Bérénice reine des jeux

Résumé : Concernant les concours grecs (agones), on peut parler de « jeux » dans la mesure où, à l’esprit de compétition proprement athlétique, s’ajouta une dimension ludique dans l’art de glorifier, notamment par la poésie, telle ou telle victoire censée avoir été « la première de toutes » ou « celle qui éclipse les autres ». Dans ce domaine, quelques femmes grecques ont su « tirer leur épingle du jeu ». La première fut la Spartiate Kyniska qui profita habilement des arguties de son frère, le roi Agésilas, pour faire entrer une femme (elle-même) dans le palmarès des « héros des jeux ». Sa victoire à la course du quadrige des Jeux Olympiques incita les reines hellénistiques à s’engouffrer dans l’espace ainsi libéré, et notamment plusieurs femmes lagides désireuses d’« éclipser Kyniska ». Parmi elles, les épigrammes hippiques du New Poseidippos célèbrent particulièrement « la vierge Bérénice », une princesse en qui nous reconnaissons « Bérénice Syra », la fille de Ptolémée II, plutôt que la reine Bérénice II, qui était déjà mariée quand elle fut chantée par son compatriote Callimaque, le plus grand poète du temps. Elle n’avait pas besoin de se faire, comme on l’a cru, une « nouvelle virginité », pour éclipser toutes les autres.Concernant les concours grecs (agones), on peut parler de « jeux » dans la mesure où, à l’esprit de compétition proprement athlétique, s’ajouta une dimension ludique dans l’art de glorifier, notamment par la poésie, telle ou telle victoire censée avoir été « la première de toutes » ou « celle qui éclipse les autres ». Dans ce domaine, quelques femmes grecques ont su « tirer leur épingle du jeu ». La première fut la Spartiate Kyniska qui profita habilement des arguties de son frère, le roi Agésilas, pour faire entrer une femme (elle-même) dans le palmarès des « héros des jeux ». Sa victoire à la course du quadrige des Jeux Olympiques incita les reines hellénistiques à s’engouffrer dans l’espace ainsi libéré, et notamment plusieurs femmes lagides désireuses d’« éclipser Kyniska ». Parmi elles, les épigrammes hippiques du New Poseidippos célèbrent particulièrement « la vierge Bérénice », une princesse en qui nous reconnaissons « Bérénice Syra », la fille de Ptolémée II, plutôt que la reine Bérénice II, qui était déjà mariée quand elle fut chantée par son compatriote Callimaque, le plus grand poète du temps. Elle n’avait pas besoin de se faire, comme on l’a cru, une « nouvelle virginité », pour éclipser toutes les autres.
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Pré-publication, Document de travail
2017
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Contributeur : Lichao Zhu <>
Soumis le : jeudi 12 janvier 2017 - 15:27:59
Dernière modification le : lundi 4 décembre 2017 - 10:36:47
Document(s) archivé(s) le : vendredi 14 avril 2017 - 11:56:47

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Jean-Yves Carrez-Maratray. Bérénice reine des jeux. 2017. 〈hal-01433288〉

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