochelle-je l'avais rencontrée, je lui avais montré le logiciel et tout ça, elle avait trouvé ça très intéressant.. . mais elle m'avait dit : "en formation musicale-à l'époque, hein, c'était peut-être en 2008-on n'utilise pas beaucoup l'ordinateur, c'est très rare, ça reste quand même un enseignement très classique, Je ne sais pas si ça a changé ? Moi : Pas trop

]. .. Rires and O. K. , Moi : Non, bah il y a des raisons très matérielles à ça : les conservatoires sont rarement équipés de locaux qui permettent ça.. . ne serait-ce qu'en termes de réseaux, d'installations électriques, Christophe : Pas trop

, Bon, je n'ai pas fait le tour de tous les conservatoires d'Île-de-France, loin de là, mais j'ai fait quand même quelques entretiens avec des directeurs de conservatoires

, et on est encore souvent dans des maisons bourgeoises fin xixe, avec des installations électriques un peu limite, parfois

:. Christophe, Je sais qu'au niveau réseaux-j'ai pas mal d'amis qui sont profs en conservatoire, en classes d'électroacoustique, de composition, de choses comme ça-, ils ont des ordinateurs et c'est vraiment très compliqué de pouvoir.. . ne serait-ce qu'avoir une connexion internet pour mettre à jour les logiciels, c'est l'enfer ! J'imagine en formation musicale

. Moi, Et quand vous avez eu la première version opérationnelle d'eAnalyse, est-ce que vous avez eu des échanges avec l'Éducation nationale pour le labelliser, Christophe : Pas du tout, absolument pas

:. Christophe and . Oui,

, ANNEXES 287

, Moi : Cubase a été labellisé

, Christophe : Oui, y a pas mal de logiciels

, Moi : Bon Musique Lab, évidemment, puisque de toute façon, c'était une co-édition

. Normalement, il y a toujours une commission qui se réunit pour attribuer ce label

. Christophe-:-je-crois, . .. Oui-oui, and . Moi, Si si, ça a duré bien un an, un an et demi, et après, j'ai été maître de conférences, j'ai eu un poste, et après je l'ai inclus dans mon travail de recherche. Maintenant, c'est directement inclus dans mon travail de recherche, donc je peux pas le vendre. Je vais pas vendre quelque chose pour lequel je suis payé par l'enseignement supérieur ! C'est pour ça que j'ai arrêté de le vendre

, pour mon usage personnel ; après, j'essaie de les finaliser pour qu'ils soient utilisables par d'autres, et autant le distribuer, autant le faire utiliser par d'autres, mais en fait, finalement, j'ai jamais eu vraiment besoin de faire de la pub : ça tourne à peu près à.. . entre 200 et 300 téléchargements par mois de eAnalyse, et eAnalysis, on est rendu à quasiment une centaine de téléchargements par mois, ce qui est quand même énorme, parce que c'est des logiciels très spécialisés. Ça, pour eAnalyse, ça fait 200 téléchargements par mois depuis cinq ans, c'est énorme, je développe beaucoup les logiciels pour moi

. Comme-c'est-une-commande-anglaise,-est-ce-que-c'est-plutôt-en-angleterre-?-christophe, en Suède par exemple, j'ai rencontré un musicologue qui m'a dit : "Tiens, j'ai parlé de ton logiciel !" Je lui ai dit : "Oui, j'ai vu, parce qu'à un moment donné, il y a eu vingt téléchargements venant de Stockholm, donc j'ai compris qu'il y avait une formation, il y avait quelque chose là-dessus". Après, c'est par bloc, comme ça. Mais je crois que-ça fait longtemps que j'ai pas regardé-mais eAnalyse, il y a plus d'un an maintenant qu'il y a plus de téléchargements étrangers que Français. Avant, c'était essentiellement en France, mais comme il est bilingue en fait, Moi : Et là, vous avez des statistiques : vous savez si c'est plutôt

M. Après, V. Logiciel-est-que-sur-mac-aussi,-donc-c'est-vrai-que-l'inspecteur-général, and . Maestracci, est très Windows-même si à l'origine, il était très Mac-moi, je l'ai connu quand j'étais stagiaire à Paris, comme prof, il était prof à Dorgelès, à Barbès, et je l'ai vu plusieurs fois, j'ai été le voir dans sa classe, il avait que des Mac, des SE30, des vieux Mac. Et c'est vrai que quand il est passé inspecteur général, il a complètement changé et a basculé à Windows, et je sais qu'il a fait pas mal de ménage, il ne voulait vraiment plus entendre parler de Macintosh. C'est peut-être lié à ça

. Moi, Et vous avez développé d'autres outils ? Christophe : Après, j'ai développé des petits logiciels : j'avais développé un petit synthétiseur, mais pour c'est pour de la production musicale ; j'ai développé des petites applications aussi pour iPhone, qui sont extraites d'ailleurs de eAnalyse

, Même maintenant, je me retrouve avec deux logiciels sur les bras, parce que l'université anglaise voulait vraiment que je développe un logiciel à part, donc je leur ai fait ça ; maintenant, le problème, c'est que j'ai deux gros logiciels à maintenir, et pour la prochaine version, les deux vont être réunis, c'est clair. C'est trop lourd : je suis pas un développeur professionnel, je fais ça pour moi, pour développer mes outils pour l'analyse musicale, et même maintenant, eAnalyse, en fait je m'en sers plus pour mes recherches, puisque je travaille uniquement avec le nouveau, eAnalysis, que j'ai vraiment développé en fonction de mes besoins, qui correspondaient bien aux besoins des musicologues en électroacoustique. C'est vrai que je me retrouve devant un problème ; il va falloir simplifier tout ça, parce que ça fait trop. Moi : Et vous n'avez jamais été approché par un éditeur de logiciels.. . ? Christophe : Non non. C'est peut-être parce que c'est un peu trop spécifique.. . le marché est quand même très réduit, pour ce genre de logiciels, des petites applications musicologiques pour retrouver des modes, des gammes, utiliser la set theory, des choses comme ça, pour l'analyse

, et même Musique Lab apparemment, c'est tombé complètement

L. P. Christophe-:-en-fait, Enfin la première version était essentielle, mais c'était en MIDI uniquement, et c'était très très utilisé dans les établissements, dans les 5. En réalité, l'attribution du label RIP s'effectue après dépôt d'un dossier candidature, ce que semble ignorer Christophe

, c'est resté à l'état de maquette, de bêta uniquement, alors qu'il y avait un potentiel énorme. Il y avait Musique Lab Maquette, mais ça, ça a été plus développé pour les conservatoires. Ils se sont un peu trompé de public, je pense. Ils ont beaucoup communiqué sur l'Éducation nationale, alors que c'était vraiment pas adapté à l'Éducation nationale. C'était plus adapté en effet à la formation musicale, ou à l'écriture musicale ; mais en conservatoire, ça reste quand même très traditionnel, même les cours d'harmonie, les cours de contrepoint : on n'utilise pas l'ordinateur, alors que Musique Lab Maquette, c'est un outil très bien pour faire des cours de contrepoint par exemple. Je pense qu'ils ont mal évalué.. . Ça, et puis Musique Lab Annotation, c'est dommage qu'ils aient pas été jusqu'au bout, parce que ça aurait.. . franchement, ils avaient de l'or sous les mains. Franchement, c'est idiot ! Mais bon, collèges ! Je ne sais pas s'ils ont mesuré vraiment l'impact que ça a eu, mais c'était énorme. La deuxième version qu'on attendait

, Christophe : Oui, je crois qu'ils ont arrêté plus ou moins.. . ça reviendra peut-être dans quelques années, p.290

M. Entretien, , 2011.

, enregistrement et de sonorisation ; au moment où je l'ai découvert, il entretenait des relations suivies avec plusieurs établissements d'enseignement spécialisé de la musique, et comportait même un « département » dédié. En novembre 2011, lorsque j'effectue un entretien avec son responsable, cette activité a été abandonnée, dans un contexte de restrictions budgétaires, tant au sein du magasin que du côté de ses clients institutionnels. Averti de cette situation, Orphée est un magasin d'instruments de musique et de matériel professionnel d

, L'entretien à lieu dans un « studio », une loge destinée à l'essai des instruments exposés en magasin

, Je présente rapidement ma thèse et rappelle la journée de rencontre organisée conjointement par Orphée et Apple France. À ma demande, Bernard déroule les grandes lignes de son parcours dans le monde de la production musicale, jusqu'à son recrutement chez Orphée, après une série d'épreuves destinées à vérifier ses compétences artistiques et sa connaissance du marché des claviers

«. Du and . Haut-de-gamme, Orphée a commencé avec un magasin, puis après, s'est orienté vers l'internet, sachant que 70 % du chiffre d'affaire se fait avec internet, donc le reste en magasin. Donc on est réellement [au magasin] la vitrine de chez Orphée. À savoir qu'on a un pôle beaucoup plus rock'n roll et l'autre, beaucoup plus classique.. . et jazz. Le magasin, il reste beaucoup plus classique.. . et jazz, parce que la proximité.. . géographique [Bernard tourne la main vers le bâtiment du [conservatoire] qui se trouve de l'autre côté de la rue

.. .. Moi-:-d'emblée,-l'idée,-c'était-de-faire-du-commerce and . Bernard, Je n'en sais trop rien, réellement ; je pense que le PDG est quelqu'un d'assez instinctif. Quand il pense quelque chose, il le fait sur le moment

.. Quelque-chose-qui-Était, en lui depuis un petit moment et qu'il fallait qu'il mette en place. À mon avis, il est passé à l'action quand il a vu qu'il y avait une opportunité

. , et c'était une association américaine et française, et puis les parts américaines ont été rachetées.. . par le PDG français. Donc c'est complètement français, on n'a pas changé de nom, parce que les gens se sont habitué à ça, mais voilà, c'était au départ un magasin uniquement dédié aux instruments à vents, et puis après on s'est élargi, on a été vers les instruments à percussion classiques, après, de plus en plus rock'n roll, ethnique, on s'est orienté après vers les guitares.. . basses ; finalement, piano, récemment home studio, sono, et qui fait ce genre de choses depuis un peu plus de vingt ans, donc ça, à mon avis

:. Moi and . Bernard, En fait, quand je suis arrivé ici il y a cinq ans, ça commençait à peine. Ça devait commencer depuis quelques mois, depuis six-sept mois. Et après, je l'ai poussée-pas tout seul, hein, avec des chefs-produits, qui ont justement proposé, fait des recherches avec des fournisseurs, et puis on a élaboré. J'ai un petit peu contribué, à mon échelle en tout cas, sur la viabilité de certains articles

. Moi, Cette intégration des éléments « lumière », ça veut dire que vous vous orientez vraiment sur un public très professionnel, de salles

. Bernard, [j'acquiesce] voilà, dans une démarche commerciale, ce sont des produits-on y va toujours avec du bas de gamme, pour voir si ça prend.. . on est quand même assez prudent, et puis après on développe au fur et à mesure, on donne de l'importance et de la valeur aux produits. Par exemple, le home studio, au départ, on ne faisait pas du tout Neumann, on ne faisait que des marques qui étaient, on va dire, les plus demandées, telles que Shure, [inaudible], enfin des micros qui étaient les plus vendus, et puis au fur et à mesure, on brodait, on essayait justement d'élargir le spectre et d'avoir des choses un peu plus pointues. On fait pareil avec les lumières, là à présent on fait pas des trucs terribles, mais on commence à avoir quelques lumières qui comMÉDIAS ET ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ DE LA MUSIQUE mencent vraiment à ressembler à quelque chose, Pour l'instant.. . on y va toujours à tâtons au début, on y va toujours avec des produits-je parle de produits parce que c'est comme ça qu'on s'exprime, pour aller beaucoup plus vite

». Moi-:-du-«-balloche and . Bernard, Oui, c'est des lumières un peu criardes.. . vous voyez, c'est pas vraiment des lumières qui peuvent être mises dans des salles un peu plus poussées.. . C'est du pyrotechnique qui reste très très bas de gamme. Moi ça me va parce que j'ai tout à apprendre sur les lumières

À. Propos-de-la-marque-maison-créée-par-le-magasin-et-d'une-seconde-marque-d'entrées-de-gamme, Bernard explique qu'elles ont permis à Orphée de passer le cap de la crise sans trop de dommage : possibilité d'accorder des réductions tarifaires substantielles, possibilité de commander des produits finement ajustés à la demande au fabricant, élargir l'offre. Par exemple, tous les pianos en toucher lourd se font en 88 notes, et quelques modèles en 73 notes pour produire un instrument qui s'appelle le « road's ». Il y a beaucoup de gens qui nous demandent s'il y a pas des pianos à toucher lourd mais en 49 touches, pour que ce soit transportable, et juste d'avoir la sensation de toucher lourd. Ça n'existe pas. Un vrai pianiste n'aimerait pas ça, mais la majorité des gens s'en foutent.. . de ce que peut penser un vrai pianiste ; ce qu'ils veulent, c'est avoir quelque chose qui soit transportable, mais avoir juste la sensation piano. On s'penche là-dessus, parce que personne le fait. Donc effectivement, on essaie de proposer ce qui ne se fait pas

. Moi, est une part importante de votre chiffre d'affaire ? Bernard : Oui. Y a des marques qui sont indispensables.. . mais on perd de l'argent. Yamaha par exemple. C'est une marque qu'on est obligé d'avoir, comme Apple, parce que ça fait bien d'avoir ça, parce que les gens demandent, parce que effectivement, y a de la qualité-quoique.. . pas forcément dans tout

, Après on affine, c'est à dire qu'ils nous proposent des articles, on dit non bah voilà, ça on le voit comme ça, est-ce que vous pouvez rectifier ça, Les produits commercialisées sous les deux marques sont fabriqués en Chine pour le bas de gamme et en Europe (Angleterre

, ANNEXES 293

. Moi, Qu'est-ce que ça implique pour vous d'être « Apple Solution Expert

, c'est une information que j'ai eue il y a peu de temps. C'est peut-être pas irréversible, c'est juste que Apple, ils ont une manière de voir le commerce qui est un petit peu différente du nôtre. Et.. . ils sont très exigeants, ça tout le monde le sait, mais après, des fois, ça ne suit pas.. . notre politique commerciale ; des fois il y a des incompréhensions

, Un argumentaire à destination des conservatoires Moi : Et à l'époque où vous étiez sous.. . je ne sais pas si c'est une licence

O. .. Bernard-:-oui,

, Moi : est-ce que vous receviez des formations, des directives ; est-ce que vous jouiez un rôle d'intermédiaire entre Apple et les clients

. Bernard, Déjà [Bernard cherche le mot juste] l'outil informatique peut déjà guider de lui-même un élève ; si le prof en plus intervient et rend la chose plus explicite, d'après moi, la compréhension est davantage plus ancrée dans la mémoire de l'élève. Le fait de faire des ratures sur un papier, le fait de faire des fautes, recopier ce genre de choses.. . mis bout à bout, sur le temps, bah y a des erreurs qui sont.. . on revient pas sur certaines erreurs, et du coup on les corrige certainement pas. Voilà pour moi, l'outil informatique, c'est beaucoup d'autonomie, très peu d'énergie aujourd'hui de dépensée parce que Apple est énormément dans le développement durable, soit du matériel, le recyclage, mais aussi des batteries, qui prennent très peu d'énergie mais restituent énormément d'heures d'autonomie ; c'est un outil fiable, très interactif, très léger ; si un élève doit se promener avec un Mac, Avec les écoles, oui ; avec les conservatoires, on développait des systèmes qui s'appellent « classrooms » ; on essayait justement de mettre ce genre de choses en avant, parce que dans certains pays, ça marche très très bien, et je trouvais que c'était assez pertinent justement que l'État investisse dans ce genre de choses et donne accès à l'informatique à tous les élèves

, Donc uniquement le côté pratique de l'outil informatique DEVAIT m'intéresser, d'après Apple, et à juste titre. Et c'est ce qui m'intéresse, réellement. Moi : Et de ce point de vue là, il y avait une forte demande des conservatoires ? Bernard : Non pas du tout ; en fait, ils étaient pas du tout au courant.. . de l'existence des classes mobiles. Mon travail à moi, c'était comme pour chez Orphée, puisque je m'occupais des écoles et orchestres, je m'en suis occupé pendant un an, mon travail c'était d'amener la bonne parole. Après, ça prenait ou ça ne prenait pas, mais c'était sensibiliser les gens sur ce qui existait réellement dans l'éducation, mis à part mon travail de tous les jours, c'est à dire de faire des devis, gérer des bons de commande, gérer des appels d'offre.. . c'était de l'administratif pur, et ça faisait marcher la boîte, mais à côté de ça, c'était aussi anticiper pour demain. Ne pas être à la ramasse, ne pas uniquement me préoccuper du chiffre d'affaire mais aussi de me mettre au courant de toute l'évolution, et.. . sensibiliser ; c'est à dire mon travail d'aller voir les conservatoire, c'est de leur proposer des solutions, plutôt que de venir vers nous, rentrer, prendre des heures sur leurs heures de travail ou leur temps libre pour venir dans les magasins, faire la queue et ne pas avoir forcément quelqu'un spécialisé, avoir on va dire quelqu'un de très polyvalent qui puisse leur amener directement.. . parce que eux-mêmes étaient assez demandeurs, en disant : qu'est-ce que vous avez aujourd'hui, de nouveau, qui pourrait justement et nous faire gagner de l'argent, nous permettre d'acheter plusieurs stations de travail et d'autres instruments de musique mais en même temps qui soit très polyvalent, Moi : Donc de votre point de vue, le marché Apple, c'étaient surtout les classes mobiles.. . plus que les logiciels ? Bernard : J'ai pris parti là-dessus.. . oui, il y a forcément toujours des applications, mais les applications, il y en avait tellement.. . moi, je m'intéressais surtout à l'outil informatique. Les applications, selon la discipline que vous voulez étudier dans les conservatoires, dans les écoles de manière générale, vous pouvez effectivement choisir l'application qui va bien, mais là.. . je suis moins formé

, véhiculer leur éducation, mais d'autres.. . ont fait un virage à 360?

, Je dis n'importe quoi ! Ils voulaient carrément aller dans un autre domaine ; par exemple à Villepinte.. . ils se sont adaptés en fait à leur population, qui est une population de jeunes qui aiment bien écouter du rap, écouter du Rn'B, écouter des musiques actuelles, ils savent très bien que des classes purement piano classique

, mais à côté de ça, ils ont développé pas mal de classes de MAO, pas mal de classes de musiques amplifiées, et je trouve ça très bien ; donc en fait ils se mettent à jour, et ils proposent.. . ils essayent justement de sortir les jeunes de la rue pour les éduquer dans ce qu'ils aiment, et au fur et à mesure, les amener dans une éducation beaucoup plus généraliste, c'est vraiment la sensibilisation, quoi, ils ont quand même ce genre de choses parce qu'ils doivent l'avoir

. Leur-manière-de-vouloir-se-projeter-dans-le-futur, d'efforts pour ramener énormément de technologies ; ils ramènent carrément du matériel qui est lié au DJ-ing, des appareils tels que le « launchpad », qui est un appareil utilisé avec des ordinateurs, qui permet de faire des boucles

, encore-Apple ne fabriquait pas le chariot mais fournissait uniquement les ordinateurs et les tablettes ; il fallait donc faire appel à un fournisseur supplémentaire. Moi : [Les classes mobiles], ça prenait bien finalement dans les conservatoires ? Bernard : Il y avait surtout un intérêt de la part des profs, parce que les profs, il fallait surtout enlever toute inquiétude, parce qu'ils avaient peur que l'outil informatique prenne leur place ; ce qui est logique, de par le fonctionnement humain, À propos des classes mobiles, les commandes se sont avérées assez compliquées parce qu'à l'époque-en, 2010.

, ils sont à même de pouvoir contester l'éducation d'un prof parce qu'ils vont regarder sur Youtube, parce qu'ils vont regarder sur « U Tunes » [iTunes U] ; ils sont capables d'accéder à des informations qui sont beaucoup plus poussées que certains profs, donc, mon argument, c'était de dire : attention, vous avez des outils informatiques qui donnent des éléments, même pour vous, vous pouvez effectivement vous renseigner là-dessus, mais les élèves iront de toute manière là-dessus. Donc ce qu'il faut, c'est justement conforter.. . valider les acquis, parce que les élèves, quand ils arrivent : OK, j, L'apport du prof, c'était juste vulgariser l'outil informatique auprès des élèves, parce que de toute manière les élèves aujourd'hui sont capables d'être plus à la pointe que les profs, qui ont peur de l'informatique

D. , c'est-à-dire que le prof ne va pas tout faire de A à Z, il va juste donner les outils qui permettent de traduire l'information que l'on a autour de nous, et après, il va justement essayer de corriger le vrai du faux dans les outils informatiques, parce qu'internet, peut regorger de plein de choses bonnes, mais aussi

, mais de l'information et de la sensibilisation et pas forcément de la vente immédiate. C'est-de par Orphée-montrer qu'on a aussi cette faculté-là, et qui peut être aussi altruiste, c'est à dire qu'on vous donne l'information, mais on sait très bien qu'aujourd'hui, il n'y aura pas une décision de prise mais il y aura une réflexion qui se fera sur le temps, et donc, je pense qu'ils repenseront à nous parce qu'on aura été un petit peu précurseurs sur cette idée-là, donc ils reviendront vers nous. Donc c'est plutôt de l'investissement à long terme, Les rencontres avec les enseignants, en conservatoire ou au-dehors se sont faites de façon informelle. Beaucoup sont assez réticents à s'entretenir avec un commercial. Bernard nuance cette identité et revendique un rôle d'informateur, de personne-ressource : Bernard : Mon travail est certes dans la vente

, Bernard : Beaucoup de directeurs en connaissaient moins que les régisseurs sur tout l'aspect technique, le matériel, quoique je connais beaucoup de directeurs qui viennent ici au magasin pour acheter du matériel, qui se mettent à la page, mais c'est pas le cas de tous, parce qu'il y a des jeunes directeurs qui viennent et qui s'occupent essentiellement de l'administratif, Les relations individuelles avec les équipes des conservatoires s'établissaient le plus souvent avec les régisseurs, même si les directeurs et les enseignants entrent également en relation avec le magasin

. Après and .. Le-directeur, Donc ça se fait en deux étapes

Q. Bernard-précise, il n'entretenait pas de relations avec les collectivités, ni les instances nationales ; le cheminement normal consiste à passer les conservatoires

, Moi : Comment est-ce que vous analysez les évolutions actuelles du marché des logiciels, des regroupements, des fusions-acquisitions évidemment

.. Ça-va, il va y avoir un grand boom, d'une manière générale. C'est à dire qu'aujourd'hui, les logiciels se vendent encore comme ça, sous forme de packaging ; demain, ça sera complètement différent. .. d'ailleurs Apple en est un petit peu le précurseur. Il y a encore quelques mois, on vendait du Logic, qui en fait est un logiciel assez prisé ; et maintenant il ne se vend plus qu'en ligne. Ce qui est logique, c'est à dire qu'il devient beaucoup plus accessible au niveau du prix, parce qu'ils ont pas besoin de construire un boîtier, ils ont pas besoin de construire de livret, ni même de presser des CD, du coup, le prix est forcément diminué ; aujourd'hui, tous les logiciels-je pense-vont arriver à ce genre de choses. ProTools commence un petit peu à se mettre au diapason, ils ont pris un temps de retard et puis ils ont vite rattrapé ce temps de retard-là, puisqu'ils prévoient dans quelques années que les logiciels ne s'achèteront plus en magasin, et ils feront des ordinateurs beaucoup plus vers une logique iPad

, Donc dans quelques temps, les iPads seront très performants, ils seront capables de gérer

. Le and . Top, ne seront pas uniquement pour une personne, c'est-à-dire qu'ils se loueront uniquement, uniquement pour une utilisation ; c'est à dire que tout le monde pourra dire : tiens, je veux louer sur deux-trois jours Logic Audio, donc ils paieront un forfait sur deux-trois jours, qui sera minime, et tout le reste du temps, ils ne paieront pas parce qu'ils n'auront pas l'utilité. Ils n'auront pas besoin de s'occuper des mises à jour, ils n'auront pas besoin de s'occuper de tout ce qui est virus parce que les ordinateurs seront équipés de.. . disques durs directement dans des serveurs, qui ne seront pas dans leur ordinateur

, Donc ça évolue extrêmement de ce côté-là

. Moi, Pour le principe de la dématérialisation, j'étais assez au courant, par contre, cette histoire de location

. Bernard, Tiens : l'année d'après, il est complètement obsolète, il faut prendre justement un autre logiciel qui permet de upgrader ; les fournisseurs, les constructeurs sont plus gagnants en faisant eux-mêmes une mise-à-jour que les gens puissent piocher.. . C'est effectivement une politique commerciale qui appâte tout le monde, parce qu'effectivement : "Waouh ! J'ai pas les inconvénients, j'ai que les avantages !" Du coup voilà : pour eux, c'est beaucoup plus simple, et ils gagneraient beaucoup plus d'argent. Pourquoi ? Parce que [.. .] c'est ouvert à tout le monde, il y aurait plus de gens qui seraient intéressés et qui se diraient : "ProTools, c'est accessible pour par cher !" Pour peut-être quelques centimes dans la journée, Oh, ça se fera dans tout : dans Photoshop, ça sera pareil.. . dans tout ce qui est multimédia, de manière générale, on fera tout de cette manière-là. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, il est très compliqué.. . les gens n'aiment pas du tout acheter un logiciel

, C'est aussi mon travail aujourd'hui : maintenant je suis responsable du rayon MAO, lumières, studio, claviers, et donc c'est mon travail aussi de savoir exactement ce qui va être demain la musique. Il y a certains [fabricants et fournisseurs] qui nous donnent juste des informations pour nous mettre sur la voie, et c'est à nous d'aller chercher un peu plus loin. Mais j'ai hâte que çà arrive !

, J'évoque les évolutions actuelles en cherchant à confirmer l'hypothèse d'une intégration croissante des éléments de la chaîne de production audiovisuelle dans les versions courantes des logiciels, ce qui expliquerait notamment la disparition des versions intermédiaires chez Apple : Bernard : Les ordinateurs sont capables de faire tourner des logiciels de plus en plus lourds

, Mais il n'y a pas d'évolution radicale

, il y a pas de logiciels vraiment intermédiaires, p.299

B. Surtout-crescendo, autodidacte en formation musicale, a beaucoup utilisé lui-même. Selon lui, s'il est très peu répandu en conservatoire, c'est parce qu'il ferait trop d'ombre aux enseignants de FM. En revanche, Bernard s'est assez peu intéressé aux logiciels et aux plateformes concurrentes. Observation : Formation sur, Orphée commercialise des logiciels éducatifs, vol.18, 2011.

L. Ariam, qui a déjà organisé deux journées de rencontres professionnelles destinées prioritairement à des directeurs de conservatoire, s'est vu commander par l'un d'entre eux une demi-journée de « formation sur site », c'est-à-dire délivrée dans l'établissement même. Une série d'intervenants prennent la parole, soit sous forme de présentation individuelle, soit sous forme de tables rondes

G. Le-numérique-:-grande-peur, . Espérances, and . Nécessité-baptiste, étant sur la peur des mondes et les espoirs en même temps qu'ils peuvent engendrer me paraissait tout à fait opportun pour essayer de reprogrammer cette journée, puisque l'avènement des nouvelles technologies, qui est quand même une chose très importante au niveau de la fin du xxe siècle et maintenant, nous sommes au xxie, de penser donc comment ces outils-comme le livre a été un outil et l'est toujours au niveau des cours-peuvent être au service de l'enseignement, et en particulier de l'enseignement artistique, parce que ça ne cesse de se développer ; vous verrez tout au long de la journée différents axes à ce niveau-là, maintenant, Ça fait deux ans en fait que je souhaite organiser cette journée, p.301

, maintenant toutes les salles de formation musicale sont équipées d'audiovisuel ; je pense que normalement toutes les salles de cours sont équipées d'audio au moins, moi je serai toujours ouvert et partant si un professeur me dit : « ah, moi, j'aimerais avoir un écran, j'aimerais avoir la possibilité de passer au visuel également. » Les salles de danse, c'est le cas, la salle de théâtre

, J'espère que ça vous intéressera-peut-être pas tout, parce que bon, c'est varié, mais en tout cas, ça suscite l'interrogation, et c'est ça qui est important pour tout enseignant

. Antoine-représentant-l'asso, ] d'analyses qui sont très riches, et où on peut constater que les TICE sont une occasion de revisiter nos pratiques, nos méthodes, et sont comme une grille d'analyse de nos méthodes d'enseignement. Il faut bien dire que dans nos pratiques d'enseignement artistique, on n'est pas tellement branché sciences de l'éducation ; on est avant tout musicien, c'est déjà pas mal, ou artiste, c'est déjà beaucoup de travail

M. Musique, Donc ce que je cherche à vous indiquer, c'est que les conditions politiques et économiques des pratiques de nos métiers peuvent être menacées ; ça je vous le dis simplement, faut que tout le monde en soit conscient. On peut très bien imaginer qu'un jour, les élus, les collectivités territoriales trouvent que ça coûte trop cher par rapport au nombre de personnes à qui ça répond, et que on arrête tout ça, vous voyez ; donc il faut avoir conscience de ça, c'est possible ; tout est possible dans ce domaine, le terme militer n'est pas approprié, mais évidemment, on est dans l'encouragement des innovations pédagogiques, et en tout cas, d'essayer de nouvelles voies

, est que si on se met pas dans le mouvement, c'est le monde autour qui bouge, et pour le coup, on va rester sur le bord de la route

, Antoine précise sa réflexion sur l'apport des TICE ; un dialogue s'ensuite avec le chercheur. Pour moi, ce qui est au coeur de la question, c'est la question.. . d'apprentissage plus ou moins directif. Moi, ce que je pense, c'est que dans le milieu des conservatoires, on est dans un apprentissage très directif, très directif

C. Invité, De toute façon, aujourd'hui, avec toutes les sources d'information qu'ont les élèves, un jour ou l'autre, on n'échappe pas à être confronté avec quelqu'un qui dit : « Mais moi j'ai vu quelque chose qui dit le contraire de ce que vous venez de nous dire ! » On ne peut plus la garder, cette posture aujourd'hui

. Antoine-:-Ça, d'abord, le professeur qui sait tout, évidemment, c'est plus d'actualité, depuis longtemps, et donc ça veut dire que cette posture-là ne tient pas. Moi, je vous invite à lire aussi des gens comme Carl Rogers, par exemple, c'est très ancien, mais Liberté pour apprendre, c'est un livre très enthousiasmant, qui est sur la pédagogie non directive, parce que ça permet de se nourrir d

, Au cours de la présentation des ressources en ligne que nous effectuons, l'une des enseignantes du CRD fait la remarque suivante : Enseignante : J'aurais juste une petite réflexion à faire à propos de Juliette Citrouille [le pseudonyme d'un professeur de formation musical dont nous venons de présenter le blog] : c'est que Juliette Citrouille, elle doit être célibataire, ne pas avoir d'enfants, être passionnée d'informatique-je pense-et ne faire que ça

. Plus, M. Visionné-un-cours-filmé-de, and . Jude, un professeur de piano manifeste son désaccord quant à la position de la main, telle qu'elle est préconisée dans l'enregistrement : Enseignant 1 : Faudrait pas que ça supprime des classes de professeurs de piano

, Antoine : C'est bien les questions que je soulève

, Enseignant 2 : On transmet pas encore le sens du toucher, ou de la sensibilité, p.303

, Enseignant 3 : La position de la main, c'est une position de.. . c'est la position de cette dame.. . moi, des positions comme ça, ça me plaît pas trop

, Enseignant 2 : Y a pas d'adaptation à l'élève.. . à la morphologie de l'élève. Y a pas de relation sensible

, Oui mais en fait, vous parlez du contenu de comment elle, elle fait ; mais on parle pas de l'outil informatique. Ça peut être un autre prof, ça peut être une

, Enseignant 3 : Ah non non non

, Enseignant 2 : Ça peut être n'importe quel prof, n'importe quelle pédagogie ; y aura toujours pas la relation face à l'élève

, Baptiste : C'est-à-dire que si le professeur retrouve, par le biais d'un site quelque part, une donnée qu'il enseigne, il peut se permettre de dire à l'élève : « Eh ben, écoute, retrouve ça

A. , Mais c'est dans l'autre sens aussi : c'est l'élève qui est abonné à çà, qui dit : « Ah bah vous me dites ça, mais moi, j'ai vu ça

, Enseignant 4 : C'est ça qui va se passer en fait

A. , Bah voilà ; là c'est intéressant. C'est là où la posture du prof

, est-à-dire : la vérité, elle est où ? Est-ce que c'est toujours le prof qui a la vérité ? Je sais pas

, et nous avons déjà assez de mal, en tant qu'enseignants, à, justement, pointer les choses qui ne sont pas acquises, les lacunes ; on a du mal à se positionner en tant qu'enseignant qui accompagne, qui aide ; qui est là pour faire en sorte qu'il y ait une évolution satisfaisante et épanouissante. Néanmoins, on a souvent affaire à des élèves qui prétendent tout savoir, et, au-delà, aux parents d'élèves qui prétendent que leurs enfants en savent bien plus que l'enseignant n'est capable de le percevoir

A. , Et bon, c'est pas aujourd'hui que je vais vous donner une solution, et c'est pas du tout la question des TICE, même si les TICE peuvent contribuer à se poser ce même genre de question, Ça, ça questionne la pédagogie fondamentale

, Baptiste : c'est-à-dire que les réponses que vous [les enseignants] donnez là, c'est des réponses qu'il faut donner aux élèves lorsqu'ils se confrontent à ça, en choisissant pas forcément la chose adéquate ; ils en sont pas capables. L'enseignant sera jamais remplaçable du fait que c'est lui qui de guider, de poser les bonnes questions

, est effectivement lui qui accompagne et qui montre, par contre penser que l'élève sera pas capable tout seul, c'est déjà has been en fait. Les exemples que j'ai en musiques actuelles, l'expertise est tellement large et tellement complexe que le prof ne pourra jamais tout savoir mieux que l'élève, et très souvent, l'élève, c'est lui qui ramène un morceau, une partition, une technique que le prof découvre. Et ça veut dire que le prof sert plus à rien, au contraire, parce qu'il y a un enrichissement qui est mutuel, et ça empêche pas d'accompagner un élève et de lui dire : « Voilà, cette technique [inaudible] ; va écouter ça, va écouter autre chose ». Là, on a affaire à quelque chose qui est très travaillé, qui est payant, etc., mais moi ce que je remarque, c'est les shows de guitaristes, de classique, d'amateur, qui existent depuis quinze ans avec des processus pédagogiques sur DVD et internet, c'est hyper démocratisé, Je suis à la fois d'accord et à la fois pas du tout, c'est-à-dire que l'enseignant est certes pas remplaçable, vol.4

, deux mille, trois mille étudiants en musique, et le but du jeu, c'était justement de rencontrer tous ces gens-là, Au moment où nous présentons le dispositif d'e-learning du Bercklee College of Music, vol.6

, qui a développé une plateforme de gestion des enseignements sur Moddle. Formateur 1 : Harold [met en oeuvre] au sein du département de musiques actuelles du CRR Erik Satie un certain nombre d'outils de communication entre les profs et entre les élèves, qu'il va vous exposer ; je crois que l'idée, c'est de montrer qu'avec des outils très simples, Un « campus en ligne » pour le département de musiques actuelles Intervention du coordonnateur d'un département de musiques actuelles

. Harold, Dans les différents endroits où j'ai enseigné avant, j'ai toujours essayé de mettre en place certains outils qui, dans les musiques actuelles, sont assez essentiels pour travailler, parce que c'est vrai que c'est des musiques qui, un petit peu naturellement, travaillent effectivement sur une veille technologique et sans arrêt avec les derniers outils qui existent dans ce domaine-là, Je m'occupe effectivement du département musiques actuelles

, montage de ce site spécialisé, on était sur onze lieux différents, avec des équipes pédagogiques qui étaient amenées à quasiment ne jamais se rencontrer

, je l'ai surtout mis en oeuvre pour ça : pour faire qu'il y ait un endroit, une plateforme, sur lequel l'ensemble des contenus pédagogiques soit accessible, l'ensemble du suivi pédagogique, de tous les cours, de tout ce qui se passait ; l'ensemble aussi de la gestion-simple et administrative : les présences dans les cours, les reports.. . et puis aussi tout ce qui va être l'évaluation du travail qui est fait. Au-delà de ça, c'est un outil-et ça, c'est arrivé un peu en le faisant-qui nous a ouvert de nouvelles perspectives purement pédagogiques auxquelles on n'avait pas forcément pensé

, elle est un peu de deux ordres : elle est souvent technique, c'est-à-dire que j'ai souvent rencontré des services-enfin, des directions informatiques-, comment dire ? Avec qui il n'était pas toujours facile de dialoguer ; qui me répondaient souvent que "c'était trop difficile, qu'on allait être piratés le lendemain par la NSA, tout ça".. . C'était les trois quarts du temps "non", c'était pas possible, c'était soit technique pas possible, c'était soit dangereux, Peut-être en introduction, dans tous les endroits où j'ai été, pour essayer justement d'installer ce type d'outil, la première grosse difficulté que j'ai rencontrée

C. 'est-vrai-que-pour-moi, et même-je ne pense pas que je devrais le dire-à chaque fois, on l'a passé un petit peu en bricolant, ou en acceptant de ne pas voir toutes les réalités qu'on aurait dû voir, pour que ça puisse marcher. Ça me paraissait essentiel pour qu'on puisse essayer des choses, parce que sinon, effectivement, on rentre dans des lourdeurs qui ne permettent même pas d'essayer d

. Quand-j'ai-voulu-installer-ces-outils-là, . Fait-une-recherche-toute-bête, and . Qu, il existait énormément, dans le domaine open source, dans le domaine des logiciels gratuits et en plus, avec des licences ouvertes, énormément de plateformes qui permettaient de gérer une proposition de formation, d'enseignement et de pédagogie en ligne. J'ai porté mon dévolu sur une plateforme très répandue qui s'appelle Moodle, qui est une plateforme de ce qu'on pourrait appeler une université ou un campus en ligne, qui est faite pour gérer une scolarité

M. Musique,

, Donc on a mis au point une première chose, qui a été de dire : "on va essayer de se tenir au fait de-même dans un style laconique, avec très peu d'informations-de tenir au courant, en permanence, l'ensemble de l'équipe pédagogique de tout ce qui est fait dans toutes les classes. On a mis ça en place pendant un an, l'année dernière, ça a relativement bien marché, c'està-dire que l'ensemble-pratiquement les trois quarts-de l'équipe pédagogique s'est astreint systématiquement à écrire ce qu'ils faisaient, là où ils en étaient dans ce qu'ils faisaient ; alors souvent, vous allez voir, avec deux phrases et demie, c'est pas très lourd en gestion. Ça, pour nous, la première valeur ajoutée est fantastique : voilà, on a monté un département dans lequel il y a, je crois, dix-huit disciplines enseignées, et pour la première fois, on a eu une vue d'ensemble en permanence de tout ce qui se fait. J'ai trouvé déjà qu'en ça, l'outil était vraiment formidable : je savais ce qui se passait dans les cours individuels, Ce que ça nous a permis : dans un premier temps, on a fait des réunions avec l'ensemble de l'équipe pédagogique et on s'est dit : voilà, grâce à cet outil, on peut obtenir une transversalité de travail qui était effectivement, sinon, très très difficile à obtenir dans le réel, parce qu'elle signifie de très nombreuses réunions, le fait de se voir très souvent, etc. et on était, comme c'est toujours un petit peu le cas dans les équipes pédagogiques où tout le monde a une grosse activité artistique permanente, et on n'avait jamais plus d'un tiers des personnes aux réunions-et encore, ça c'était dans les cas les plus heureux

, Dans les axes de proposition de formation qu'on a sur le département de musiques actuelles, il y a un axe de travail généraliste de formation initiale, multi-compétent, très large, très ouvert, etc., et il y a aussi un axe d'accompagnement des projets personnels artistiques des étudiants. Là aussi, le campus en ligne est vraiment d'une aide assez fantastique, parce que comme on capte systématiquement tout ce qui est fait par les étudiants dans le cadre de leurs projets artistiques personnels extérieurs, toutes ces informations sont mises en ligne, et l'ensemble de l'équipe pédagogique qui ne peut pas forcément être là le soir sur le concert de la boucle d'étudiants, etc. parce qu'eux-mêmes jouent, parce que plein de choses, ont la possibilité de suivre sur trois ans ce projet. On a aussi, par exemple, tous les étudiants, quand on a des séances diagnostiques avec eux pour essayer de voir où vont leurs projets, etc., ça donne systématiquement lieu pour l'étudiant à un petit compte-rendu, même laconique qui finit sur le site ; donc les profs peuvent même suivre de très près, voire plus, parce qu'on a aussi un cours sur la production et la réalisation musicale, et il y a des gens qui postent des sessions de ProTools complètes, que d'autres récupèrent, rouvrent dans leur logiciel, retravaillent, recompressent, remettent sur le serveur pour évaluation par par exemple, ont un portable et une liaison wifi, et je donne un exemple tout bête : le prof de guitare

, Formateur 1 : Et les élèves ont aussi accès à cette vision globale, et donc ça favorise l'auto-évaluation de où on en est, aussi

. Harold,

, Formateur 1 : C'est important de dire que ça peut aussi marcher dans ce sens-là

. Harold, Alors, ce qui est vraiment intéressant, ça par contre, je suis le seul à l'avoir, c'est un peu l

, est-ce qu'ils font et pendant combien de temps. Je débute un petit peu là-dedans, mais je trouve ça extrêmement intéressant, parce que ça nous renseigne beaucoup sur des processus d'apprentissage, des processus de travail. J'ai vu effectivement dès le troisième mois que tous les profs avaient [contribué], et ça, c'est super positif, log, les gens qui se connectent, comment est-ce qu'ils se connectent

L. 'autre-chose-que-permet-le-campus-en-ligne,-c'est and . Qu, il met en place énormément d'outils de communication collaboratifs, alors soit des forums tout simples, avec le fonctionnement de tous les forums que vous connaissez : on poste un sujet, ce sujet donne lieu à des réponses emboîtées les unes dans les autres, dans lequel ils peuvent poster effectivement tout ce qu'ils veulent

. Ça, nous on s'en sert énormément comme travail collaboratif : on a un concert à monter, faut choisir le répertoire, on ouvre un post, et puis ils ont une deadline-enfin une date d'échéance-et puis au bout de deux semaines, en mettant tout ce qu'ils veulent sur les forums, Donc ça peut être simplement comme ça du travail collaboratif que je dirais logistique et organisationnel, ou ça peut être plus

, d'éliminer les doublons, de commencer à faire des familles ; et à la fin de cet outil, il leur a été proposé de réaliser une carte heuristique-vous savez, c'est ces espèces de dessins, on part d'un rond et on éclate avec des sous-ronds, avec des sous-familles, etc., ils avaient à réaliser la carte heuristique de ce qu'était pour eux l'analyse musicale, et ils l'avaient fait collectivement. Ces outils-que je vous montrerai tout à l'heure-, on peut décider qu'ils soient en évaluation par le professeur, qu'ils soient en auto-évaluation par les élèves, on peut à chaque endroit de l'outil définir à qui il est accessible

, et de faire, eux, l'ensemble des prises d'enregistrement et le mixage, [et que cela] se fasse exclusivement virtuellement en ne rencontrant aucune des personnes qui vont être sur le projet ; donc ils vont gérer le fait de faire des sessions, des partitions, les envoyer aux personnes dont ils veulent des enregistrements ; chacun va être autonome, faire sa partie, la renvoyer à un référent qui va, lui, intégrer toutes ces parties dans la station numérique finale, et une autre tierce personne va recevoir l'ensemble de cette session et va la mixer, Donc on crée aussi comme ça des situations pédagogiques organisationnelles qui leur permettent aussi de découvrir toutes les difficultés qu'ils vont avoir en tant que porteurs de projet : à convaincre les autres, à avoir les choses dans les temps

A. , Je ne sais pas quelle impression vous avez en entendant Harold, mais c'est quand même, pour moi, très impressionnant d'entendre tout ce qu'il dit, et j'ai envie de l'appeler "Harold ou la révolution tranquille", parce qu'il nous dit ça très tranquillement, très simplement, mais en l'écoutant, je me disais aussi : tout à l'heure, on a parlé d'Arlette Biget et des TICE mais quand j'entends Harold, je me dis quand même

A. , Il parle de "collaboratif", il parle d'être en lien permanent-c'est ce que [le chercheur] disait qui marchait tout à l'heure, il parle de mettre en place des connexions permanentes, entre les élèves, entre les profs et de générer même des outils d'analyse musicale, T'as plus le réseau ? Ce que je veux dire par là

L. Balle, . Dans-votre, and . Camp, Voyez combien ça remet en question, ce que je disais tout à l'heure : les fondamentaux de la pédagogie musicale : c'est à dire réinterroger dans le domaine classiquec'est quand même 80 % de nos métiers-je pense qu'on a quand même beaucoup à apprendre de toute façon des musiques actuelles, globalement, dans leur réflexion pédagogique

. Enseignant, Harold : Alors, pour être très honnête, c'est là où le bât blesse un peu plus

. Antoine-:-oui, . Sois-honnête,-dis-nous-où-Ça-ne-va, and . Harold, essayé par tous les moyens de travailler avec les services informatiques, etc., et c'est purement et simplement pas possible. Effectivement, c'est moi qui administre. J'avoue que les six premiers moins ont été extrêmement lourds, parce que malgré que ce soient des professeurs de musiques actuelles, etc. qui sont censés connaître un peu toutes ces technologies, c'est finalement pas tant acquis que ça ; donc il y a eu une grosse formation au début, et chaque fois qu'un nouveau professeur est intégré dans l'équipe, il met à peu ANNEXES 311 près six mois pour comprendre à peu près comment marche l'outil. C'est aussi la limite d'utiliser des outils open source, c'est-à-dire que moi, j'ai pas retravaillé la plateforme, donc je la prends telle qu'elle est, mais il faut en prendre son parti : elle est gratuite, elle marche très bien, j'ai jamais eu un plantage à aucun moment, et ça marche tout seul

, C'est internationalisé, ça existe dans toutes les langues, c'est-à-dire que par exemple, si vous faites l'effort, si tous vos contenus sont traduits, si quelqu'un se connecte depuis les États-Unis, il voit tous les contenus en anglais, s'il se connecte depuis la France, il voit tous les contenus en français, tout ça est géré automatiquement. Dès que vous mettez un contenu, ça vous propose de l'internationaliser ; si vous le voulez pas, Enseignante : Vous pouvez répéter son nom ? Harold : Ça s'appelle Moodle

. Oui, il y a eu beaucoup d'administration, que justement, pour faire un bilan en fin de première année, j'ai essayé d'objectiver ; le nombre d'heures était important

T. Maintenant and . Honnêtement, je suis arrivé à, quand même, plus de la moitié de l'équipe qui gère tout seul la partie de son cours, qui télécharge des choses sans problème

. Voilà, ce campus en ligne, d'abord, il nous sert de portail, tout simple, c'est-à-dire que même quand quelqu'un n'est pas connecté

, il y a eu une classe de maître mercredi, je relaye tout ce que vous m'envoyez de la Cité de la musique

. Ensuite, il y a des QR-codes, vous savez, ces espèces de petits dessins en haut, donc ça, les élèves, il suffit qu'ils le pointent avec leur téléphone portable et automatiquement, ça retient un certain nombre d'informations. Donc sur celui-ci, c'est tout bêtement l'adresse de cette page, mais après dans les cours, ils peuvent flasher quelque chose et ils savent le devoir qu'ils ont à faire et pour quand

A. , Ça les réveille le matin pour qu'ils travaillent

, La première chose qu'il y a, c'est donc déjà un calendrier qui recense tous les cours, les devoirs qu'ils ont à faire, des alertes qui leur disent : "voilà, faut pas oublier pour demain de faire les choses ; les dix-quinze premières plages qui vont suivre sont aussi répertoriées. Là par exemple, ils savent que lundi 21, ils ont cours d'histoire des musiques actuelles, Voilà, je me suis connecté sous mon nom à moi pour vous montrer un certain nombre de choses

. Ensuite, on appelle des flux RSS, de l'information qui nous provient d'autres sites ; là par exemple, il y a différents sites pièces rapportées, des gens qui ne sont donc pas du conservatoire, avec qui on reste en contact

, Donc sur le projet personnel, c'est vraiment un super outil pour ça

, là, chacun est libre de sa forme, là le prof a chaque semaine-lui, il est particulièrement prolixe comme professeur, il met beaucoup de choses-il met ce qui a été travaillé, ce qu'il en pense ; l'étudiant peut suivre aussi un peu l'évaluation en continu, Maintenant je vais vous montrer plutôt un cours avec du contenu pédagogique. Par exemple, un cours individuel de guitare

, et c'est visible par l'ensemble de la classe, sauf demande expresse de l'étudiant. C'est-à-dire qu'un étudiant qui me dit "moi, j'ai pas envie", et puis il a aucune raison à me donner, je ferme les commentaires. La seule chose sur laquelle je ne souhaite pas le faire, c'est sur la pratique collective, parce que j'estime qu'à partir du moment où c'est collectif, il y a rien de secret ou de, Harold : C'est toujours visible par l'ensemble des professeurs

, les membres de son groupe ne souhaitent pas qu'on entende tout leur work in progress, ils l'ont dit, donc on ne le fait pas. Ils veulent bien que l'équipe d'accompagnement écoute le flux du travail, mais ils ne veulent pas que les autres étudiants écoutent

, Alors il y a toute une gestion de l'interface qui est très intéressante, c'est-à-dire qu'on peut préparer tous ses cours d'avance et décider qu'ils ne soient pas visibles pour l'étudiant. Voyez là, il y a un petit oeil que j'ai ouvert, mais je peux préparer mes cours, et pour l'étudiant, le cours est encore vide, et après j'ouvre petit à petit mes petits yeux pour amener chacun des cours

, Enseignant : Tout à l'heure, en rouge, c'était marqué "ear-training", alors est-ce que dans le calendrier, il y a une petite alerte ? Harold : Non, quand même pas, parce que c'est une remarque d'un prof

. Enseignant, Ce que je veux dire, c'est que les profs de FM doivent se connecter sur la page de cours

. Harold, Non, parce que si par exemple le professeur avait voulu que ce soit lu par tout le monde, il l'aurait volontairement pas posté dans son cours, mais dans un espace spécial qui s'appelle "l'espace enseignant

M. Musique,

. Voilà, est surtout de l'évaluation et du suivi pour moi ; je vous montrer un cours avec plus de contenu, comme par exemple un cours d'analyse. Tout en haut, il y a la date du cours, ensuite, il y a un certain nombre de fichiers associés à ce cours-là qui sont tous dans ce petit dossier qui apparaît en jaune, donc les élèves cliquent dessus set ils ont

, Moi, les trois-quarts du temps, j'essaie de n'utiliser que des sources en ligne, c'est-àdire Deezer, Jiwa, Youtube, Vimeo, etc. mais je vous avoue que quand elles n'existent pas, je prends un extrait d'un disque, je l'extrais, je le découpe et le mets dessus

, Baptiste : Il peut y avoir du droit de citation

. Harold, Alors le droit de citation, il existe, sauf erreur de ma part, pour l'université, et à mon avis, il existe plutôt sur l'aspect écrit ? Baptiste : Et sur les travaux de recherche

. Harold, Mais sur les travaux de recherche, on peut même mettre l'intégralité d'une oeuvre ? Baptiste : Ah non non, un extrait ! Harold : D'accord. Et l'extrait

. Ouais,

. Ensuite, Là aussi, l'outil est extrêmement riche : un devoir, ça peut être énormément de choses ; en tout cas, c'est quelque chose qui, quand on clique dessus, nous amène à un énoncé de travail à faire, qui peut être des fois une activité hors ligne, c'est-à-dire qu'ils ont quelque chose à travailler, et la semaine suivante, ils viennent en cours et on regarde si le travail a été fait ; ça peut être quelque chose qui donne lieu à restitution d'un fichier audio ou d'un fichier pdf ou d'une partition, etc. Là par exemple, c'était une analyse comparative qu'ils avaient à faire sur Back to Black d'Amy Winehouse-elle s'est inspirée pour son propre album de [inaudible], des Supremes et des Comets-donc ils avaient à rejouer l'intégralité de tout ça pour essayer de comprendre en quoi c'est vrai qu'il y avait une influence. Donc eux, ils voient ça, ensuite, moi, en tant que professeur-administrateur, je vois que trois élèves ont rendu le devoir, donc ils apparaissent ici, avec à chaque fois leur photo, quand ils en ont mis une, les fichiers qu'ils m'ont remis ; là par exemple, c'est des fichiers texte, Word ou équivalent ; ensuite apparaît la date où ils l'ont remis

L. Voilà, , p.315

, travail pas fait", jusqu'à une note sur vingt : tout est possible, on crée soi-même son propre barème. Après, un petit commentaire, et voilà. Lui reçoit automatiquement, au moment où je fais "enregistrer", il reçoit un mail sur sa boîte mail personnelle, il n'a pas besoin de revenir sur le site, fichier de correction en retour, tout en haut je choisis sa note, et on peut donner autant de barèmes qu'on veut, de type "travail fait

, Cet outil permet par exemple de faire des tests en ligne, des questions de théorie, ou un blind test sur les intervalles, etc., donc on peut ouvrir ou fermer à une heure donnée, si on le souhaite : ils peuvent être faits en temps réel, je peux être derrière mon ordinateur et balancer les questions les unes après les autres à un tempo donné, si je veux une certaine réactivité ; je peux décider qu'il sera ouvert à une certaine heure et fermé à une autre, je peux décider que le navigateur.. . hors de la fenêtre de test, toute autre fenêtre doit être fermée pour être sûr qu'ils ne puissent pas aller regarder sur internet autre chose. Là par exemple, il y avait un devoir à faire qui était de composer sur un organum du ixe siècle, la deuxième voix, en respectant un certain nombre de contraintes, Donc ça peut être une remise de choses.. . d'un document ; là où ça peut être plus intéressant, c'est d'écouter de la musique

, de nous remettre des choses chantées faites, etc. Ce que je trouve d'extrêmement intéressant, c'est par exemple qu'ils ont une semaine pour enregistrer une certaine chose ; on leur dit : "vous avez le droit de la recommencer autant de fois que vous voulez ; ce que vous postez, c'est ce qui vous satisfait, c'est ce que vous estimez être bien pour vous. Ça aussi, je trouve ça très intéressant par rapport à une évaluation en temps réel dans le cadre du cours, où on peut toujours dire que c'était pas le bon jour, Ce que je trouve de très intéressant au travers de tous ces outils multimédias, c'est que je vois qu'on leur demande de moins en moins des choses papier, on leur demande de nous remettre de la musique

. Là-par-exemple,-ce-devoir,-c'était-une-espèce-de-cas-fictif, vous avez un réalisateur qui vous demande si vous pourriez sur une séquence d'une trentaine de secondes, ça se passe dans un cloître.. . , faire une musique de film un petit peu dans le style, très épuré, uniquement avec des voix. Notamment dans ce devoir, ils avaient aussi à remettre la lettre qui accompagnerait leurs voix ; par exemple, je vous montre ce qu'a mis Juliec'est dans ses remarques-: "Monsieur Besson (elle a de l'ambition !), voici comme promis ma proposition d'organum à deux voix pour la scène se déroulant dans la

J. Cordialement, La réalisation audio proposée est chantée avec un choeur de femmes, mais il me semble plus raisonnable d'envisager un choeur d'hommes pour ce type de musique. Ceci n'est qu'un aperçu du futur morceau ; je vous joins également la partition de l'arrangement. Vous en souhaitant bonne réception, je reste à votre disposition pour quelque remarque ou question que ce soit

, Voilà, ils sont aussi effectivement en capacité de s'enregistrer directement depuis le site

, on peut même proposer, en plus de l'évaluation normative du professeur, une évaluation des autres élèves qui peuvent donc se surajouter, on peut décider également d'ouvrir ou pas l'ensemble des devoirs aux autres

. Ça and . Le-campus-en-ligne-;-au-delà-de-Ça,-c'est-vrai-que-nous, On essaie surtout, pour tous les outils, comme les stations audionumériques, les logiciels de gravure informatisée, que ça devienne aussi pour eux un outil d'autoformation ; qu'ils aient l'idée, tout de suite, de prendre leur station audionumérique, d'enregistrer.. . je sais pas.. . un pattern qui va leur permettre de travailler quelque chose par dessus ; c'est-à-dire de leur dire qu'au-delà des outils de création artistique, c'est aussi pour eux des compagnons de tous les jours dans leur progression, on a affiché dès le départ de ce cursus, un ancrage dans les nouvelles technologies tout de suite très important, puisque par exemple l'ensemble en moins d'un mois et demi, ils ont tous fait l'acquisition d'un ordinateur pour ceux qui n'en avaient pas

, origine pour corriger la hauteur des gens et donner l'impression qu'ils chantent juste

, Il rappelle à l'auditoire la possibilité d'organiser une formation à l'utilisation de la plateforme

, Ça remet en jeu autre chose que des simples moyens, que des simples outils

, vous avez bien compris que c'est de la pédagogie de groupe permanente, en réseau j'ai envie de dire ; de s'écouter les uns les autres

C. Qu, Arlette Biget explique qu'elle fait avec ses élèves en temps, sauf que là, c'est en temps différé, en temps en réel, en temps

, Enseignant 1 : On s'adresse à quelle tranche d'âge ? Deuxièmement, est-ce que ce sont des étudiants qui se destinent à être professionnels ? Harold : Alors moi je suis sur la tranche 18-28, clairement, des adultes. J'avoue qu'effectivement, cet outil me paraît totalement inadapté, même dans son interface, à des petits : il est trop compliqué, il faut ouvrir des fenêtres qui amènent à d'autres choses, etc. les pages sont extrêmement chargées

. Après, est une question de temps : j'ai pas eu le temps de faire ça. C'est-à-dire que la plateforme permettrait d'être beaucoup plus simple ; tous les blocs que vous voyez à l'écran sont grossissables, enlevables, déplaçables. Très honnêtement

. Après, et puis qui ont aussi cette connaissance : c'est quoi faire une interface utilisateur pour un enfant de 8 ans ou de 10 ans

, Baptiste : Par contre, c'est un outil formidable de collaboratif des enseignants entre eux.. . pour une cohérence des programmes, de manière à ce qu'ils commencent à

F. M. On-en-parle-souvent,-entre, C'est vrai que dans le monde d'aujourd'hui, très rapide, où on n'a pas forcément le temps de se voir

, Je voudrais juste savoir : là, c'est un travail par mail, et par internet ; avec les élèves, vous êtes connectés par mail, pas par Facebook ? [Harold précise le fonctionnement des échanges.] Parce que moi, je fais l'option musique au bac, et je travaille par mail, pour communiquer avec eux, aussi leur envoyer des dossiers, vol.2

C. Bacheliers, Après, c'est une habitude et je [la] lâcherai pas, mais je voulais savoir si vous, entre 18 et 28 ans, vous aviez rencontré ce problème de plutôt Facebook que