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M. La-musique-rapport-À-d'autres-conservatoires, y avait une dizaine d'instruments de prêt pour un CRD qui a plusieurs centaines d'élèves ; ici, de mémoire, on doit avoir une cinquantaine d'instruments à cordes, à peu près autant d'instruments à vent. C'est un investissement qui est lourd

. Moi, Et ça ne pose pas de problèmes, vis-à-vis des autres établissements de l'intercommunalité, que vous soyez éventuellement mieux dotés en

. Paul-:-si, depuis des années, se décarcasse à investir sur un type de dépense, c'est pas pour en être dépossédé au bout d'un moment ! Or là, il y a une chose qui vient de changer, très récemment, c'est que la présidence de la communauté d'agglo est tournante, tous les quatre ans, or là, c'est le maire de [la ville] qui se trouve être président [.. .] ; donc là, j'ai un levier politique important ; là, on n'est pas prêt de me chicaner mon budget d'investissement, en tout cas pour quatre ans ! Moi : Imaginons que vous décidiez de mettre à disposition des élèves en composition, par exemple, des ordinateurs, en tant qu'instruments.. . ce serait défendable ? Paul : J'aurais du mal à le défendre ; je le ferais volontiers, mais je pense que c'est encore un point.. . ils sont chatouilleux, avec ça ! C'est déjà pas encore bien bien admis qu'on ait un Mac.. . un, plus ceux que j'ai légués à titre perso, mes vieux clous, dans les salles. Ils veulent vraiment pas en entendre parler. Alors fort heureusement, on a toutes les compétences ic pour dépanner, entretenir, faire fonctionner tout ça, mais, Et c'est de bonne guerre d'ailleurs : nos collègues veulent qu'on mutualise.. . sauf que-et là, pour le coup, je me tourne vers mes politiques locauxquand une ville

. Moi, Et c'est un interlocuteur réel, pour vous ? Paul : [Rires] Je ne parlerai qu'en présence de mon avocat, p.113

, Moi : Non mais je veux dire : les DAC dans les villes sont des interlocuteurs

. Paul, avec toutes les incompréhensions que ça peut entraîner, c'est-à-dire que c'est vraiment pas des spécialistes de la culture et.. . on nous demande de rentrer dans des cases, on a bien du mal, même avec toute la bonne volonté du monde. Donc ça transparaît sur les lignes budgétaires, c'est un ramassis de lignes budgétaires

. Batterie, investissement parce que c'est un instrument de musique ; par contre, si j'achète une caisse claire, je vais mettre "accessoire de percussion", ça va passer en fonctionnement. Alors on arrive à ruser comme ça

, Pour ce qui est de l'utilisation de ces technologies-là, ça relève plus de l'action militante, pour l'instant, que de.. . C'est vraiment pas dans les moeurs ! Moi : Ça n'est de toute façon par une recommandation qui pourrait vous être faite par quelque tutelle que ce soit

. Paul, Je crois que ça pourrait être une recommandation, mais sans les moyens. Moi : Oui, dans le Schéma d'orientation, il y a une ligne

. Paul-:-voilà, .. .. Faire-Ça, and . Ça-nous,-on-le-voit-bien-c'est-un-peu-le-nerf-de-la-guerre, parce que c'est la vitrine. Mais c'est un jeu, comme ça, de stratégie ! Et c'est comme ça que j'espère bien avoir-tout est très long dans l'administration-un accès privilégié à internet-enfin, "privilégié".. . un accès normal [Rires], un accès tout simplement normal.. . d'avoir une borne WiFi ici, et voilà ! [Nous revenons sur les réticences de la tutelle quand au développement d'un accès internet ouvert] Leurs inquiétudes sont plus du domaine du téléchargement, je crois : ça, ils redoutent

M. La-musique-débarquent, Ils ont débarqué un jour comme ça, et fort heureusement, je suis assez pointilleux avec ça, on n'était pas en tort, y avait pas de photocopies, en tout cas pas en nombre exagéré, illicite, mais.. . on a quand même réussi à prévenir nos petits camarades, mais cinq minutes après, ils étaient chez eux ! C'est terrible ! Donc suite à cet événementlà, je crois qu'il s'est pris une belle frayeur, le DG, et tout ce qui est illicite : copies, photocopies, mais également téléchargement, c'est très cocasse, très amusant : c'est des petits machins comme ça

, Je sais que pour ici, en fonction du nombre d'élèves, etc., on va payer 1600 euros annuels. Donc le rigolo de l'histoire, c'est qu'on va timbrer des trucs, mettons, qui sont chez Universal Éditions, qui est une boîte américaine, qui va rien percevoir, que la même photocopie, une année après, faut recoller un timbre dessus ! Quand on fait un cours d'orchestre

, Tout ça pour vous dire que nous timbrons bien sagement la musique, mais par exemple le théâtre, quand on fait jouer une petite saynète à un gamin, on va pas lui faire acheter, ils nous donnent le droit d'aller piquer les partitions de leurs voisins sur lesquelles ils ne touchent rien ! C'est limite mafieux

, est aussi extrêmement sensible comme sujet, c'est un peu comme le parc d'instruments, il y a des politiques qui sont différentes : je sais qu'ici, on investit énormément dans les partitions, mais c'est aussi parce qu'on a une gestion lamentable de la bibliothèque de partitions ; personne s'en occupe, personne sait le faire déjà, surtout pas moi, et.. . hormis quand un prof me commande par exemple Woyzeck d'Alban Berg, je sais bien que c'est pas pour les orchestres de premier cycle ! Là je dis : "Attends, tu pousses un peu le bouchon !" Ça représente beaucoup d'argent.. . on n'a pas une bonne maîtrise de ça. De là à harmoniser tout ça, il faudrait aussi qu'il y ait un fichier, qu'il y ait un travail vraiment de bibliothécaire, qui soit, Moi : Et est-ce que vous avez eu des discussions au niveau de l'intercommunalité, pour constituer une médiathèque inter-conservatoires, et avoir éventuellement des partitions à prêter ? Paul : C'

, ça serait intéressant, effectivement ; l'idée, elle est dans l'air, on en parle, mais on ne fait qu'en parler, on n'a pas les moyens. Là, c'est un sujet qui va réapparaître, parce que dans ma proposition budgétaire pour 2012, j'ai demandé des heures, justement, de bibliothécaires, pour que quelqu'un mette un peu d'ordre làdedans

, Je demande à Paul si son établissement a souscrit un abonnement aux ressources de la Cité de la musique

. Dans-ce-genre and . Là, je sais plus comment s'appelle l'organisme ; leur produit s'appelle la méta-mallette

. Paul, Ils ont pas mal démarché dans le coin, relayés par La Muse en circuit

, je sais pas si c'est pas La Muse en circuit qui nous les a mis dans les pattes, ils ont pas trouvé de.. . ça a pas accroché ici. Moi, je trouve ça plutôt marrant et sympa

, Moi, j'aurais sauté dessus, mais on peut pas leur imposer ça : acheter un outil qui va rester au placard, Moi : Ils se sont adressés à qui, aux profs de FM ? Paul : Aux profs de FM, oui, et d'initiation

, Je sais pas si c'est pas à Palaiseau qu'ils ont fait un carton au départ

. Là, Après, c'est un outil qui est vite anecdotique, leur truc.. . c'est sympa, mais je pense qu'on peut faire la même chose avec un tambourin.. . bon, je suis un peu méchant.. . Non, on peut faire la même chose avec un laptop

, Un profil hybride J'interroge enfin Baptiste sur son parcours artistique et professionnel. Baptiste : J'ai un double cursus, universitaire et conservatoire

, Moi : Vous avez fait une thèse, j'ai vu

. Baptiste, J'ai commencé à six ans la musique.. . bon.. . parce que je tapais sur des casseroles, et puis après, des années après, j'ai retapé sur des casseroles

J. Fait-du-piano, . .. Fait-de-la-trompette-;-À-part, and . Lumière, Je me souviens qu'à mon prix de l'école nationale, à l'époque, il y avait une distribution des prix, et le directeur du conservatoire-il devait avoir.. . pour financer ça, il récupérait des fonds de bibliothèques ou des fonds d'éditeurs-, la Revue musicale lui avait filé tout un fonds de collection de Revue musicale, sur Xenakis, sur l'aventure de la musique électronique, tout ça.. . et peut-être parce qu'il savait que je faisais un bac E, il m'a filé le truc en prime, il m'a donné la collection [Rires].. . je me suis penché là-dessus, et après, en allant à Lyon, coïncidence, y a des choses que j'ai découvertes et puis je me suis dit : « De quel droit on m'a pas fait découvrir ça ! De quel droit j'ai jamais eu un cours là-dessus. » Voilà, j'ai découvert ça, ça a été un choc, et puis à l'époque, ingénieur du son, y avait pas de filière

, Moi : À ce moment-là, vous étiez toujours à

, j'avais basculé en musicologie ; à un moment donné, j'ai mené de front l'acoustique à la fac des sciences et musicologie, et puis j'étais au conservatoire, donc il y a des cours que je suivais pas, je suis resté à Lyon jusqu'en maîtrise

, Moi : ça existe toujours

:. Baptiste, Ça m'a permis, confortablement, de commencer ma thèse, et puis malheureusement je n'étais pas dégagé des obligations militaires, donc ça m'a coupé le truc, et.. . je devais partir prof de français en Centre-Afrique, et puis j'ai tout arrêté pour pouvoir continuer ma thèse

. Quand-même-À-faire-ma-thèse, Et puis je suis devenu directeur de conservatoire parce que.. . parce que-j'avais pas fini, d'ailleurs, ma thèsefallait bien vivre, quand même.. . Donc j'ai commencé par diriger un conservatoire en banlieue nantaise

, musique contemporaine qui s'appelait « Déconditionnez vos oreilles », où je me suis éclaté parce que j'ai pu faire venir des grandes pointures, c'était super

, Chaque fois, j'ai pris un conservatoire un peu plus important, et puis j'ai atterri ici

. Moi, Mais comment êtes-vous passé de la thèse à la direction de conservatoire ? Baptiste : Bah au départ

, et puis être prof d'histoire de la musique, c'est pas évident de trouver des postes dans ce domaine-là.. . Bon, j'ai eu un an où j'ai remplacé.. . là, j'ai cru que j'allais rebasculer [à l'université, où il a occupé un poste de maître de conférences en musicologie, au sein d'un département de philosophie

, j'aurais pu y rester, parce qu'il est fabuleux.. . mais j'en ai eu assez-ça épuise aussi, quand même-et puis, sans même qu'il y ait d'annonce, j'ai appris qu'ils recherchaient ici quelqu'un pour être chargé des études ; j'ai dit : tiens, je vais aller voir ce qui se passe

, ouvert à des tas de choses : à un moment donné, je me demandais si j'allais pas franchir à être DAC dans une ville

, Par rapport à ma formation, j'ai quand même une vision assez large, culturellement parlant, j'ai fait la formation DAC aussi, je me disais : tiens, ça pourrait être intéressant

L. P. Mais-maintenant, Là j'avais vu le basculement, déjà. C'est devenu : vous êtes toujours en relation avec le service financier, le service personnels ; d'ailleurs, à cette mairie-là, je leur ai dit.. . à un moment, je disais à la DRH-parce que c'était une petite ville de 16 000 habitants et bon, au bout d'un moment, on tissait vraiment des relations, c'était sympa ; mais tous les débuts d'après-midi, j'étais en mairie, je faisais la tournée des services pour régler des trucs« Écoutez : ce serait plus simple que je mette

». C'est-vrai-que-c'est-presque and . Ça, Je rêvais, quoi, je me suis dit : « mais pourquoi j'[ai] jamais atterri dans un truc comme ça, pourquoi j'ai la malchance d'atterrir toujours dans des institutions qu'il faut que je redresse, qu'on me donne des missions de redressement, machin.. . ? » Alors je crois, malheureusement, que ma formation me dessert, c'est-à-dire que comme j'ai une double formation, ils savent très bien.. . vous savez, moi, l'université, j'ai entendu beaucoup de critiques sur l'université ; moi, je la défends, pourquoi ? Parce que.. . à la fois on peut dire qu'on n'apprend pas grand chose, mais à la fois, on apprend une chose : c'est la méthode ! La méthodologie, je sais pas ce que vous en pensez, il y a des fois où on se dit : on devrait être à la communauté d'agglo, on règlerait les choses plus rapidement ! Mais c'est fou, quoi : ça a vraiment changé. Pourquoi ? Parce que je pense que les.. . d'abord, il y a un resserrement des fonctionnements, avant, ils maîtrisaient pas trop les conservatoires ; c'était un truc, une entité, un satellite à l'extérieur

C. V. Je-crois-que,-peut-Être-quand-les-gens-lisent-mon, . Ils-se-disent-:-«-chouette, .. .. Va-pouvoir, .. .. Évidemment, and . Fait-mon-stage-de-cadre, Alors évidemment, ils ont profité que je prenne le truc pour faire passer une tonne de messages, de changer certaines choses ; et puis je me suis aperçu que ça fonctionnait pas si bien que ça. Donc voilà : ça me dessert peut-être ; je devrais peut-être enlever ce volet-là dans mon CV, pour qu'on se dise : « C'est purement un artiste, qui compose, encore une galère : il va rien comprendre à des tas de choses, ils craquent

, Quand j'ai fait l'année en fac, j'étais ravi, parce que je parlais musiciens, je parlais démarche musicale, etc. Alors je sais pas, peut-être pour les profs je suis un OVNI, j'en sais rien, j'ai jamais demandé.. . bon, ça se passe bien, je les reçois, et tout.. . Certains, certainement.. . Évidemment, pour des anciens, ils comprennent pas que je peux être à cheval, pas comprendre qu'ils remplissent pas leurs bulletins en temps et en heure, qu'ils me font suer parce que tel truc qu'on leur demande : de présence d'élèves, et tout, ils comprennent pas ; mais ce qu'ils comprennent pas aussi, c'est que moi, depuis que je suis là, quelqu'un m'a attaqué à la HALDE, en ce moment, j'ai un recours administratif qui, des fois, je rêve d'atterrir, de faire quelque chose de beaucoup plus artistique

!. Non and . Voilà, Bon, c'est ça qui m'a fait partir, c'est pas l'absence d'intérêt pour la transmission de savoir

. Mais, Et ce spectacle a tourné, je sais pas moi 500-600 fois pendant les années où j'étais là au GMVL ! Et je sais pas s'il tourne encore. Et il faisait ça. Il faisait aussi.. . y avait un dispositif qui était marrant qui s'appelait "L'Acoustigloo". C'était un espèce d'igloo, gonflable, qui comportait 8 haut-parleurs, et donc on faisait des séances de projection à l'intérieur de cet igloo gonflable. Et, cet "Acoustigloo, on l'installait à la demande, dans les collèges, dans les lycées, dans un musée, des choses comme ça. Je me souviens de séances épiques

, sur lesquels on était censé faire une initiation à la musique électroacoustique. Et là aussi, j'ai des souvenirs mémorables de.. . d'une bande de.. . jeunes à casquettes qui débarquent des Minguettes, Et ça c'était les productions, les spectacles qui tournaient, et puis parallèlement à ça, on recevait dans nos studios les mêmes, les gamins.. . les Minguettes qui

P. Et-Évidemment-que-je-n'ai-pas-commencé-en-disant-;-de and . Henry, Ça c'était encore de l'action pédagogique, mais physique, c'est-à-dire présentielle. Et y'en avait quand même un certain nombre au GMVL. Après, j'en ai plus fait ici, j'en fais de temps en temps quand y a une classe qui débarque dans les studios, je fais le grand ordonnateur, parce que ça je sais encore faire, ça ne s'oublie pas. Prendre en mains une classe en moins de 5 secondes, et capter l'attention ça ne s'oublie, mais c'est.. . je n'en fais plus officiellement. Voilà, donc ça c'était la présentation globale du personnage, le pourquoi du comment, voilà. Et donc ça explique un certain nombre de choses parce que si on y réfléchit bien, si votre propos c'est de découvrir, de comprendre la conception des outils des interfaces, des dispositifs numériques d'éducation musicale au sens large, moi j'ai pas tout noté mais hein, parce que sinon peut-être que je ne serai pas là [Rires] aujourd'hui. Donc voilà

, En tout cas, moi j'ai puisé là-dedans avec tout le savoir d'un pédagogue, au sens large, qui a à peu près les mêmes problèmes à part que lui, c'est encore en présentiel. Mais un pédagogue digne de ce nom il doit transmettre un savoir, il doit transmettre un certain nombre de connaissances à une masse informe, d'élèves qui sont mignons et qui ont envie, plus ou moins, d'acquérir ces connaissances. Son boulot à lui c'est pas de déverser ses connaissances didactiques, voilà, terfaces, entre les réflexions qu'on doit avoir au moment où on conçoit, on réfléchit, à un découpage de l'information, à une forme de l'interface, y a de très fortes similitudes

, On va pas tout mettre en même temps, on va pas mettre un sujet avec un tunnel de 2 heures à 8 heures le matin, on va mettre des respirations musicales. Si y a eu un sujet en amont qui était un peu compliqué, on va laisser le temps de souffler à l'auditeur pour reprendre, pour réattaquer, soit sur la poursuite de ce sujet, soit sur un autre sujet. Bref, y a des stratégies d'écritures. Dans l'art radiophonique, dans la composition musicale aussi, qui sont basées justement sur l'écriture d'un flux temporel. Et ce flux temporel, il n'est pas anodin, et le flux temporel d'un bon pédagogue ou d'un bon orateur dans un séminaire, dans une conférence, justement, si il est bien fait, il doit passer par ces étapes-là, etc.. . pour tenir l'attention. On parle "d'économie de l'attention" aussi en ce moment. On va parler de "surcharge cognitive" bientôt quand on va rentrer dans le vif du sujet des parcours de la multiplicité des parcours de l'internet. Pour moi, la réflexion sur ce savoir-là, fait partie des arts de la transmission et de la pédagogie. C'est là, où je voudrais en venir-et pour moi aussi-, un art de la transmission. Voilà. Ça pour moi, c'est fondamental en tout cas c'est mon éclairage, c'est peut-être extrêmement personnel, C'est pas de déverser des savoirs didactiques et ces savoirs, il faut qu'il les ait pour les retransmettre mais ça c'est pas très compliqué à ce niveau-là. Par contre, le fond de ces compétences c'est comment je vais le présenter ? Comment je vais l'ordonner ? Comment je vais le séquencer ? Comment je vais faire varier mes situations d'apprentissage en fonction des difficultés que j'aurais repérées, remontées des élèves ? Comment je vais organiser la discussion entre les pairs ?-puisqu'on parle beaucoup de ça maintenant, les formations de pairs à pairs, etc-qui vient atténuer la comment dire, la distribution frontale, pyramidale, on parle de classes inversées, toutes ces choses-là, vous les connaissez mieux que moi et, en tout cas c'est dans l'air du temps

. Pas, Dire peu de choses, pourquoi ? Parce que les gens ne supportent pas de rester plus de 5 minutes sur un écran où il ne passe rien, où on leur bloque la navigation-parce que l'usage d'Internet c'est de sauter d'un lien, d'un grain de connaissance, à un autre grain de connaissance, en fonction de son propre intérêt du moment, Sauf, si je fais 36 000 diversions parce que bahhhaa, je dois avoir rendez-vous à midi

, Alors pour moi, y a cette demande-là, y a le monde du média temporel qui est héritier ANNEXES 247

, Parce que la façon de présenter, d'ordonner, de séquencer, à son importance, et pour un pédagogue, et pour un musicien, et pour un homme de radio. Et puis après, y a un autre mode de lecture qui là repose sur la capacité de lecture, de compréhension, sur la vitesse, la lecture de compréhension de l'internaute-et là, il faut qu'on lui propose, et c'est toute la difficulté, il faut qu'on lui propose des parcours différenciés dans lesquels il ne va pas se perdre, il ne va pas se décourager, et il va trouver la réponse à sa question. Et grosso modo, y a, pour moi, y a c'est 2 mondes qui doivent cohabiter maintenant

, Et alors, chacun a ses avantages, ses inconvénients, y a des gens qui ne supportent pas d'écouter pendant 2 heures un orateur comme ça, monde des médias temporels qui n'existe que dans leur temps

, enfin l'application de cette grande [Rires] théorie sur les outils que j'ai développés

. Moi, Je crois que vous aviez travaillé sur le CD-ROM : "La musique électroacoustique, Antoine : Oui bien sûr

, Moi : J'imagine que le projet était sensiblement le même ? Enfin, l'idée de départ c'est de dire

, Antoine : Alors

:. Moi, Enfin, avec les outils du CD-ROM, les moyens du CD-ROM qui ne sont pas

:. .. Antoine and . Oui, Évidemment, que j'y ai participé grandement là-dessus. Mais.. . là aussi, je pourrais vous raconter des parenthèses internes de la fabrication, 2000.

, Antoine : ouais, mais on s'en sort pas

, Moi : Pas tant pour la petite histoire que pour comprendre comment les choses se font, par quel

C. D. Antoine-:-voilà,-c'était-donc,-c'était-la-grande-Époque-du, . Le-louvre, C. Le, and . Qui-Était-"magique-;-et-donc, Évidemment que c'était largement insuffisant, que si on avait livré ça, sous forme de CD avec un dossier photo/son/vidéo, on aurait pas fait "oeuvre multimédia" au sens noble du terme. D'où l'idée de repositionner ces oeuvres-là, non pas dans un dossier, et puis écoute La Noire à Soixante et Étude aux chemins de fer, etc.. . mais de repositionner ces oeuvres, eh bien.. . dans le dispositif qui apparaissait, et qui apparaît encore comme le plus cohérent. C'est-à-dire une frise chronologique, pour voir que y a des choses qui viennent après, des choses qui sont venues avant, qu'on peut naviguer et voir écouter le son d'une époque en gravitant, en se bloquant autour des années 70, autour des années 80, etc, On peut naviguer.. . visite virtuelle du Louvre. T'as vu, t'as même pas besoin de monter à Paris tu peux visiter le Louvre

. Toujours-rentrer-À-nouveau, on a des points d'entrées, mais y a pléthore, y a trop d'informations, et à ce moment-là, il va falloir la filtrer. La filtrer selon une thématique, c'est-à-dire que je ne peux pas tout voir, je ne peux pas survoler 1500 vidéos par contre, je ne veux voir que celles qui m'intéressent. C'est-à-dire : celles qui parlent de "culture et musique

, Alors maintenant, y a des lecteurs qui font des petites vignettes sur les players Youtube, on voit des vignettes qui sont constituées exactement comme ça d'ailleurs. Et donc si on voit un changement de plan, on peut revenir. Mais ne proposer, qu'un player temporel, j'allais dire "aveugle", sans rien sur un truc de 10 minutes, pour moi, à l'heure actuelle, c'est totalement criminel. Parce que c'est à l'encontre des usages de lecture de l'internet, et ça n'est pas servir non plus le document. Donc moi.. . un de mes cheval de bataille, et je l'ai fait sur la radio précédemment, j'en parlerai après. C'est que, republier une image d'archive sans l'accompagner d'une interface de navigation, qui est conforme aux usages du numérique actuel, pour moi c'est comme si je vous donnais la fameuse métaphore du dossier avec les 1500 médias dedans : "Ok, je vous ai mis à disposition mais vous n'allez jamais les consulter, parce que ça demanderait un effort surhumain, de les consulter, D'où l'intérêt, d'avoir ce découpage plan par plan pour se positionner exactement où on veut. D'où l'intérêt, d'avoir une transcription pour aller, revenir

, écouter le solo de Frank Zappa à mes copains : "ouais écoutez le super le truc

J. Ma-platine-vinyle and .. Et-je-cherchais, Quand le CD est arrivé, et que j'ai pu repérer que le solo de Frank Zappa commençait-je dis n'importe quoi-à 2 minutes 58, ouf !.. . je mettais même une mémoire-le principe du numérique : la mémoire. Je pouvais mettre une annexe là et dire : "voilà, c'est ça qui m'intéresse". Et alors, le truc qui m'a tué, c'est qu'on pouvait l'écouter en boucle ! Ça parait des choses bêtes, mais c'est fondamental. Et donc, tout document numérique, il est adressable. On doit pouvoir accéder instantanément à tout ou partie de ce document-là. Proposer des archives, parce que là on parle d'archives, sans accompagner le lecteur, le spectateur, l'auditeur de ça, par des interfaces de navigation qui vont lui permettre de pouvoir accéder à tout ou partie de cette archive, revenir, réécouter un endroit précis qu'il a apprécié ou qu'il n'a pas compris-parce que finalement quand on écoute une émission radio et qu'on.. . à la fin on s'aperçoit que on avait pas compris le début, mais qu'il avait dit des choses supers intéressantes là au début, et donc on aura envie de revenir, d'où l, alors j'avais quand même une expérience et on voyait selon la couleur de.. . le gris ou le noir des sillons du vinyle, on pouvait deviner à peu près où c'était

. Moi, C'est des textes, que vous aviez déjà à disposition ? Ou que vous avez écrit, Antoine : Alors cet éclairage il est là

, Moi : Que vous avez commandé ?

. Antoine-:-l'éclairage-il-est-là and . Ça, en fait c'est un secret qui ne sortira pas d'ici

A. , Alors pourquoi ? Parce que le CD-ROM au bout de 5 ans-donc il a été fait en 2000-2001-Apple change de système d'exploitation, abandonne les processeurs PowerPC

, Moi : C'est pas zéro ?

A. , Et, ça ne marche plus dessus, parce que y avait un émulateur qui s'appelait Rosetta, et le CD-ROM a été fait sur les processeurs anciens. Alors, Apple a maintenu grâce à cet émulateur Rosetta, pendant 2-3 ans les évolutions, et puis a abandonné, puisque nous avons changé, On avait abandonné les processeurs PowerPC, on passait sous Intel

C. Le and . Lui, Donc 5 ans après, et bah "'a marche plus, il avait été fait sous Shockwave director PowerPC

M. Moi,

. Antoine-:-donc-Ça and .. Été-une-leçon, ça me permettra de faire un pont là-dessus sur les logiciels propriétaires par, Et donc pour finir là-dessus

, Alors ça, c'est pas moi qui les aie écrits ceux-là, Moi : Et c'est vous qui avait créé les textes ? Donc les éclairages pour les autres textes ? Antoine : Alors ça, non ça, ça été les textes qui ont été écrits lors du CD-ROM, donc j'ai repiqué les textes du CD-ROM

:. Moi,

:. Antoine and . Voilà, Moi : En gros, vous êtes 4 auteurs ?

.. .. Antoine-:-oui-!-ouais-!-principalement, Y. François-delalande, E. Geslin, D. Gayou, and . Teruggi, Ouais ! Moi : D'accord

A. Favreau-pour-le-développement-des, G. Tools, and C. Parce-que-dans-le, Alors ça aussi, c'était la révolution ! Sur un CD-ROM, avoir un studio et.. . voilà ! Donc ça

. Un-directeur-franco-argentin and . Asie, On a par exemple.. . y a pas une vidéo qui parle de l'Afrique, musique concrète et électroacoustique. y a pas.. . à ma connaissance, là en tout cas dans la fresque y'en a pas, peut-être que y'en a-je fais un appel-d'ailleurs. Voilà. Ça, c'est la même chose, c'est-à-dire qu'on voit les 376 documents mais repartis sous une autre forme qui est une vue topographique, ça a un avantage implicite c'est ça, c'est de voir les grands secteurs de la diaspora électroacoustique. On pourrait très bien, c'est ce que j'avais voulu faire mais faute de temps et de moyens

, une carte de concepts, on aurait des grosses patates qui pourraient se croiser

, Alors là, on a fait que la vue temporelle, la vue topographique, mais moi ce qui m'intéresserait maintenant c'est de remettre une autre couche avec des paramètres musicaux, des concepts musicaux qui correspondraient à des notions du programme. Seulement, il est évident que ça peut pas se faire tout seul parce que je n'ai pas toutes les compétences de la planète, mais pourquoi pas envisager un système à terme, ouvert, d'annotations, de tags, de dire : "moi ce document là je m'en suis servi dans telle séquence, y avait tels paramètres musicaux", etc. Ça, c'est un autre projet. Mais, si j'avais à poursuivre, et si j'avais les moyens d'ouvrir cette fresque-là, c'est ça que je ferais. C'est-à-dire, ouvrir à une annotation extérieure, On pourrait très bien avoir une carte autour des paramètres de la musique par rapport à un programme officiel, et de dire : "si vous voulez étudier l'espace et le filtrage, vous allez visionner ces 33 documents qui vont vous parler du filtrage

:. Antoine and . Voilà, parce que je ne sais pas la faire pour l'instant sur le web, mais l'idée c'est la même chose, c'est proposer

. Antoine-:-donc, . De-proposer.-;-pourtant, and .. Dans-le-texte, voilà c'est pour ça qu'il a pu trouver-vous allez tomber sur ce document. Donc encore une fois, c'est aussi un modèle Scenarii qui sert spécifiquement a créée des lexiques. On met le document, on met le machin, on lui donne un tag, on l'a rangé dans "art visuels", et quand je reviens ici-alors je vais enlever la recherche. Je suis prof d'art plastiques, je veux faire de la musique électroacoustique, mais je sais pas par quoi commencer, je voudrais des idées. Et bien "coco", on va te proposer un certain nombre de thèmes qui devraient te parler à toi prof d'art plastiques, qui ne sont pas les mêmes que celui d'un prof de lettres.. . romantisme machin, etc

, Et là, on a écouté des heures et des heures d'émissions radio du fond général, et on a dû couper des extraits en fonction d'une thématique, en fonction d'un public. Donc là le public cible, c'est le prof d'arts plastiques. Et on va lui proposer de réfléchir à la notion de couleur en musique électroacoustique-d'un truc qui connait, de sa vie quotidienne, Le savoir ne descend pas forcément à eux. Et y a des gens encore qui ont du mal à comprendre ça, pourtant je suis un vieux grigou Achab

, J'aimerais allez plus loin par contre

. Moi, Mais on s'est dit, on veut croiser la musique électroacoustique avec les arts plastiques, donc il faut donner des idées au prof pour "donner à manger" à ses élèves. Bref.. . [nouvelles vidéo. On entend un homme dire : ".. . le son très proche de ce que l'on appelle en acoustique "les sons blancs", c'est-à-dire des sons qui n'ont pas une hauteur, vous avez choisi des catégories qui existaient dans les programmes, ou dans les

. Bref, blanc à la couleur, dans une de ses musiques, c'est magique, c'est un extrait de 2 minutes, qu'on pourrait très bien mettre en début d'une séance ? Voilà ! On va travailler avec le collègue de musique là

, Ou bien, à l'inverse, l'étudiant, l'élève qui est en train de composer sa musique de sauvage peut avoir besoin, à un moment donné

.. Qui-fait-Ça, Lui suggérer d'aller écouter, ou même qu'il tombe sur cet extrait de Parmé, où Parmé dit en substance : "je passe du blanc à la couleur par un filtrage"-ce n'est qu'un filtrage ce qu'il fait Parmegiani : "ah bah oui le monsieur, le vieux pépé qui est mort l'année dernière, il fait pareil". Donc, ça peut très bien aussi nourrir sa propre réflexion au niveau de la composition, dégagé des thématiques pour des tentatives interdisciplinaires, mais je m'adresse au prof et à l'élève

, Donc, je fais écouter.. . [il clique, pour lancer une nouvelle vidéo], que je vais faire varier [on entend comme des oscillations] un son avec. .. en variations de vitesse avec l'Acousmographe. Je donne toujours des outils que les élèves pourront télécharger, récupérer, etc.. . et refaire avec d'autres sons, les mêmes démonstrations. Donc là, c'est le son original. Et là hop, j'ai baissé la vitesse de lecture [le son passe du très aigu à quelque chose de beaucoup plus grave], et je donne un petit texte en même temps qui explique justement les effets attendus d'une variation de vitesse, mais les effets musicaux. C'est-à-dire agrandissement de l'espace, transposition évidemment, mais aussi agrandissement de l'espace, est des choses que j'ai repris du CD-ROM mais que.. . j'ai donné de nouveaux exemples. y a un certain nombre d'éléments de langage, dans la musique électroacoustique : la variation de vitesse, le filtrage, les retards

. Voilà, des trucs bêtes, simples, mais qui illustrent ce qu'il faut retenir du traitement

C. 'est-À-dire, ils feront une variation de vitesse pour deux choses : 1) Pour évidemment transposer des sons, mais 2) Pour agrandir un espace. Voilà. Et à la fin, je donne des exemples musicaux qui sont déjà dans la fresque parce que ce genre de manipulations [nouveau son d'une autre vidéo]-papy Henry et papy Schaeffer, l'ont déjà fait. Vitesse originale [correspond au son que l'on entend-15 secondes d'écoute, puis le son change]-transposition. C'est exactement le même truc voilà

. Donc, Ça voudrait dire que le prof va les télécharger, et va les remonter dans un Power Point pour faire ce qu'il a à faire en fonction de son contexte pédagogique. C'est là que si je reviens.. . par exemple.. . je vais reprendre la variation de vitesse, chaque traitement : un petit texte très neutre, vraiment, des exemples-un exemple musical ; alors donc bref.. . un partie chronologique ici aussi qui reprend la fresque. D'ailleurs, les parcours qui sont dans la fresque

, Évidemment parce que la vidéo, je ne vais pas pouvoir la mettre sur un support papier, donc je la sors de la publication. Et, si je fais, et là vous voyez des petites croix, ici

, Et là, on va retrouver le même document que je vous ai montré tout à l'heure, mais présenté [Il lance une nouvelle vidéo, le son est le même que pour la précédente, avec des oscillations] selon contexte de lecture qui est différent puisque c'est une présentation orale, qui dépend de la vitesse de navigation du présentateur, de l'orateur qui peut évidemment à tout moment revenir dans tout ou partie du segment. Et quand je parlais de contexte de lecture, c'en est un. C'est-à-dire, un document qui est fait pour une lecture individuelle, non-guidée, le site web n'est pas forcément adapté à une présentation orale. Ou à l'inverse, une présentation orale n'est pas forcément adaptée pour une lecture individuelle hors temps du présentiel. Or, Scenari nous permet de faire ça, je vais faire ça. Ici, dans chaque bloc, je peux décider de filtrer le contenu, de l'autoriser sur le support web-là il est autorisé, il sort sur la page web-de l'autoriser sur un support de présentation que je vais tout de suite vous montrer, et de l'autoriser ou non sur un support papier. Alors, si je fais "publication"-je vais enregistrer-donc si je fais

, Et bien regardez comment ça se fait : je suis enseignant, j'ai reçu l'ensemble des sources du site, je vais chercher une image.. . hop, je la mets là. Faut d'abord que je la rentre ici, voilà.. . c'est n'importe quoi, ça n'a rien à voir avec la page, mais c'est une image que j'avais sur mon bureau.. . où est-ce qu'elle est passée ? Je dis, il faut que je leur parle de ça aussi. Ça c'est mon image, évidemment on peut faire la même chose avec un son, que je vais prendre ailleurs.. . où est-ce que j'ai des sons ici, produire ces pages là-par exemple, je vais revenir à ma page ici-et je veux rajouter, avant ce document. Moi je veux personnaliser mon document, et je veux dire : "je veux faire écouter une autre musique". Parce qu'il est bien joli là, mais il a pas pensé à écouter cette musique, ou je veux montrer une autre image

, Et donc, y a tout un travail de réécriture pour fragmenter le discours, etc

. Si-vous-le-faites-dans-un-système-qui-est-ouvert, . Où-chacun-peut-modifier-la-mise-en-page, and . Une-page-qui-est-faite-par, Et finalement, pour le lecteur final, le site ne sera jamais homogène. Or là.. . C'est comme, l'auteur n'a pas à se préoccuper de la mise ne forme, comme la mise en forme est automatiquement gérée par le système, toutes les pages, toutes les présentations de mon site auront la même tête. Et donc à la fin, je peux réellement faire un travail d'écriture collaborative, sans avoir moi, webmaster, intégrateur.. . à tout me réécrire pour homogénéiser l'ensemble des contributions-parce que là, à aucun moment l'auteur ne se préoccupe de la mise en page, on lui dit-et par contre c'est là où on va rentrer dans le détail, y a une histoire de blocs, ces blocs je peux les positionner où je veux, je peux leur dire, c'est un bloc "mis en relief".. . alors non je peux pas le faire ici, je peux changer le statut des blocs

, ce qu'on demander à l'auteur, c'est de structurer sa pensée, et uniquement ça, Et, vol.264

M. Musique,

. Là-que-c'est-fort,-c'est-À-dire-que-on-va-lui-dire, Et si je change une virgule, si je change un texte etc.. . que je republie l'ensemble de mon fond documentaire, toutes les corrections seront faites automatiquement. Et donc là, si je republie cette page, en page web, on va voir que mon image, comme j'ai dit : "Attention c'est important dans la CSS, dans la feuille de style

, CD qui restitue l'intégralité ; là on va pouvoir enlever la partie qui va bien ; on va pouvoir ralentir éventuellement, ce qui permet de comprendre malgré tout et de rentrer dans l'oeuvre sans pour autant d'un seul coup se retrouver face à un truc qui est infranchissable. Donc ça devient un outil logique dans la salle de cours : il y a le piano, les amplis de guitare, la batterie, ANNEXES 277 ce qui est beaucoup plus efficace en l'occurrence que quand on un mp3 ou un

O. Statistiquement, . Se-rend-compte-que-le-fait-d'avoir-l'ordinateur-dans-la-salle-de-cours, and . De, utiliser comme ça, comme outil d'accompagnement, ça titille une grande majorité des élèves, qui se disent : "ah ! Au fond, si au lieu de repartir à la maison avec le mp3, j'avais le fichier, je pourrais aussi ralentir, je pourrais aussi adapter

, investir l'ordi familial pour ce genre de chose, ça ne lui paraît pas forcément non plus quelque chose d'extrêmement simple. Mais je pense que le point de départ, il est quand même là : c'est-à-dire que faire en sorte que ça fasse partie de l'environnement ; qu'à la limite, la prestation, voire le cours puisse être enregistré, et validé, contrôlé ; que ça soit enregistré en MIDI. La meilleure manière de faire comprendre à un élève qu'il est pas en mesure, c'est de l'enregistrer, avec ou sans métronome, et puis de lui faire entendre, et ensuite lui faire voir avec les outils d'édition d'un logiciel comme Cubase ou autre, pourquoi il est pas en mesure. Parce qu'effectivement, chaque élément correspondant aux notes qu'il aurait dû jouer sont pas aux endroits prévus ; donc forcément

. Après, Un peu comme un élève qui se serait inscrit dans une classe d'écriture classique dans un conservatoire, là on lui apporte l'outil qui lui permet de Roger : NetSounds est un projet européen, dont la mission était-j'emploie l'imparfait parce que le projet est terminé-de référencer l'intégralité.. . enfin les moyens utilisant les nouvelles technologies à l'intérieur de l'enseignement musical au niveau européen. Donc idée tout à fait géniale au bout du compte, qui était pour justement de créer une sorte de base de données et de référencement et du coup, de favoriser éventuellement les échanges après, entre structures susceptibles-pourquoi pas ?-à terme de définir une espèce de pédagogie commune, ou autre. Donc l'idée était tout à fait louable, sauf que ces projets sont des projets à trois ans, et qu'en trois ans, vous mettez en place la base de données, vous mettez en place, justement, les outils de communication, et puis après vous laissez le projet théoriquement vivre ; autrement dit vous le laissez mourir. Donc avec NetSounds, quand on a présenté [le projet] aux inspecteurs, l'idée était de leur dire : « Voilà, on vous présente un outil, justement, qui va vous servir de référence sur l'utilisation de l'informatique musicale, et des nouvelles technologies dans leur ensemble. Qui utilise ça dans son enseignement ? Comment est-ce qu'il l'utilise ? Éventuellement, en mettant à disposition des supports de cours, elle va concerner déjà un nombre d'élève un peu plus restreint, qui vont s'intéresser, justement, à la manière dont on va réaliser les travaux collectifs dans lesquels on les met en oeuvre. C'est-à-dire que l'objectif, c'est "jouer en orchestre", ouais.. . mais si on joue en orchestre, on entend le document, on le voit sur l'ordinateur, et puis-tiens !-on voit la partition qui correspond

, Donc ne peuvent exister sur cette base de donnée que des documents qui seront soit libres de droits, soit hors-la-loi, mais hors-la-loi de bonne foi, en quelque sorte ! Sur le projet, j'avoue que j'ai beaucoup aimé ce projet, parce qu'on a travaillé dessus effectivement trois ans avec des gens passionnants, qui étaient à la fois des gens du secteur de l'industrie de la distribution musicale

, Moi : C'est-à-dire ?

, Mais le partenaire italien était MidiWare, qui est aussi-enfin qui était, je crois qu'il ne l'est plus maintenant-le distributeur en Italie

. Moi, En fait-excusez-moi-le projet était porté financièrement par Steinberg ? Roger : Par l'association.. . l'Agence Loisirs et Culture européenne

, En tous les cas, c'étaient des gens qui étaient investis majoritairement dans la distribution de produits. Je dirais que la personne qui avait le plus le lien avec les structures pédagogiques, c'était moi, dans l'histoire. Et c'était passionnant, parce que justement, on a vraiment échangé

, Et qu'au bout du compte, tant qu'à démarrer, autant démarrer avec des outils actuels ! Moi : Vous pensez à quel pays ? Roger : Je pense, entre autres, à la Grèce, qui-curieusement-est pas mal là-dedans ; je pense aussi à la Roumanie, qui est exceptionnelle ; après, on avait regardé-alors maintenant, c'est resté un petit peu plus flou parce qu'on n'a pas creusé suffisamment-l'Estonie, où ils ont conçus un enseignement musical pas en copiant.. . ils ont pas copié les conservatoires français ; ils ont copié à la limite le modèle de Bercklee College of Music, ou d'établissements de ce type, c'est-à-dire où l'ensemble des enseignements.. . : pour faire un musicien, il faut qu'il sache jouer de la musique, mais faut qu'il sache utiliser un ordinateur, se mettre comme il faut devant un micro, savoir enregistrer, c'étaient les nouveaux arrivés en Europe qui étaient les plus pointus dans l'histoire. Tout bêtement parce qu'ils ne disposaient pas de structures établies comme peut l'être [notre] réseau des conservatoires, comme peut l'être

, Moi : C'était pas le premier projet de ce type, il me semble qu'il y avait eu des tentatives

. Roger-;-alors-il-y-avait-eu-un, je ne sais plus [Maestro]-moi, je n'étais pas sur le projet précédent-mais qui avait été effectivement un projet dont l'objectif était de mettre au point, justement, un outil d'informatique musical en ligne, susceptible de pouvoir créer de la musique. Bon.. . force est de constater qu'on est dans la même logique fonctionnelle que Musique Lab : un outil qui fonctionne bien, qui fonctionne en ligne, donc accessible sur n'importe quelle machine, mais qui n'est pas.. . qui n'a pas les performances que peut avoir un Logic ou un Cubase, un outil commercial. Entretien : Christophe Je présente ma thèse à Christophe, qui est maître de conférences

, Moi : Ce qu'il m'intéresserait de savoir, c'est les conditions dans lesquelles vous avez eu l'idée, l'envie de développer ce genre d'outil, pourquoi est-ce que vous l'avez fait, comment est-ce que vous l'avez fait, avec quels objectifs pédagogiques aussi ? Comment est-ce que vous les avez distribués

, Alors en fait, c'est pas moi qui ai eu l'idée du tout. L'idée, c'était une commande du ministère de l'Éducation nationale, à l'époque, vis à vis de l'IRCAM. L'IRCAM avait une commande pour des logiciels qui s'appellent Musique Lab

:. Moi and . Oui,

C. , Musique Lab 2, qui fonctionneraient cette fois-ci en audio, et dans ce pack de logiciels-je crois qu'il y avait trois logiciels, ou quatre, je me rappelle plus exactement-il y en avait un qui devait s'appeler Musique Lab Annotation, pour, à partir d'un fichier audio synchroniser avec une partition, et annoter la partition. Donc ils ont lancé ça, et c'était un financement Éducation nationale, et Microsoft aussi finançait ça, du coup, il n'y avait qu'une version Microsoft de prévue. Moi, à l'époque, j'étais prof de musique en collège en fait, encore, et je travaillais avec Apple, j'étais ADE, Donc il y avait les premières versions des Musique Lab : Musique Lab 1, qui étaient des logiciels MIDI en fait, qui était assez bien faits pour la pédagogie musicale, et donc, ils ont lancé une deuxième série, les

, verses raisons, et encore heureux, parce qu'eux n'ont jamais sorti aucune version, donc finalement

, Moi : Vous savez ce qui n'a pas marché, pourquoi est-ce qu'il y a eu ce changement

, Pourtant, j'ai vu la version, oui, j'ai vu une version bien finalisée-bon, il y avait encore pas mal de bugs, mais elle était bien finalisée. J'avais rencontré le développeur de l'IRCAM, je sais qu'ils avaient eu beaucoup de problèmes, parce que Microsoft finançait.. . à l'époque, c'était pour des tablettes, les premières tablettes, Apple n'avait pas encore sorti son iPad ni rien, donc ils lançaient des projets comme ça de développement, et je sais que le développeur avait beaucoup de mal avec le SDK de développement de Microsoft qui était horriblement bugué, Christophe : Je sais pas. Aucune idée, je peux pas vous dire

, Alors je pense que les gens de l'IRCAM qui étaient là-dessus ont tous un peu disparu, parce qu'en fait, à l'IRCAM, il y a beaucoup de stagiaires qui développent et qui restent un an, deux ans, trois ans, et puis après qui s'en vont. Même la structure a changé, puisqu'à l'époque c'était Vincent Puig qui chapeautait un peu tout ça, et maintenant il est à Beaubourg, Mais, ça il faudrait peut-être rencontrer, si vous vous intéressez un peu à ça

. Christophe-:-plutôt and . Oui.-À-l'époque,-j'étais-prof-du-secondaire, Alors j'avais rencontré une prof de formation musicale à La Rochelle-j'avais une amie qui était prof d'électroacoustique à La Rochelle-je l'avais rencontrée, je lui avais montré le logiciel et tout ça, elle avait trouvé ça très intéressant.. . mais elle m'avait dit : "en formation musicale-à l'époque, hein, c'était peut-être en 2008-on n'utilise pas beaucoup l'ordinateur, c'est très rare, ça reste quand même un enseignement très classique, Je ne sais pas si ça a changé ? Moi : Pas trop

]. .. Rires and O. K. , Moi : Non, bah il y a des raisons très matérielles à ça : les conservatoires sont rarement équipés de locaux qui permettent ça.. . ne serait-ce qu'en termes de réseaux, d'installations électriques, Christophe : Pas trop

, Bon, je n'ai pas fait le tour de tous les conservatoires d'Île-de-France, loin de là, mais j'ai fait quand même quelques entretiens avec des directeurs de conservatoires

, et on est encore souvent dans des maisons bourgeoises fin xixe, avec des installations électriques un peu limite, parfois

:. Christophe, Je sais qu'au niveau réseaux-j'ai pas mal d'amis qui sont profs en conservatoire, en classes d'électroacoustique, de composition, de choses comme ça-, ils ont des ordinateurs et c'est vraiment très compliqué de pouvoir.. . ne serait-ce qu'avoir une connexion internet pour mettre à jour les logiciels, c'est l'enfer ! J'imagine en formation musicale

. Moi, Et quand vous avez eu la première version opérationnelle d'eAnalyse, est-ce que vous avez eu des échanges avec l'Éducation nationale pour le labelliser, Christophe : Pas du tout, absolument pas

:. Christophe and . Oui,

, ANNEXES 287

, Moi : Cubase a été labellisé

, Christophe : Oui, y a pas mal de logiciels

, Moi : Bon Musique Lab, évidemment, puisque de toute façon, c'était une co-édition

. Normalement, il y a toujours une commission qui se réunit pour attribuer ce label

. Christophe-:-je-crois, . .. Oui-oui, and . Moi, Si si, ça a duré bien un an, un an et demi, et après, j'ai été maître de conférences, j'ai eu un poste, et après je l'ai inclus dans mon travail de recherche. Maintenant, c'est directement inclus dans mon travail de recherche, donc je peux pas le vendre. Je vais pas vendre quelque chose pour lequel je suis payé par l'enseignement supérieur ! C'est pour ça que j'ai arrêté de le vendre

, pour mon usage personnel ; après, j'essaie de les finaliser pour qu'ils soient utilisables par d'autres, et autant le distribuer, autant le faire utiliser par d'autres, mais en fait, finalement, j'ai jamais eu vraiment besoin de faire de la pub : ça tourne à peu près à.. . entre 200 et 300 téléchargements par mois de eAnalyse, et eAnalysis, on est rendu à quasiment une centaine de téléchargements par mois, ce qui est quand même énorme, parce que c'est des logiciels très spécialisés. Ça, pour eAnalyse, ça fait 200 téléchargements par mois depuis cinq ans, c'est énorme, je développe beaucoup les logiciels pour moi

. Comme-c'est-une-commande-anglaise,-est-ce-que-c'est-plutôt-en-angleterre-?-christophe, en Suède par exemple, j'ai rencontré un musicologue qui m'a dit : "Tiens, j'ai parlé de ton logiciel !" Je lui ai dit : "Oui, j'ai vu, parce qu'à un moment donné, il y a eu vingt téléchargements venant de Stockholm, donc j'ai compris qu'il y avait une formation, il y avait quelque chose là-dessus". Après, c'est par bloc, comme ça. Mais je crois que-ça fait longtemps que j'ai pas regardé-mais eAnalyse, il y a plus d'un an maintenant qu'il y a plus de téléchargements étrangers que Français. Avant, c'était essentiellement en France, mais comme il est bilingue en fait, Moi : Et là, vous avez des statistiques : vous savez si c'est plutôt

M. Après, V. Logiciel-est-que-sur-mac-aussi,-donc-c'est-vrai-que-l'inspecteur-général, and . Maestracci, est très Windows-même si à l'origine, il était très Mac-moi, je l'ai connu quand j'étais stagiaire à Paris, comme prof, il était prof à Dorgelès, à Barbès, et je l'ai vu plusieurs fois, j'ai été le voir dans sa classe, il avait que des Mac, des SE30, des vieux Mac. Et c'est vrai que quand il est passé inspecteur général, il a complètement changé et a basculé à Windows, et je sais qu'il a fait pas mal de ménage, il ne voulait vraiment plus entendre parler de Macintosh. C'est peut-être lié à ça

. Moi, Et vous avez développé d'autres outils ? Christophe : Après, j'ai développé des petits logiciels : j'avais développé un petit synthétiseur, mais pour c'est pour de la production musicale ; j'ai développé des petites applications aussi pour iPhone, qui sont extraites d'ailleurs de eAnalyse

, Même maintenant, je me retrouve avec deux logiciels sur les bras, parce que l'université anglaise voulait vraiment que je développe un logiciel à part, donc je leur ai fait ça ; maintenant, le problème, c'est que j'ai deux gros logiciels à maintenir, et pour la prochaine version, les deux vont être réunis, c'est clair. C'est trop lourd : je suis pas un développeur professionnel, je fais ça pour moi, pour développer mes outils pour l'analyse musicale, et même maintenant, eAnalyse, en fait je m'en sers plus pour mes recherches, puisque je travaille uniquement avec le nouveau, eAnalysis, que j'ai vraiment développé en fonction de mes besoins, qui correspondaient bien aux besoins des musicologues en électroacoustique. C'est vrai que je me retrouve devant un problème ; il va falloir simplifier tout ça, parce que ça fait trop. Moi : Et vous n'avez jamais été approché par un éditeur de logiciels.. . ? Christophe : Non non. C'est peut-être parce que c'est un peu trop spécifique.. . le marché est quand même très réduit, pour ce genre de logiciels, des petites applications musicologiques pour retrouver des modes, des gammes, utiliser la set theory, des choses comme ça, pour l'analyse

, et même Musique Lab apparemment, c'est tombé complètement

L. P. Christophe-:-en-fait, Enfin la première version était essentielle, mais c'était en MIDI uniquement, et c'était très très utilisé dans les établissements, dans les 5. En réalité, l'attribution du label RIP s'effectue après dépôt d'un dossier candidature, ce que semble ignorer Christophe

, c'est resté à l'état de maquette, de bêta uniquement, alors qu'il y avait un potentiel énorme. Il y avait Musique Lab Maquette, mais ça, ça a été plus développé pour les conservatoires. Ils se sont un peu trompé de public, je pense. Ils ont beaucoup communiqué sur l'Éducation nationale, alors que c'était vraiment pas adapté à l'Éducation nationale. C'était plus adapté en effet à la formation musicale, ou à l'écriture musicale ; mais en conservatoire, ça reste quand même très traditionnel, même les cours d'harmonie, les cours de contrepoint : on n'utilise pas l'ordinateur, alors que Musique Lab Maquette, c'est un outil très bien pour faire des cours de contrepoint par exemple. Je pense qu'ils ont mal évalué.. . Ça, et puis Musique Lab Annotation, c'est dommage qu'ils aient pas été jusqu'au bout, parce que ça aurait.. . franchement, ils avaient de l'or sous les mains. Franchement, c'est idiot ! Mais bon, collèges ! Je ne sais pas s'ils ont mesuré vraiment l'impact que ça a eu, mais c'était énorme. La deuxième version qu'on attendait

, Christophe : Oui, je crois qu'ils ont arrêté plus ou moins.. . ça reviendra peut-être dans quelques années, p.290

M. Entretien, , 2011.

, enregistrement et de sonorisation ; au moment où je l'ai découvert, il entretenait des relations suivies avec plusieurs établissements d'enseignement spécialisé de la musique, et comportait même un « département » dédié. En novembre 2011, lorsque j'effectue un entretien avec son responsable, cette activité a été abandonnée, dans un contexte de restrictions budgétaires, tant au sein du magasin que du côté de ses clients institutionnels. Averti de cette situation, Orphée est un magasin d'instruments de musique et de matériel professionnel d

, L'entretien à lieu dans un « studio », une loge destinée à l'essai des instruments exposés en magasin

, Je présente rapidement ma thèse et rappelle la journée de rencontre organisée conjointement par Orphée et Apple France. À ma demande, Bernard déroule les grandes lignes de son parcours dans le monde de la production musicale, jusqu'à son recrutement chez Orphée, après une série d'épreuves destinées à vérifier ses compétences artistiques et sa connaissance du marché des claviers

«. Du and . Haut-de-gamme, Orphée a commencé avec un magasin, puis après, s'est orienté vers l'internet, sachant que 70 % du chiffre d'affaire se fait avec internet, donc le reste en magasin. Donc on est réellement [au magasin] la vitrine de chez Orphée. À savoir qu'on a un pôle beaucoup plus rock'n roll et l'autre, beaucoup plus classique.. . et jazz. Le magasin, il reste beaucoup plus classique.. . et jazz, parce que la proximité.. . géographique [Bernard tourne la main vers le bâtiment du [conservatoire] qui se trouve de l'autre côté de la rue

.. .. Moi-:-d'emblée,-l'idée,-c'était-de-faire-du-commerce and . Bernard, Je n'en sais trop rien, réellement ; je pense que le PDG est quelqu'un d'assez instinctif. Quand il pense quelque chose, il le fait sur le moment

.. Quelque-chose-qui-Était, en lui depuis un petit moment et qu'il fallait qu'il mette en place. À mon avis, il est passé à l'action quand il a vu qu'il y avait une opportunité

. , et c'était une association américaine et française, et puis les parts américaines ont été rachetées.. . par le PDG français. Donc c'est complètement français, on n'a pas changé de nom, parce que les gens se sont habitué à ça, mais voilà, c'était au départ un magasin uniquement dédié aux instruments à vents, et puis après on s'est élargi, on a été vers les instruments à percussion classiques, après, de plus en plus rock'n roll, ethnique, on s'est orienté après vers les guitares.. . basses ; finalement, piano, récemment home studio, sono, et qui fait ce genre de choses depuis un peu plus de vingt ans, donc ça, à mon avis

:. Moi and . Bernard, En fait, quand je suis arrivé ici il y a cinq ans, ça commençait à peine. Ça devait commencer depuis quelques mois, depuis six-sept mois. Et après, je l'ai poussée-pas tout seul, hein, avec des chefs-produits, qui ont justement proposé, fait des recherches avec des fournisseurs, et puis on a élaboré. J'ai un petit peu contribué, à mon échelle en tout cas, sur la viabilité de certains articles

. Moi, Cette intégration des éléments « lumière », ça veut dire que vous vous orientez vraiment sur un public très professionnel, de salles

. Bernard, [j'acquiesce] voilà, dans une démarche commerciale, ce sont des produits-on y va toujours avec du bas de gamme, pour voir si ça prend.. . on est quand même assez prudent, et puis après on développe au fur et à mesure, on donne de l'importance et de la valeur aux produits. Par exemple, le home studio, au départ, on ne faisait pas du tout Neumann, on ne faisait que des marques qui étaient, on va dire, les plus demandées, telles que Shure, [inaudible], enfin des micros qui étaient les plus vendus, et puis au fur et à mesure, on brodait, on essayait justement d'élargir le spectre et d'avoir des choses un peu plus pointues. On fait pareil avec les lumières, là à présent on fait pas des trucs terribles, mais on commence à avoir quelques lumières qui comMÉDIAS ET ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ DE LA MUSIQUE mencent vraiment à ressembler à quelque chose, Pour l'instant.. . on y va toujours à tâtons au début, on y va toujours avec des produits-je parle de produits parce que c'est comme ça qu'on s'exprime, pour aller beaucoup plus vite

». Moi-:-du-«-balloche and . Bernard, Oui, c'est des lumières un peu criardes.. . vous voyez, c'est pas vraiment des lumières qui peuvent être mises dans des salles un peu plus poussées.. . C'est du pyrotechnique qui reste très très bas de gamme. Moi ça me va parce que j'ai tout à apprendre sur les lumières

À. Propos-de-la-marque-maison-créée-par-le-magasin-et-d'une-seconde-marque-d'entrées-de-gamme, Bernard explique qu'elles ont permis à Orphée de passer le cap de la crise sans trop de dommage : possibilité d'accorder des réductions tarifaires substantielles, possibilité de commander des produits finement ajustés à la demande au fabricant, élargir l'offre. Par exemple, tous les pianos en toucher lourd se font en 88 notes, et quelques modèles en 73 notes pour produire un instrument qui s'appelle le « road's ». Il y a beaucoup de gens qui nous demandent s'il y a pas des pianos à toucher lourd mais en 49 touches, pour que ce soit transportable, et juste d'avoir la sensation de toucher lourd. Ça n'existe pas. Un vrai pianiste n'aimerait pas ça, mais la majorité des gens s'en foutent.. . de ce que peut penser un vrai pianiste ; ce qu'ils veulent, c'est avoir quelque chose qui soit transportable, mais avoir juste la sensation piano. On s'penche là-dessus, parce que personne le fait. Donc effectivement, on essaie de proposer ce qui ne se fait pas

. Moi, est une part importante de votre chiffre d'affaire ? Bernard : Oui. Y a des marques qui sont indispensables.. . mais on perd de l'argent. Yamaha par exemple. C'est une marque qu'on est obligé d'avoir, comme Apple, parce que ça fait bien d'avoir ça, parce que les gens demandent, parce que effectivement, y a de la qualité-quoique.. . pas forcément dans tout

, Après on affine, c'est à dire qu'ils nous proposent des articles, on dit non bah voilà, ça on le voit comme ça, est-ce que vous pouvez rectifier ça, Les produits commercialisées sous les deux marques sont fabriqués en Chine pour le bas de gamme et en Europe (Angleterre

, ANNEXES 293

. Moi, Qu'est-ce que ça implique pour vous d'être « Apple Solution Expert

, c'est une information que j'ai eue il y a peu de temps. C'est peut-être pas irréversible, c'est juste que Apple, ils ont une manière de voir le commerce qui est un petit peu différente du nôtre. Et.. . ils sont très exigeants, ça tout le monde le sait, mais après, des fois, ça ne suit pas.. . notre politique commerciale ; des fois il y a des incompréhensions

, Antoine : C'est bien les questions que je soulève

, Enseignant 2 : On transmet pas encore le sens du toucher, ou de la sensibilité, p.303

, Enseignant 3 : La position de la main, c'est une position de.. . c'est la position de cette dame.. . moi, des positions comme ça, ça me plaît pas trop

, Enseignant 2 : Y a pas d'adaptation à l'élève.. . à la morphologie de l'élève. Y a pas de relation sensible

, Oui mais en fait, vous parlez du contenu de comment elle, elle fait ; mais on parle pas de l'outil informatique. Ça peut être un autre prof, ça peut être une

, Enseignant 3 : Ah non non non

, Enseignant 2 : Ça peut être n'importe quel prof, n'importe quelle pédagogie ; y aura toujours pas la relation face à l'élève

, Baptiste : C'est-à-dire que si le professeur retrouve, par le biais d'un site quelque part, une donnée qu'il enseigne, il peut se permettre de dire à l'élève : « Eh ben, écoute, retrouve ça

A. , Mais c'est dans l'autre sens aussi : c'est l'élève qui est abonné à çà, qui dit : « Ah bah vous me dites ça, mais moi, j'ai vu ça

, Enseignant 4 : C'est ça qui va se passer en fait

A. , Bah voilà ; là c'est intéressant. C'est là où la posture du prof

, est-à-dire : la vérité, elle est où ? Est-ce que c'est toujours le prof qui a la vérité ? Je sais pas

, et nous avons déjà assez de mal, en tant qu'enseignants, à, justement, pointer les choses qui ne sont pas acquises, les lacunes ; on a du mal à se positionner en tant qu'enseignant qui accompagne, qui aide ; qui est là pour faire en sorte qu'il y ait une évolution satisfaisante et épanouissante. Néanmoins, on a souvent affaire à des élèves qui prétendent tout savoir, et, au-delà, aux parents d'élèves qui prétendent que leurs enfants en savent bien plus que l'enseignant n'est capable de le percevoir

A. , Et bon, c'est pas aujourd'hui que je vais vous donner une solution, et c'est pas du tout la question des TICE, même si les TICE peuvent contribuer à se poser ce même genre de question, Ça, ça questionne la pédagogie fondamentale

, Baptiste : c'est-à-dire que les réponses que vous [les enseignants] donnez là, c'est des réponses qu'il faut donner aux élèves lorsqu'ils se confrontent à ça, en choisissant pas forcément la chose adéquate ; ils en sont pas capables. L'enseignant sera jamais remplaçable du fait que c'est lui qui de guider, de poser les bonnes questions

, est effectivement lui qui accompagne et qui montre, par contre penser que l'élève sera pas capable tout seul, c'est déjà has been en fait. Les exemples que j'ai en musiques actuelles, l'expertise est tellement large et tellement complexe que le prof ne pourra jamais tout savoir mieux que l'élève, et très souvent, l'élève, c'est lui qui ramène un morceau, une partition, une technique que le prof découvre. Et ça veut dire que le prof sert plus à rien, au contraire, parce qu'il y a un enrichissement qui est mutuel, et ça empêche pas d'accompagner un élève et de lui dire : « Voilà, cette technique [inaudible] ; va écouter ça, va écouter autre chose ». Là, on a affaire à quelque chose qui est très travaillé, qui est payant, etc., mais moi ce que je remarque, c'est les shows de guitaristes, de classique, d'amateur, qui existent depuis quinze ans avec des processus pédagogiques sur DVD et internet, c'est hyper démocratisé, Je suis à la fois d'accord et à la fois pas du tout, c'est-à-dire que l'enseignant est certes pas remplaçable, vol.4

, deux mille, trois mille étudiants en musique, et le but du jeu, c'était justement de rencontrer tous ces gens-là, Au moment où nous présentons le dispositif d'e-learning du Bercklee College of Music, vol.6

, qui a développé une plateforme de gestion des enseignements sur Moddle. Formateur 1 : Harold [met en oeuvre] au sein du département de musiques actuelles du CRR Erik Satie un certain nombre d'outils de communication entre les profs et entre les élèves, qu'il va vous exposer ; je crois que l'idée, c'est de montrer qu'avec des outils très simples, Un « campus en ligne » pour le département de musiques actuelles Intervention du coordonnateur d'un département de musiques actuelles

. Harold, Dans les différents endroits où j'ai enseigné avant, j'ai toujours essayé de mettre en place certains outils qui, dans les musiques actuelles, sont assez essentiels pour travailler, parce que c'est vrai que c'est des musiques qui, un petit peu naturellement, travaillent effectivement sur une veille technologique et sans arrêt avec les derniers outils qui existent dans ce domaine-là, Je m'occupe effectivement du département musiques actuelles

, montage de ce site spécialisé, on était sur onze lieux différents, avec des équipes pédagogiques qui étaient amenées à quasiment ne jamais se rencontrer

, je l'ai surtout mis en oeuvre pour ça : pour faire qu'il y ait un endroit, une plateforme, sur lequel l'ensemble des contenus pédagogiques soit accessible, l'ensemble du suivi pédagogique, de tous les cours, de tout ce qui se passait ; l'ensemble aussi de la gestion-simple et administrative : les présences dans les cours, les reports.. . et puis aussi tout ce qui va être l'évaluation du travail qui est fait. Au-delà de ça, c'est un outil-et ça, c'est arrivé un peu en le faisant-qui nous a ouvert de nouvelles perspectives purement pédagogiques auxquelles on n'avait pas forcément pensé

, elle est un peu de deux ordres : elle est souvent technique, c'est-à-dire que j'ai souvent rencontré des services-enfin, des directions informatiques-, comment dire ? Avec qui il n'était pas toujours facile de dialoguer ; qui me répondaient souvent que "c'était trop difficile, qu'on allait être piratés le lendemain par la NSA, tout ça".. . C'était les trois quarts du temps "non", c'était pas possible, c'était soit technique pas possible, c'était soit dangereux, Peut-être en introduction, dans tous les endroits où j'ai été, pour essayer justement d'installer ce type d'outil, la première grosse difficulté que j'ai rencontrée

C. 'est-vrai-que-pour-moi, et même-je ne pense pas que je devrais le dire-à chaque fois, on l'a passé un petit peu en bricolant, ou en acceptant de ne pas voir toutes les réalités qu'on aurait dû voir, pour que ça puisse marcher. Ça me paraissait essentiel pour qu'on puisse essayer des choses, parce que sinon, effectivement, on rentre dans des lourdeurs qui ne permettent même pas d'essayer d

. Quand-j'ai-voulu-installer-ces-outils-là, . Fait-une-recherche-toute-bête, and . Qu, il existait énormément, dans le domaine open source, dans le domaine des logiciels gratuits et en plus, avec des licences ouvertes, énormément de plateformes qui permettaient de gérer une proposition de formation, d'enseignement et de pédagogie en ligne. J'ai porté mon dévolu sur une plateforme très répandue qui s'appelle Moodle, qui est une plateforme de ce qu'on pourrait appeler une université ou un campus en ligne, qui est faite pour gérer une scolarité

M. Musique,

, Donc on a mis au point une première chose, qui a été de dire : "on va essayer de se tenir au fait de-même dans un style laconique, avec très peu d'informations-de tenir au courant, en permanence, l'ensemble de l'équipe pédagogique de tout ce qui est fait dans toutes les classes. On a mis ça en place pendant un an, l'année dernière, ça a relativement bien marché, c'està-dire que l'ensemble-pratiquement les trois quarts-de l'équipe pédagogique s'est astreint systématiquement à écrire ce qu'ils faisaient, là où ils en étaient dans ce qu'ils faisaient ; alors souvent, vous allez voir, avec deux phrases et demie, c'est pas très lourd en gestion. Ça, pour nous, la première valeur ajoutée est fantastique : voilà, on a monté un département dans lequel il y a, je crois, dix-huit disciplines enseignées, et pour la première fois, on a eu une vue d'ensemble en permanence de tout ce qui se fait. J'ai trouvé déjà qu'en ça, l'outil était vraiment formidable : je savais ce qui se passait dans les cours individuels, Ce que ça nous a permis : dans un premier temps, on a fait des réunions avec l'ensemble de l'équipe pédagogique et on s'est dit : voilà, grâce à cet outil, on peut obtenir une transversalité de travail qui était effectivement, sinon, très très difficile à obtenir dans le réel, parce qu'elle signifie de très nombreuses réunions, le fait de se voir très souvent, etc. et on était, comme c'est toujours un petit peu le cas dans les équipes pédagogiques où tout le monde a une grosse activité artistique permanente, et on n'avait jamais plus d'un tiers des personnes aux réunions-et encore, ça c'était dans les cas les plus heureux

, Dans les axes de proposition de formation qu'on a sur le département de musiques actuelles, il y a un axe de travail généraliste de formation initiale, multi-compétent, très large, très ouvert, etc., et il y a aussi un axe d'accompagnement des projets personnels artistiques des étudiants. Là aussi, le campus en ligne est vraiment d'une aide assez fantastique, parce que comme on capte systématiquement tout ce qui est fait par les étudiants dans le cadre de leurs projets artistiques personnels extérieurs, toutes ces informations sont mises en ligne, et l'ensemble de l'équipe pédagogique qui ne peut pas forcément être là le soir sur le concert de la boucle d'étudiants, etc. parce qu'eux-mêmes jouent, parce que plein de choses, ont la possibilité de suivre sur trois ans ce projet. On a aussi, par exemple, tous les étudiants, quand on a des séances diagnostiques avec eux pour essayer de voir où vont leurs projets, etc., ça donne systématiquement lieu pour l'étudiant à un petit compte-rendu, même laconique qui finit sur le site ; donc les profs peuvent même suivre de très près, voire plus, parce qu'on a aussi un cours sur la production et la réalisation musicale, et il y a des gens qui postent des sessions de ProTools complètes, que d'autres récupèrent, rouvrent dans leur logiciel, retravaillent, recompressent, remettent sur le serveur pour évaluation par par exemple, ont un portable et une liaison wifi, et je donne un exemple tout bête : le prof de guitare

, Formateur 1 : Et les élèves ont aussi accès à cette vision globale, et donc ça favorise l'auto-évaluation de où on en est, aussi

. Harold,

, Formateur 1 : C'est important de dire que ça peut aussi marcher dans ce sens-là

. Harold, Alors, ce qui est vraiment intéressant, ça par contre, je suis le seul à l'avoir, c'est un peu l

, est-ce qu'ils font et pendant combien de temps. Je débute un petit peu là-dedans, mais je trouve ça extrêmement intéressant, parce que ça nous renseigne beaucoup sur des processus d'apprentissage, des processus de travail. J'ai vu effectivement dès le troisième mois que tous les profs avaient [contribué], et ça, c'est super positif, log, les gens qui se connectent, comment est-ce qu'ils se connectent

L. 'autre-chose-que-permet-le-campus-en-ligne,-c'est and . Qu, il met en place énormément d'outils de communication collaboratifs, alors soit des forums tout simples, avec le fonctionnement de tous les forums que vous connaissez : on poste un sujet, ce sujet donne lieu à des réponses emboîtées les unes dans les autres, dans lequel ils peuvent poster effectivement tout ce qu'ils veulent

. Ça, nous on s'en sert énormément comme travail collaboratif : on a un concert à monter, faut choisir le répertoire, on ouvre un post, et puis ils ont une deadline-enfin une date d'échéance-et puis au bout de deux semaines, en mettant tout ce qu'ils veulent sur les forums, Donc ça peut être simplement comme ça du travail collaboratif que je dirais logistique et organisationnel, ou ça peut être plus

, d'éliminer les doublons, de commencer à faire des familles ; et à la fin de cet outil, il leur a été proposé de réaliser une carte heuristique-vous savez, c'est ces espèces de dessins, on part d'un rond et on éclate avec des sous-ronds, avec des sous-familles, etc., ils avaient à réaliser la carte heuristique de ce qu'était pour eux l'analyse musicale, et ils l'avaient fait collectivement. Ces outils-que je vous montrerai tout à l'heure-, on peut décider qu'ils soient en évaluation par le professeur, qu'ils soient en auto-évaluation par les élèves, on peut à chaque endroit de l'outil définir à qui il est accessible

, et de faire, eux, l'ensemble des prises d'enregistrement et le mixage, [et que cela] se fasse exclusivement virtuellement en ne rencontrant aucune des personnes qui vont être sur le projet ; donc ils vont gérer le fait de faire des sessions, des partitions, les envoyer aux personnes dont ils veulent des enregistrements ; chacun va être autonome, faire sa partie, la renvoyer à un référent qui va, lui, intégrer toutes ces parties dans la station numérique finale, et une autre tierce personne va recevoir l'ensemble de cette session et va la mixer, Donc on crée aussi comme ça des situations pédagogiques organisationnelles qui leur permettent aussi de découvrir toutes les difficultés qu'ils vont avoir en tant que porteurs de projet : à convaincre les autres, à avoir les choses dans les temps

A. , Je ne sais pas quelle impression vous avez en entendant Harold, mais c'est quand même, pour moi, très impressionnant d'entendre tout ce qu'il dit, et j'ai envie de l'appeler "Harold ou la révolution tranquille", parce qu'il nous dit ça très tranquillement, très simplement, mais en l'écoutant, je me disais aussi : tout à l'heure, on a parlé d'Arlette Biget et des TICE mais quand j'entends Harold, je me dis quand même

A. , Il parle de "collaboratif", il parle d'être en lien permanent-c'est ce que [le chercheur] disait qui marchait tout à l'heure, il parle de mettre en place des connexions permanentes, entre les élèves, entre les profs et de générer même des outils d'analyse musicale, T'as plus le réseau ? Ce que je veux dire par là

L. Balle, . Dans-votre, and . Camp, Voyez combien ça remet en question, ce que je disais tout à l'heure : les fondamentaux de la pédagogie musicale : c'est à dire réinterroger dans le domaine classiquec'est quand même 80 % de nos métiers-je pense qu'on a quand même beaucoup à apprendre de toute façon des musiques actuelles, globalement, dans leur réflexion pédagogique

. Enseignant, Harold : Alors, pour être très honnête, c'est là où le bât blesse un peu plus

. Antoine-:-oui, . Sois-honnête,-dis-nous-où-Ça-ne-va, and . Harold, essayé par tous les moyens de travailler avec les services informatiques, etc., et c'est purement et simplement pas possible. Effectivement, c'est moi qui administre. J'avoue que les six premiers moins ont été extrêmement lourds, parce que malgré que ce soient des professeurs de musiques actuelles, etc. qui sont censés connaître un peu toutes ces technologies, c'est finalement pas tant acquis que ça ; donc il y a eu une grosse formation au début, et chaque fois qu'un nouveau professeur est intégré dans l'équipe, il met à peu ANNEXES 311 près six mois pour comprendre à peu près comment marche l'outil. C'est aussi la limite d'utiliser des outils open source, c'est-à-dire que moi, j'ai pas retravaillé la plateforme, donc je la prends telle qu'elle est, mais il faut en prendre son parti : elle est gratuite, elle marche très bien, j'ai jamais eu un plantage à aucun moment, et ça marche tout seul

, C'est internationalisé, ça existe dans toutes les langues, c'est-à-dire que par exemple, si vous faites l'effort, si tous vos contenus sont traduits, si quelqu'un se connecte depuis les États-Unis, il voit tous les contenus en anglais, s'il se connecte depuis la France, il voit tous les contenus en français, tout ça est géré automatiquement. Dès que vous mettez un contenu, ça vous propose de l'internationaliser ; si vous le voulez pas, Enseignante : Vous pouvez répéter son nom ? Harold : Ça s'appelle Moodle

. Oui, il y a eu beaucoup d'administration, que justement, pour faire un bilan en fin de première année, j'ai essayé d'objectiver ; le nombre d'heures était important

T. Maintenant and . Honnêtement, je suis arrivé à, quand même, plus de la moitié de l'équipe qui gère tout seul la partie de son cours, qui télécharge des choses sans problème

. Voilà, ce campus en ligne, d'abord, il nous sert de portail, tout simple, c'est-à-dire que même quand quelqu'un n'est pas connecté

, il y a eu une classe de maître mercredi, je relaye tout ce que vous m'envoyez de la Cité de la musique

. Ensuite, il y a des QR-codes, vous savez, ces espèces de petits dessins en haut, donc ça, les élèves, il suffit qu'ils le pointent avec leur téléphone portable et automatiquement, ça retient un certain nombre d'informations. Donc sur celui-ci, c'est tout bêtement l'adresse de cette page, mais après dans les cours, ils peuvent flasher quelque chose et ils savent le devoir qu'ils ont à faire et pour quand

A. , Ça les réveille le matin pour qu'ils travaillent

, La première chose qu'il y a, c'est donc déjà un calendrier qui recense tous les cours, les devoirs qu'ils ont à faire, des alertes qui leur disent : "voilà, faut pas oublier pour demain de faire les choses ; les dix-quinze premières plages qui vont suivre sont aussi répertoriées. Là par exemple, ils savent que lundi 21, ils ont cours d'histoire des musiques actuelles, Voilà, je me suis connecté sous mon nom à moi pour vous montrer un certain nombre de choses

. Ensuite, on appelle des flux RSS, de l'information qui nous provient d'autres sites ; là par exemple, il y a différents sites pièces rapportées, des gens qui ne sont donc pas du conservatoire, avec qui on reste en contact

, Donc sur le projet personnel, c'est vraiment un super outil pour ça

, là, chacun est libre de sa forme, là le prof a chaque semaine-lui, il est particulièrement prolixe comme professeur, il met beaucoup de choses-il met ce qui a été travaillé, ce qu'il en pense ; l'étudiant peut suivre aussi un peu l'évaluation en continu, Maintenant je vais vous montrer plutôt un cours avec du contenu pédagogique. Par exemple, un cours individuel de guitare

, et c'est visible par l'ensemble de la classe, sauf demande expresse de l'étudiant. C'est-à-dire qu'un étudiant qui me dit "moi, j'ai pas envie", et puis il a aucune raison à me donner, je ferme les commentaires. La seule chose sur laquelle je ne souhaite pas le faire, c'est sur la pratique collective, parce que j'estime qu'à partir du moment où c'est collectif, il y a rien de secret ou de, Harold : C'est toujours visible par l'ensemble des professeurs

, les membres de son groupe ne souhaitent pas qu'on entende tout leur work in progress, ils l'ont dit, donc on ne le fait pas. Ils veulent bien que l'équipe d'accompagnement écoute le flux du travail, mais ils ne veulent pas que les autres étudiants écoutent

, Alors il y a toute une gestion de l'interface qui est très intéressante, c'est-à-dire qu'on peut préparer tous ses cours d'avance et décider qu'ils ne soient pas visibles pour l'étudiant. Voyez là, il y a un petit oeil que j'ai ouvert, mais je peux préparer mes cours, et pour l'étudiant, le cours est encore vide, et après j'ouvre petit à petit mes petits yeux pour amener chacun des cours

, Enseignant : Tout à l'heure, en rouge, c'était marqué "ear-training", alors est-ce que dans le calendrier, il y a une petite alerte ? Harold : Non, quand même pas, parce que c'est une remarque d'un prof

. Enseignant, Ce que je veux dire, c'est que les profs de FM doivent se connecter sur la page de cours

. Harold, Non, parce que si par exemple le professeur avait voulu que ce soit lu par tout le monde, il l'aurait volontairement pas posté dans son cours, mais dans un espace spécial qui s'appelle "l'espace enseignant

M. Musique,

. Voilà, est surtout de l'évaluation et du suivi pour moi ; je vous montrer un cours avec plus de contenu, comme par exemple un cours d'analyse. Tout en haut, il y a la date du cours, ensuite, il y a un certain nombre de fichiers associés à ce cours-là qui sont tous dans ce petit dossier qui apparaît en jaune, donc les élèves cliquent dessus set ils ont

, Moi, les trois-quarts du temps, j'essaie de n'utiliser que des sources en ligne, c'est-àdire Deezer, Jiwa, Youtube, Vimeo, etc. mais je vous avoue que quand elles n'existent pas, je prends un extrait d'un disque, je l'extrais, je le découpe et le mets dessus

, Baptiste : Il peut y avoir du droit de citation

. Harold, Alors le droit de citation, il existe, sauf erreur de ma part, pour l'université, et à mon avis, il existe plutôt sur l'aspect écrit ? Baptiste : Et sur les travaux de recherche

. Harold, Mais sur les travaux de recherche, on peut même mettre l'intégralité d'une oeuvre ? Baptiste : Ah non non, un extrait ! Harold : D'accord. Et l'extrait

. Ouais,

. Ensuite, Là aussi, l'outil est extrêmement riche : un devoir, ça peut être énormément de choses ; en tout cas, c'est quelque chose qui, quand on clique dessus, nous amène à un énoncé de travail à faire, qui peut être des fois une activité hors ligne, c'est-à-dire qu'ils ont quelque chose à travailler, et la semaine suivante, ils viennent en cours et on regarde si le travail a été fait ; ça peut être quelque chose qui donne lieu à restitution d'un fichier audio ou d'un fichier pdf ou d'une partition, etc. Là par exemple, c'était une analyse comparative qu'ils avaient à faire sur Back to Black d'Amy Winehouse-elle s'est inspirée pour son propre album de [inaudible], des Supremes et des Comets-donc ils avaient à rejouer l'intégralité de tout ça pour essayer de comprendre en quoi c'est vrai qu'il y avait une influence. Donc eux, ils voient ça, ensuite, moi, en tant que professeur-administrateur, je vois que trois élèves ont rendu le devoir, donc ils apparaissent ici, avec à chaque fois leur photo, quand ils en ont mis une, les fichiers qu'ils m'ont remis ; là par exemple, c'est des fichiers texte, Word ou équivalent ; ensuite apparaît la date où ils l'ont remis

L. Voilà, , p.315

, travail pas fait", jusqu'à une note sur vingt : tout est possible, on crée soi-même son propre barème. Après, un petit commentaire, et voilà. Lui reçoit automatiquement, au moment où je fais "enregistrer", il reçoit un mail sur sa boîte mail personnelle, il n'a pas besoin de revenir sur le site, fichier de correction en retour, tout en haut je choisis sa note, et on peut donner autant de barèmes qu'on veut, de type "travail fait

, Cet outil permet par exemple de faire des tests en ligne, des questions de théorie, ou un blind test sur les intervalles, etc., donc on peut ouvrir ou fermer à une heure donnée, si on le souhaite : ils peuvent être faits en temps réel, je peux être derrière mon ordinateur et balancer les questions les unes après les autres à un tempo donné, si je veux une certaine réactivité ; je peux décider qu'il sera ouvert à une certaine heure et fermé à une autre, je peux décider que le navigateur.. . hors de la fenêtre de test, toute autre fenêtre doit être fermée pour être sûr qu'ils ne puissent pas aller regarder sur internet autre chose. Là par exemple, il y avait un devoir à faire qui était de composer sur un organum du ixe siècle, la deuxième voix, en respectant un certain nombre de contraintes, Donc ça peut être une remise de choses.. . d'un document ; là où ça peut être plus intéressant, c'est d'écouter de la musique

, de nous remettre des choses chantées faites, etc. Ce que je trouve d'extrêmement intéressant, c'est par exemple qu'ils ont une semaine pour enregistrer une certaine chose ; on leur dit : "vous avez le droit de la recommencer autant de fois que vous voulez ; ce que vous postez, c'est ce qui vous satisfait, c'est ce que vous estimez être bien pour vous. Ça aussi, je trouve ça très intéressant par rapport à une évaluation en temps réel dans le cadre du cours, où on peut toujours dire que c'était pas le bon jour, Ce que je trouve de très intéressant au travers de tous ces outils multimédias, c'est que je vois qu'on leur demande de moins en moins des choses papier, on leur demande de nous remettre de la musique

. Là-par-exemple,-ce-devoir,-c'était-une-espèce-de-cas-fictif, vous avez un réalisateur qui vous demande si vous pourriez sur une séquence d'une trentaine de secondes, ça se passe dans un cloître.. . , faire une musique de film un petit peu dans le style, très épuré, uniquement avec des voix. Notamment dans ce devoir, ils avaient aussi à remettre la lettre qui accompagnerait leurs voix ; par exemple, je vous montre ce qu'a mis Juliec'est dans ses remarques-: "Monsieur Besson (elle a de l'ambition !), voici comme promis ma proposition d'organum à deux voix pour la scène se déroulant dans la

J. Cordialement, La réalisation audio proposée est chantée avec un choeur de femmes, mais il me semble plus raisonnable d'envisager un choeur d'hommes pour ce type de musique. Ceci n'est qu'un aperçu du futur morceau ; je vous joins également la partition de l'arrangement. Vous en souhaitant bonne réception, je reste à votre disposition pour quelque remarque ou question que ce soit

, Voilà, ils sont aussi effectivement en capacité de s'enregistrer directement depuis le site

, on peut même proposer, en plus de l'évaluation normative du professeur, une évaluation des autres élèves qui peuvent donc se surajouter, on peut décider également d'ouvrir ou pas l'ensemble des devoirs aux autres

. Ça and . Le-campus-en-ligne-;-au-delà-de-Ça,-c'est-vrai-que-nous, On essaie surtout, pour tous les outils, comme les stations audionumériques, les logiciels de gravure informatisée, que ça devienne aussi pour eux un outil d'autoformation ; qu'ils aient l'idée, tout de suite, de prendre leur station audionumérique, d'enregistrer.. . je sais pas.. . un pattern qui va leur permettre de travailler quelque chose par dessus ; c'est-à-dire de leur dire qu'au-delà des outils de création artistique, c'est aussi pour eux des compagnons de tous les jours dans leur progression, on a affiché dès le départ de ce cursus, un ancrage dans les nouvelles technologies tout de suite très important, puisque par exemple l'ensemble en moins d'un mois et demi, ils ont tous fait l'acquisition d'un ordinateur pour ceux qui n'en avaient pas

, origine pour corriger la hauteur des gens et donner l'impression qu'ils chantent juste

, Il rappelle à l'auditoire la possibilité d'organiser une formation à l'utilisation de la plateforme

, Ça remet en jeu autre chose que des simples moyens, que des simples outils

, vous avez bien compris que c'est de la pédagogie de groupe permanente, en réseau j'ai envie de dire ; de s'écouter les uns les autres

C. Qu, Arlette Biget explique qu'elle fait avec ses élèves en temps, sauf que là, c'est en temps différé, en temps en réel, en temps

, Enseignant 1 : On s'adresse à quelle tranche d'âge ? Deuxièmement, est-ce que ce sont des étudiants qui se destinent à être professionnels ? Harold : Alors moi je suis sur la tranche 18-28, clairement, des adultes. J'avoue qu'effectivement, cet outil me paraît totalement inadapté, même dans son interface, à des petits : il est trop compliqué, il faut ouvrir des fenêtres qui amènent à d'autres choses, etc. les pages sont extrêmement chargées

. Après, est une question de temps : j'ai pas eu le temps de faire ça. C'est-à-dire que la plateforme permettrait d'être beaucoup plus simple ; tous les blocs que vous voyez à l'écran sont grossissables, enlevables, déplaçables. Très honnêtement

. Après, et puis qui ont aussi cette connaissance : c'est quoi faire une interface utilisateur pour un enfant de 8 ans ou de 10 ans

, Baptiste : Par contre, c'est un outil formidable de collaboratif des enseignants entre eux.. . pour une cohérence des programmes, de manière à ce qu'ils commencent à

F. M. On-en-parle-souvent,-entre, C'est vrai que dans le monde d'aujourd'hui, très rapide, où on n'a pas forcément le temps de se voir

, Je voudrais juste savoir : là, c'est un travail par mail, et par internet ; avec les élèves, vous êtes connectés par mail, pas par Facebook ? [Harold précise le fonctionnement des échanges.] Parce que moi, je fais l'option musique au bac, et je travaille par mail, pour communiquer avec eux, aussi leur envoyer des dossiers, vol.2

C. Bacheliers, Après, c'est une habitude et je [la] lâcherai pas, mais je voulais savoir si vous, entre 18 et 28 ans, vous aviez rencontré ce problème de plutôt Facebook que