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. Cependant, ni d'un souci humaniste d'améliorer le sort des classes laborieuses Le dynamisme économique de la période y pousse aussi, en particulier l'essor des biens de consommation, que l'auteur du manuscrit Amoreux appelle « les arts nouveaux 168 ». La demande en bimbeloterie ? montres, petits bijoux, tabatières, glaces, éventails ? augmente, tant dans les cités que dans les campagnes environnantes , la décoration intérieure s'enrichit et le confort s'améliore ainsi que l'ont montré les travaux d'Annick Pardailhé-Galabrun ou de Daniel Roche sur la civilisation matérielle 169 . Il faut donc éviter que l'ouvrier en arrive à détester sa profession, compromettant ainsi la stabilité de la société d'ordres et ruinant l'élan économique du royaume. Dès lors, les manufactures doivent constituer des lieux d'ordre et d'efficacité , où il est nécessaire d'éradiquer la maladie et/ou la blessure 170 . Bien qu'il n'ait pas remporté le prix des arts insalubres, le manuscrit Amoreux s'avère d'une grande richesse, portée aux conditions de travail des artisans et aux maladies professionnelles qu'ils contractent ne découle pas uniquement de la curiosité scientifique des Lumières Le témoignage qu'il apporte sur les préoccupations nouvelles des élites scientifiques pour la sécurité et l'hygiène professionnelles comme sur les mutations économiques et techniques touchant les arts et métiers, contribue à éclairer les origines de « la gestion rationnelle du travail, à l'aube de la révolution industrielle 171

A. Pardailhé-galabrun, La naissance de l'intime : 3000 foyers parisiens, xvii e -xviii e siècles, 1988.